La nouvelle a été annoncée par le postulateur de la cause, l’historien jésuite, allemand, Peter Gumpel.
La cause a d’abord dû être instruite dans les différents diocèses et pays où Eugenio Pacelli a résidé jusqu’à sa mort.
Une fois les documents rassemblés, les témoignages recueillis, les dossiers instruits, les procès diocésains conclus, la documentation a été scellée et transmise à Rome, selon la procédure habituelle de la Congrégation.
Ces règles ont été fixées dernièrement par la constitution apostolique de Jean-Paul II, « Divinus perfectionis magister » du 25 janvier 1983 et, pour les causes diocésaines par les « Normae servandae in inquisitionibus ab episcopis faciendis in causis sanctorum » du 7 février de la même année.
La Congrégation tient son nom de la constitution apostolique de 1988, « Pastor Bonus » (28 juin). Elle est actuellement sous la responsabilité du cardinal préfet José Saraiva Martins, portugais.
La première étape vers la gloire des autels consiste à vérifier si le baptisé candidat a vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon « héroïque » : un décret approuvé par le pape doit sanctionner éventuellement la réponse positive.
Il faut ensuite, pour la béatification, ou bien que le martyre soit reconnu, ou bien qu’un miracle soit authentifié comme dû à l’intercession du candidat. Un nouveau décret doit sanctionner l’issue éventuellement positive de cette enquête qui implique médecins et théologiens.
Si ces deux premières conditions sont requises, le pape peut décider de procéder à la béatification.
Pour une canonisation, il faut en règle générale la reconnaissance d’un miracle postérieur à la béatification.