Le pape Léon XIV a choisi le thème de la 61e Journée mondiale des communications sociales : « Un regard nouveau : L’attention à l’ère du clickbait ». Le Département de la Communication présente ce thème autour de l’importance de l’attention dans un monde marqué par le flux incessant de contenus et les réactions immédiates.
Communiqué du bureau de presse du Saint-Siège
«Un regard nouveau : L’attention à l’ère du clickbait»
L’économie de l’attention, dans sa course pour capter quelques instants d’intérêt dans le flux incessant de contenus, transforme non seulement nos capacités cognitives, mais aussi la profondeur de nos échanges.
Nous sommes appelés à une conversion du regard, à regarder à nouveau, avec attention et amour. Seulement ainsi nous pourrons voir le monde, les autres, et nous-mêmes comme le Christ nous voit : appelés par notre nom et aimés. Notre communication change lorsque notre regard choisit de rencontrer l’autre plutôt que de le juger.
Le manque d’attention véritable, alimenté par la culture numérique, nous a habitués à une routine de réactions immédiates, à des relations superficielles, à une facilité à étiqueter et à rejeter autrui. L’attention, au contraire, est une précieuse forme de générosité : elle vient de l’« ad-tendere », se projeter vers l’autre et vers le vrai. La communication chrétienne peut la redécouvrir comme un don et un regard – celui de Jésus, qui a vu et s’est laissé toucher.
Communiquer, ce n’est pas capter l’attention, ni même la vendre, mais la préserver comme une ressource précieuse pour nos relations. Pour communiquer à l’ère du clickbait, nous sommes appelés à « prêter attention », à retrouver une hygiène de l’attention (cf. MH 146). La communication ne se limite pas aux mots : elle engage la personne dans son intégralité et nous invite à renouer avec le regard, l’écoute et le ressenti, afin de répondre à l’appel que le Christ nous adresse.
L’économie de l’attention, dans sa course pour capter quelques instants d’intérêt dans le flux incessant de contenus, transforme non seulement nos capacités cognitives, mais aussi la profondeur de nos échanges.
