Cardinal Parolin, capture CTV

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Migrants : le card. Parolin prône "le principe de solidarité"

« Voir le visage du Seigneur » dans chaque personne vulnérable

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Le cardinal Pietro Parolin prône « le principe de solidarité » face aux migrants et met en garde contre l’isolement : « Plus nous nous isolons et plus on cherche à défendre ses intérêts propres, plus il devient difficile de les affronter et de les résoudre de manière juste. »
C’est ce qu’a dit le secrétaire d’État en parlant avec les journalistes, lundi 28 août 2017, en présentant la revue « Les trois Vénétie », consacrée à Jean-Paul II et à Benoît XVI à Cadore, au siège de la maison d’édition Grafica Veneta à Trebaseleghe, dans la région de Padoue, en Italie, indique L’Osservatore Romano en italien du 29 août.
En évoquant le refus de certains maires de Vénétie de donner l’hospitalité aux migrants, le cardinal a souligné qu’« il est difficile d’entrer dans les situations particulières, on n’a pas les éléments pour le faire, mais ici aussi vaut le principe de solidarité. Ces phénomènes doivent être affrontés ensemble ».
Le card. Parolin a aussi réaffirmé une position chrétienne face aux personnes pauvres et vulnérables : « Cette pauvreté doit être un rappel fort à la solidarité, au moins pour nous, chrétiens, cela doit être fondamental. Au-delà des considérations qui peuvent se faire d’ordre politique, et qu’il faut faire parce que ces phénomènes sont très complexes et présentent de nombreux angles de vue, notre regard doit être celui-ci : dans chacune de ces personnes et surtout dans les plus faibles et les plus vulnérables, nous devons voir le visage du Seigneur. »
Le cardinal a également abordé le thème dramatique du manque de travail, surtout chez les jeunes. « Aujourd’hui, il est important de pouvoir travailler, a-t-il dit, ceci est le thème fondamental, celui du travail et de l’emploi ». C’est un problème, a-t-il ajouté, qui « est étroitement lié à la dignité de la personne, parce que la personne se réalise dans le travail. Si le travail manque, elle est privée de cette dimension fondamentale ».
« Quelle responsabilité, a poursuivi le secrétaire d’État, de la part des entrepreneurs, pour créer du travail afin que les gens puissent vivre, puissent avoir une vie digne au présent et aussi à l’avenir, faire des projets. »
Il est évident, a-t-il noté, qu’ « un tel manque de possibilité de se projeter au niveau des jeunes naît justement de cette incertitude. Quand il y aura davantage de sécurité, celle-ci permettra d’avoir une vision un peu plus large dans le sens de la famille et des relations sociales ».
Avec une traduction d’Hélène Ginabat

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Marina Droujinina

Journalisme (Moscou & Bruxelles). Théologie (Bruxelles, IET).

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