Audience générale, 18 février 2026 © Vatican Media

Audience générale, 18 février 2026 © Vatican Media

Catéchèse : Le mystère de l’Église, sacrement de l’union avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain

Audience générale du mercredi 18 février 2026 : résumé, texte intégral de la catéchèse et salutations

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Lors de l’audience générale au Vatican, le 18 février 2026, le Saint-Père a poursuivi son cycle de catéchèses sur les documents du Concile Vatican II en approfondissant la Constitution dogmatique Lumen Gentium, qui présente le mystère de l’Église comme sacrement de l’union avec Dieu et signe de l’unité de toute l’humanité.

Résumé de la catéchèse du Saint-Père :

Aujourd’hui, nous abordons la Constitution dogmatique Lumen Gentium sur l’Église pour nous intéresser à son origine. Parler du « mystère » de l’Église ne revient pas à parler de quelque chose d’obscur ou d’incompréhensible mais d’une réalité qui, auparavant cachée, est désormais révélée. Cette réalité est le dessein de Dieu, son projet d’unir toutes les créatures dans le Christ. Attirés par la Croix, comme manifestation suprême de l’amour de Dieu, les hommes sont convoqués en assemblée, ekklesia, par Dieu. En effet, lorsque Dieu agit dans l’histoire, il implique dans son activité les personnes. Par l’Église, Dieu unit les hommes à lui et les réunit entre eux car le désir d’unité habite le cœur humain.

L’Église, nous dit encore le Concile, est dans le Christ comme un sacrement de salut, c’est-à-dire signe et instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité du genre humain. Par elle, le Christ œuvre continuellement dans le monde pour faire participer les hommes à sa vie glorieuse, par la nourriture de son corps et de son sang.

Catéchèse. Les documents du Concile Vatican II II. La Constitution dogmatique Lumen Gentium 1. Le mystère de l’Église, sacrement de l’union avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain

Chers frères et sœurs, bonjour, et bienvenue !

Audience générale, 18 février 2026Le Concile Vatican II, dont nous étudions actuellement les documents dans nos catéchèses, a tout d’abord cherché à expliquer l’origine de l’Église lorsqu’il a voulu la décrire. Pour ce faire, dans la Constitution dogmatique Lumen Gentium, approuvée le 21 novembre 1964, il a puisé dans les Lettres de saint Paul le terme « mystère ». En choisissant ce mot, il ne voulait pas dire que l’Église est quelque chose d’obscur ou d’incompréhensible, comme cela arrive couramment lorsqu’on entend prononcer le mot « mystère ». C’est exactement le contraire : en effet, lorsque saint Paul utilise ce mot, surtout dans la Lettre aux Éphésiens, il veut désigner une réalité qui était auparavant cachée et qui a maintenant été révélée.

Il s’agit du dessein de Dieu qui a un but : unifier toutes les créatures grâce à l’action réconciliatrice de Jésus-Christ, action qui s’est accomplie dans sa mort sur la croix. Cela s’expérimente tout d’abord dans l’assemblée réunie pour la célébration liturgique : là, les différences sont relativisées, ce qui compte, c’est d’être ensemble, parce qu’attirés par l’amour du Christ, qui a abattu le mur de séparation entre les personnes et les groupes sociaux (cf. Ep 2, 14). Pour saint Paul, le mystère est la manifestation de ce que Dieu a voulu réaliser pour l’humanité tout entière et se fait connaître dans des expériences locales, qui s’étendent progressivement jusqu’à inclure tous les êtres humains et même le cosmos.

La condition humaine est une fragmentation que les êtres humains ne sont pas en mesure de réparer, bien que le désir d’unité habite leur cœur. C’est dans cette condition que s’inscrit l’action de Jésus-Christ qui, par l’Esprit Saint, vainc les forces de la division et le Diviseur lui-même. Se retrouver ensemble pour célébrer, après avoir cru à l’annonce de l’Évangile, est vécu comme une attraction exercée par la croix du Christ, qui est la manifestation suprême de l’amour de Dieu ; c’est se sentir convoqués ensemble par Dieu : c’est pourquoi on utilise le terme ekklesía, c’est-à-dire l’assemblée des personnes qui reconnaissent être convoquées. Il y a donc une certaine coïncidence entre ce mystère et l’Église : l’Église est le mystère rendu perceptible.

Cette convocation, précisément parce qu’elle est mise en œuvre par Dieu, ne peut toutefois se limiter à un groupe de personnes, mais est destinée à devenir l’expérience de tous les êtres humains. C’est pourquoi le Concile Vatican II, au début de la Constitution Lumen Gentium, affirme ainsi : « L’Église est, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire le signe et l’instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (n° 1). L’utilisation du terme “sacrement” et l’explication qui en découle visent à indiquer que l’Église est, dans l’histoire de l’humanité, l’expression de ce que Dieu veut réaliser ; ainsi, en la regardant, on saisit dans une certaine mesure le dessein de Dieu, le mystère : en ce sens, l’Église est un signe. En outre, au terme “sacrement” s’ajoute celui d’“instrument”, précisément pour indiquer que l’Église est un signe actif. En effet, lorsque Dieu agit dans l’histoire, il implique dans son activité les personnes qui sont les destinataires de son action. C’est par l’Église que Dieu atteint son objectif d’unir les personnes à lui et de les réunir entre elles.

