« Survivre à la bombe atomique », témoignage au Vatican

Masako Wada à la Conférence sur le désarmement nucléaire

Masako Wada © Twitter @WMTBTB

Masako Wada © Twitter @WMTBTB

« Le Saint-Siège a fait partie des premiers signataires du Traité » pour l’interdiction des armes nucléaires, « et j’en suis très reconnaissante à l’égard du pape », a déclaré à Radio Vatican la Japonaise Masako Wada, qui a survécu, à l’âge de 22 mois, au bombardement nucléaire américain sur Nagasaki le 9 août 1945.

Elle est intervenue, avec son témoignage « Survivre à la bombe atomique », au symposium international sur le désarmement, intitulé « Perspectives pour un monde sans armes nucléaires et pour un désarmement intégral », organisé par le Dicastère pour le Service du développement humain intégral les 10 au et 11 novembre 2017, au Vatican.  En tant que sous-secrétaire générale de Nihon Hidankyo, organisation japonaise luttant pour l’interdiction de l’arme nucléaire, Masako Wada salue les initiatives du Saint-Siège.

« Cette conférence au Vatican est très importante, estime-t-elle. Je suis reconnaissante envers le pape François et envers le Saint-Siège pour cette occasion… Nous avons maintenant un Traité pour l’interdiction des armes nucléaires, mais cela ne suffit pas.»

« Pendant ces dernières soixante-douze années, dit-elle, depuis les bombardements atomiques, malgré toutes les souffrances et les difficultés, on a continué à travailler pour un monde sans armes nucléaires. Maintenant, avec le Traité pour l’interdiction des armes nucléaires, nous voyons une petite ouverture pour un monde sans armes atomiques. Mais nous devons nous engager encore plus, impliquer le plus grand nombre possible de personnes. Voilà mon espérance ! »

« Oui, poursuit Masako Wada, j’espère qu’un jour nous aurons un monde sans armes nucléaires. Pendant les années qui ont suivi le bombardement, je me sentais abandonnée à la fois par le gouvernement japonais et par celui des États-Unis, mais je suis restée debout, j’ai grandi. Je n’ai pas cédé au désespoir. J’ai gardé l’espérance. Et aujourd’hui, j’espère que ceux qui ont participé à cette conférence, en rentrant chez eux, permettront que soit encore plus forte la voix en faveur du désarmement nucléaire. »

Masako Wada s’adresse aux hommes politiques et aux chefs des États en leur rappelant qu’ils « doivent avoir une conscience publique » : « ils doivent penser qu’ils ont entre les mains le destin de toute l’humanité. Ils doivent sentir cette responsabilité et agir de manière responsable. »

Avec une traduction d’Hélène Ginabat

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