L’audience générale de ce matin a eu lieu dans la salle Paul VI, au Vatican, où le pape Léon XIV a rencontré des groupes de pèlerins venus du monde entier. Reprenant sa méditation sur la Constitution dogmatique Dei Verbum (ou Parole de Dieu), il a aujourd’hui parlé de La Sainte Écriture comme « Parole de Dieu en paroles humaines ».
La Sainte Écriture est « un espace privilégié de rencontre où Dieu continue de parler aux hommes et aux femmes de tous les temps, afin qu’en l’écoutant, ils puissent le connaître et l’aimer ». Et si la lecture de l’Écriture ne doit pas négliger son origine divine, elle ne peut en revanche négliger le contexte historique et les formes littéraires utilisées. Car l’Écriture est la Parole de Dieu exprimée en termes humains. Les textes bibliques « n’ont pas été écrits dans un langage céleste ou surhumain », dit le pape.
Il en est de même pour l’annonce de la Parole. Si elle perd le contact avec la réalité ou qu’elle utilise un langage incompréhensible, elle s’avère inefficace : « À chaque époque, l’Église est appelée à proposer à nouveau la Parole de Dieu dans un langage capable de s’incarner dans l’histoire et de toucher les cœurs. »
Le Saint-Père ajoute que les auteurs de la Bible ne sont pas « de simples instruments passifs de l’Esprit Saint ». Car « “rabaisser l’œuvre humaine à celle d’un simple copiste n’est pas glorifier l’œuvre divine”. Dieu ne mortifie jamais l’être humain et ses potentialités ! »
« Puisse la Parole de Dieu s’incarner en nous »

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Après avoir donné sa catéchèse en différentes langues, le pape Léon XIV a salué les pèlerins venus de France, en particulier la direction de l’Enseignement catholique du diocèse d’Annecy, le Lycée Notre-Dame de Galaure, les collèges Saint-François d’Assise, Saint-Roch et Saint-Charles. « Fréquentons assidument les Saintes Écritures pour qu’elles forment nos cœurs et inspirent nos actions. Puisse la Parole de Dieu s’incarner en nous pour rendre notre monde meilleur », leur a-t-il confié.
Le Saint-Père a ensuite adressé un appel pour soutenir les ukrainiens durement touchés par les conséquences des bombardements, et a exprimé sa gratitude pour les initiatives de solidarité menées par les diocèses catholiques de Pologne et d’autres pays, qui œuvrent pour aider la population à traverser cette période de grand froid.
Il a également parlé du traité New START, signé en 2010 par les présidents des États-Unis et de la Fédération de Russie, et qui arrive à échéance. Selon lui, « ce traité a constitué une avancée majeure dans la lutte contre la prolifération des armes nucléaires. Tout en réitérant mon soutien à tous les efforts constructifs en faveur du désarmement et de la confiance mutuelle, j’exhorte chacun à ne pas abandonner cet instrument sans en assurer un suivi concret et effectif. »
« La situation actuelle exige que nous fassions tout notre possible pour prévenir une nouvelle course aux armements qui menace davantage encore la paix entre les nations. Il est plus urgent que jamais de substituer à la logique de la peur et de la méfiance une éthique partagée, capable d’orienter les décisions vers le bien commun et de faire de la paix un héritage précieux pour tous » a-t-il ajouté.
À la fin de l’audience, le pape s’est adressé aux jeunes, aux malades et aux jeunes mariés. « Demain, nous célébrerons la mémoire de sainte Agathe, martyrisée à Catane » a-t-il déclaré, avant de bénir une dernière fois la foule. « Agathe signifie “bonne”. La source de toute bonté est Dieu, notre bien suprême. Je souhaite à chacun d’entre vous d’être “bons”, c’est-à-dire de fidèles témoins de l’amour du Père céleste, qui nous comble de tant de dons et nous appelle à participer à sa propre joie. »
