ROME, Vendredi 4 Novembre 2005 (ZENIT.org) – Les plans de développement et les stratégies pour la réduction de la pauvreté doivent respecter l’environnement, souligne le représentant du Saint-Siège à l’ONU.

L’observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU à New York, Mgr Celestino Migliore, est intervenu le 3 novembre à la 60e assemblée générale, à propos de « Développement durable » (point 52).

Sans un contrôle de l’environnement, disait-il en substance, le développement n’aura pas de sain fondement, et sans le développement, il n’y aura aucun investissement rendant possible la protection de l’environnement.

« Responsabilité et solidarité sont tellement liées que l’action en faveur de l’environnement, devient une affirmation de confiance dans le destin de l’humanité, rassemblée autour d’un projet commun crucial pour le bien de tous », a-t-il déclaré.

« Un tel concept rappelle, disait le représentant du Saint-Siège, le premier principe de la Déclaration de Rio » selon laquelle: « Les êtres humains sont au centre des questions inhérentes au développement durable ».

« Toutefois, les nombreuses difficultés rencontrées pour affronter les problèmes de la dégradation globale de l’environnement, tels que les changements climatiques, le manque d’eau potable, la déforestation, la désertification, montrent, disait Mgr Migliore, la complexité des problèmes du développement, de façon cohérente et intégrée, et la nécessité de remplacer des approches sectorielles fragmentées par des interventions holistiques et multi-sectorielles ».

Parmi les thèmes les plus urgents, le nonce relevait la déforestation croissante, étant donné que les forêts restent une ressource essentielle pour la vie d’un milliard deux cents mille personnes qui vivent dans une extrême pauvreté. Il demandait que soit conclu un traité pour la protection des forêts.

Le nonce soulignait ensuite cette grave question des changements climatiques, déjà présentée par Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU, comme le grand défi du 21e siècle, et des ressources énergétiques, avec des implications environnementales, économiques, politiques, sociales, et pour la sécurité nationale et internationale.

« Il est encourageant, disait encore Mgr Migliore, de constater la croissante prise de conscience » manifestée par le récent sommet du G 8 de Gleneagles, à laquelle devrait suivre une « série de discussions » sur la manière et les moyens pour lancer des sources d’énergie renouvelables, pour éliminer les substances nocives de l’environnement, et promouvoir la recherche pour remplacer les combustibles fossiles par d’autres qui soient économiques, efficaces et propres ».

« Le monde, concluait Mgr Migliore, aura dramatiquement plus besoin – et pas moins – d’énergie au cours des 50 prochaines années » et il faut donc, pour les prochaines générations, commencer dès maintenant ce chemin de responsabilité.