audience générale du 18 février 2026L’union avec Dieu trouve son reflet dans l’union des personnes humaines. Telle est l’expérience du salut. Ce n’est pas un hasard si, dans la Constitution Lumen Gentium, au chapitre VII consacré à la nature eschatologique de l’Église en pèlerinage, au n° 48, on utilise à nouveau la description de l’Église comme sacrement, avec la précision “de salut”: « En effet, dit le Concile, le Christ, élevé de terre a tiré à lui tous les hommes (cf. Jn 12, 32 grec) ; ressuscité des morts (cf. Rm6, 9), il a envoyé sur ses Apôtres son Esprit de vie et par lui a constitué son Corps, qui est l’Église, comme le sacrement universel du salut ; assis à la droite du Père, il exerce continuellement son action dans le monde pour conduire les hommes vers l’Église, se les unir par elle plus étroitement et leur faire part de sa vie glorieuse en leur donnant pour nourriture son propre Corps et son Sang».

Ce texte permet de comprendre le rapport entre l’action unificatrice de la Pâque de Jésus, qui est mystère de passion, mort et résurrection, et l’identité de l’Église. En même temps, il nous rend reconnaissants d’appartenir à l’Église, corps du Christ ressuscité et unique peuple de Dieu en pèlerinage dans l’histoire, qui vit comme une présence sanctifiante au milieu d’une humanité encore fragmentée, signe efficace d’unité et de réconciliation entre les peuples.

Copyright © Dicastère pour la Communication – Libreria Editrice Vaticana

 

Salutations du Saint-Père

Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les élèves des diverses écoles de Paris et de toute la France, les groupes de jeunes et les pèlerins de Côte d’Ivoire.

Chers amis, appartenir à l’Église est une grâce qu’il vous appartient de faire fructifier car elle est une présence sanctifiante au milieu d’une humanité encore fragmentée, mais qui aspire à l’unité.

Je vous bénis et vous souhaite un bon carême !

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Audience générale, 18 février 2026Je souhaite chaleureusement la bienvenue ce matin à tous les pèlerins et visiteurs anglophones qui participent à l’audience d’aujourd’hui, en particulier ceux qui viennent d’Angleterre, d’Écosse, d’Irlande, de Finlande, des Pays-Bas, des Philippines et des États-Unis d’Amérique. Je salue en particulier les étudiants du Centre romain de l’Université Loyola de Chicago. Alors que nous commençons aujourd’hui notre cheminement de Carême, demandons au Seigneur de nous accorder le don d’une véritable conversion du cœur afin que nous puissions mieux répondre à son amour pour nous et partager cet amour avec ceux qui nous entourent. Sur vous tous et vos familles, j’invoque la joie et la paix de notre Seigneur Jésus-Christ. Que Dieu vous bénisse tous !

Chers frères et sœurs de langue allemande, en ce mercredi des Cendres, demandons au Seigneur de nous aider à accueillir avec un cœur disposé les grâces qu’il veut nous donner en ce temps de Carême, afin qu’elles portent des fruits abondants et contribuent à notre salut et à celui de nos frères et sœurs.

Je salue cordialement les pèlerins de langue espagnole. Aujourd’hui, mercredi des Cendres, nous commençons le Carême, temps de grâce et de conversion. Demandons au Seigneur de disposer nos cœurs à écouter et à mettre en pratique sa Parole, en jeûnant des gestes et des commentaires qui blessent les autres et nous éloignent de son Cœur miséricordieux. Que Dieu vous bénisse. Merci beaucoup.

Je salue cordialement les personnes de langue chinoise. Chers frères et sœurs, en ce début de Carême, je vous souhaite de vous engager dans la prière et la fraternité. Je vous bénis de tout cœur !

Je salue cordialement les fidèles de langue portugaise ! Avec cette journée de jeûne et de prière, nous commençons notre cheminement de Carême. Que le Seigneur, par sa grâce, nous pousse à une véritable conversion ! Que Dieu vous bénisse !

Je salue les fidèles de langue arabe. Le chrétien est appelé à être un signe efficace d’unité et de réconciliation entre les peuples. Que le Seigneur vous bénisse tous et vous protège toujours de tout mal !

Je salue chaleureusement les Polonais. Le 22 février marque le 95e anniversaire de la première apparition de Jésus Miséricordieux à sainte Faustine Kowalska. Cela a marqué le début d’un nouveau chapitre dans la diffusion du culte de la Miséricorde divine à travers le chapelet et l’image « Jésus, j’ai confiance en Toi ». Que le Carême soit un temps de rencontre avec le Christ à travers le sacrement de la pénitence et les œuvres de miséricorde. Je vous bénis tous !

jeunes mariésJe souhaite la bienvenue aux pèlerins de langue italienne, en particulier à la Ligue mariale franciscaine, à l’École militaire Teuliè de Milan, aux fidèles de Bassano del Grappa et de Novaledo.

Enfin, ma pensée va aux jeunes, aux malades et aux jeunes mariés. Au début du Carême, je vous exhorte à vivre ce temps liturgique dans un esprit de prière intense afin d’arriver, intérieurement renouvelés, à la célébration du grand mystère de la Pâque du Christ, révélation suprême de l’amour miséricordieux de Dieu.

À tous, ma bénédiction !

Traduction des salutations réalisée par ZENIT

 

Audience générale, 18 février 2026Retrouvez toutes les photos de l’audience générale dans notre album photos

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Pape Léon XIV

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