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Mgr Ivan Jurkovic © RV

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OMS : le Saint-Siège très préoccupé par la volonté de l’ONU de promouvoir l’avortement

L’avortement n’est pas un moyen de protéger les droits des femmes

Le saint-Siège est « immensément » préoccupé par la volonté de l’ONU de promouvoir l’avortement dans le monde, a déclaré Mgr Ivan Jurkovič, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies à Genève, à la 71e Assemblée mondiale de la Santé, ce 25 mai 2018. La promotion de l’avortement médicalisé n’est pas un moyen de protéger les droits des femmes, a-t-il averti, car il nie le premier droit, le droit à la vie de l’enfant à naître.

Exprimant sa « sérieuse préoccupation » pour l’inclusion du concept d’“avortement médicalisé” (safe abortion) dans les stratégies globales, l’archevêque a rappelé une nouvelle fois les positions du Saint-Siège en intervenant sur le thème « Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent (2016-2030) : développement du jeune enfant » : « Le Saint-Siège ne considère pas les services d’avortement comme une dimension de la santé reproductive ou des soins de santé reproductive. »

La délégation du saint-Siège, a ajouté Mgr Jurkovic, est aussi « immensément préoccupée » par « l’engagement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avec d’autres départements et programmes des Nations Unies, dans le lancement d’une base de données sur les politiques d’avortement dans le monde. Cette dernière a été décrite dans une déclaration de l’OMS du 23 juin 2017 comme visant ‘à promouvoir une plus grande transparence des lois et des politiques sur l’avortement et à améliorer la responsabilité des pays pour la protection de la santé des femmes et des filles’. »

« Le Saint-Siège ne cautionne aucune forme de législation qui reconnaisse légalement l’avortement et s’oppose donc fermement à tous les efforts déployés par l’ONU ou ses institutions spécialisées pour promouvoir une législation nationale qui permette d’ôter la vie d’un enfant à naître », a-t-il souligné.

De plus, a insisté l’observateur permanent, « le Saint-Siège ne peut accepter l’affirmation contradictoire selon laquelle la promotion de ‘l’avortement médicalisé’ est un moyen de ‘protéger’ les droits humains des femmes et des filles, alors qu’en réalité l’avortement refuse à l’enfant à naître son droit le plus fondamental, la vie elle-même. Comme le rappelle le pape François, ‘la vie humaine est sacrée et inviolable. Tout droit civil repose sur la reconnaissance du droit premier et fondamental, celui à la vie, qui n’est subordonné à aucune condition, qu’elle soit quantitative, économique et encore moins idéologique ».

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