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Vatileaks 2 © L'OSSERVATORE ROMANO

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Vatileaks 2: un pas vers la transparence, la vérité et la justice

Commentaires du père Lombardi dans La Civilta cattolica

Le père Federico Lombardi considère que le procès « Vatileaks 2 » pour le vol et la diffusion de documents confidentiels concernant les finances du Vatican a été « un pas en avant (…) vers la transparence, la vérité et la justice ». Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège évoque cette affaire qui s’est conclue le 7 juillet 2016 après huit mois d’audience au tribunal du petit Etat, dans la revue jésuite La Civiltà Cattolica publiée le 21 juillet.

Le procès, qui a mis en cause cinq personnes et s’est conclu par la condamnation de Mgr Lucio Vallejo Balda, ancien secrétaire de la Commission pontificale d’étude sur l’organisation des structures économico-administratives du Saint-Siège (Cosea) et sa collaboratrice Francesca Immacolata Chaouqui, était « juste et nécessaire ». Pour le jésuite, cette divulgation de documents confidentiels exigeait « un rappel fort à la responsabilité dans le monde du Vatican, à la prise de conscience d’une loi, et à la volonté de l’appliquer ».

Le ‘porte-parole’ du Saint-Siège commente aussi le non-lieu dont ont bénéficié les deux journalistes ayant publié des livres sur les finances du Vatican, pour « défaut de juridiction » du tribunal. Toute cette affaire, analyse le père Lombardi, n’est pas liée au désir de vérité, mais à des objectifs d’« intérêt, de vengeance, d’affirmation personnelle, de recherche de notoriété et parfois de chantage ». Par conséquent, si « la responsabilité de la personne qui donne l’information est certainement plus grande », celle des journalistes « n’est pas inexistante, même si elle n’est pas légalement répréhensible ».

Le directeur du Bureau de presse rappelle par ailleurs que les documents divulgués sont en grande partie des « informations déjà connues » dans le cadre de la réforme économique et financière actuelle. « Le bon fonctionnement des institutions compétentes pour surveiller les activités économiques et financières » est « une réalité objective et incontestable », assure le père Lombardi, qui estime que la publication « en vrac » de ces données crée une fausse impression de « confusion, de manque de transparence, de poursuite d’intérêts injustes » au Vatican.

Avec une traduction de Constance Roques

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