Canonisation de Mère Teresa : pas encore de date

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Les rumeurs d’une prochaine canonisation de mère Teresa de Calcutta sont «prématurées» indique le Vatican.

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A propos de rumeurs sur la canonisation de la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta (1910-1997) pendant le jubilé de la miséricorde, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi sj a déclaré, ce mardi matin, 19 mai, qu’il s’agit « d’hypothèses de travail », il qu’il n’avait « aucune confirmation officielle » à donner.

Il a ajouté : « La cause de mère Teresa est encore en cours, et il est donc prématuré de parler d’une date déjà fixée pour la canonisation. »

Anjezë (Agnès) Gonxha Bojaxhiu, en religion Mère Teresa, née le 26 août 1910 à Üsküb, dans l’Empire ottoman (aujourd’hui en Albanie), missionnaire en Inde, et de nationalité indienne, est morte le 5 septembre 1997 à Calcutta, aujourd’hui jour de sa fête

Elle disait : « Par mon sang, je suis albanaise. Par ma nationalité, indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique. Pour ce qui est de mon appel, j’appartiens au monde. Pour ce qui est de mon cœur, j’appartiens entièrement au Cœur de Jésus. »

Moins de deux ans après sa mort, dû à la réputation de sainteté largement répandue de Mère Teresa et au rapport des faveurs reçues, le Pape Jean Paul II permit l’ouverture de sa cause de canonisation. Le 20 décembre 2002, il approuva les décrets de ses vertus héroïques et miracles. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II à Rome, le 19 octobre 2003, en la Journée Mondiale des Missions.

Dans son homélie, il disait : « Rendons louange à cette petite femme qui aimait Dieu, humble messagère de l’Évangile et inlassable bienfaitrice de l’humanité. Nous honorons en elle l’une des personnalités les plus importantes de notre époque. Accueillons-en le message et suivons-en l’exemple. »

Après une béatification, la reconnaissance d’un miracle est nécessaire pour une canonisation. Mais les papes – Benoît XVI ou François – ont parfois choisi une canonisation «équipollente», qui dispense de la reconnaissance d’un miracle. Il existe parfois des guérisons inexplicables du point de vue scientifique, mais qui ne sont pas retenues par les théologiens, faute de documentation médicale de type «occidental».

 

 

 

 

 

 

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Anita Bourdin

Journaliste française accréditée près le Saint-Siège depuis 1995. Rédactrice en chef de fr.zenit.org. Elle a lancé le service français Zenit en janvier 1999. Master en journalisme (Bruxelles). Maîtrise en lettres classiques (Paris). Habilitation au doctorat en théologie biblique (Rome). Correspondante à Rome de Radio Espérance.

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