Au pape, le Nobel de l'Economie !

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Par Ettore Gotti Tedeschi

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ROME, jeudi 23 février 2012 (ZENIT.org) – Au théologien Ratzinger, ce qu’il faudrait c’est le Nobel de l’Economie, déclare l’économiste italien Ettore Gotti-Tedeschi.

L’économiste (cf. Zenit du 4 novembre 2011) a en effet présenté, ce 23 février, à Rome, au siège de la librairie Paul VI, dans le « palais » de la Propaganda Fide, près de la place d’Espagne, un livre intitulé « Raisons de l’économie » (« Ragioni dell’economia », Libreria Editrice Vaticana), qui rassemble ses articles parus dans L’Osservatore Romano.

Il définit ces articles comme des « éditoriaux techniques, conçus et écrits selon une vision catholique, avec cette conviction que les lois naturelles sont les prémisses essentielles des lois économiques et que ces dernières ne marchent pas si elles ne prennent pas en compte les premières ».

Il laisse le lecteur à sa liberté et à son réalisme: « Les considérations morales, c’est le lecteur qui les fera, à travers l’analyse des faits ».

Mais pourquoi le pape mérite-t-il un Nobel en Economie ? « C’est le plus grand économiste, souligne le président de l’institut financier du Vatican, l’IOR, parce qu’il connaît les besoins des hommes. Le plus grand connaisseur de l’homme sait ce qu’est l’économie ».

Il affirme aussi un lien entre l’hiver démographique et la crise économique. « Le manque d’enfants provoque un manque de croissance », fait observer l’économiste qui ajoute : « Dites-moi comment, si le nombre des habitants demeure stable pendant trente ans, le PIB peut-il croître ? » 

Puis il insiste, en présence des caméras des journaux télévisés italiens : « Le théologien Ratzinger mérite le Nobel pour l’Economie! »

La troisième encyclique de Benoît XVI, « Caritas in Veritate », du 29 juin 2009 – qui prend en compte la crise bancaire et financière de l’automne 2008 – aborde les questions de l’économie et du développement. Son titre indique le sujet : « Sur le développement humain intégral dans la charité et la vérité ».

Le pape ne cesse de rappeler les principes à mettre en œuvre pour une « sortie de crise », comme récemment dans un message pour le sommet du G 20 de Cannes, en novembre 2011. « Je souhaite que la rencontre aide à surmonter les difficultés qui font obstacle au niveau mondial à la promotion d’un développement authentiquement humain et intégral », a déclaré Benoît XVI. (cf. Zenit du 2 novembre 2011).

La sollicitude du pape s’était déjà manifestée, par exemple à l’occasion du G 20 de Séoul, en 2010. Dans un message adressé au président de la République de Corée, M. Lee Myung-bak, le pape avait encouragé les gouvernements rassemblés pour ce sommet à « rechercher des solutions solides, durables et justes » aux problèmes « graves » et « multiples » qui les attendent. Le pape avait souligné que l’Eglise catholique « se sent concernée et partage les préoccupations des responsables qui participeront au Sommet de Séoul » (cf. Zenit du 11 novembre 2010).

Déjà, en mars 2009, donc avant son encyclique, le pape avait invité le G 20 de Londres à « entendre la voix des plus pauvres » et à surmonter la crise en favorisant la sécurité des familles et la stabilité pour les travailleurs (cf. Zenit du 31 mars 2009).

Anita Bourdin

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ZENIT Staff

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