Migrations et développement: message du pape pour le Forum de Dacca

Affronter la crise en s’attaquant à la pauvreté, la guerre et la traite des êtres humains

Migrants, réfugiés © un.org

Migrants, réfugiés © un.org

Affronter la crise des migrations en s’attaquant aux « questions urgentes de la pauvreté, de la guerre et de la traite des êtres humains ». C’est l’encouragement du pape François aux participants au 9e Forum mondial sur les migrations et le développement (GFMD), qui s’est déroulé à Dacca (Bangladesh) du 10 au 12 décembre 2016.

Dans le message signé du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État, et rapporté par L’Osservatore Romano, le pape François « encourage les gouvernements et les autorités politiques régionales à affronter la crise provoquée par le déplacement de masse des personnes ». Un phénomène lié aux « questions urgentes de la pauvreté, de la guerre et de la traite d’êtres humains » et à la « nécessité d’un développement environnemental et humain durable », estime-t-il.

Le pape souligne « l’urgence d’une direction mondiale authentique en mesure de gérer l’économie internationale, pesant les exigences des économies particulières dans les conditions actuelles de crise, la nécessité du désarmement, de la sécurité alimentaire et de la paix et la nécessité de protéger l’environnement et de réglementer les migrations ».

Seule une stratégie intégrale permet de combattre la pauvreté, de rendre leur dignité aux exclus et en même temps de prendre soin de la nature, affirme-t-il aussi.

Migrants et pays d’accueil, une adaptation mutuelle

Le Saint-Siège était représenté à cette rencontre par le sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, le p. Gabriele Bentoglio. Dans son intervention, il a dénoncé « une tendance croissante à accorder davantage de considération aux problèmes associés à [la migration] plutôt qu’aux occasions qu’elle offre en termes de développement ». Il a appelé à mettre « en évidence les droits et les devoirs des migrants en faisant abstraction de leur état de migration ». La contribution positive des migrants pour le développement est « d’une importance fondamentale », a-t-il assuré.

Le sous-secrétaire du Conseil pontifical a encouragé la lutte contre les stéréotypes et les préjugés, notamment au moyen de l’éducation. Il a plaidé pour « un processus à travers lequel les migrants nouvellement arrivés et les communautés qui les accueillent s’adaptent mutuellement l’un l’autre, au niveau institutionnel comme au niveau individuel ».

Le processus d’intégration, a poursuivi le p. Bentoglio, « demande aussi un effort de la part des immigrés pour assumer de façon responsable leurs devoirs envers la société qui les accueille, comme par exemple l’apprentissage de la langue, respectant avec gratitude le patrimoine matériel et spirituel du pays d’accueil, obéissant à ses lois et contribuant activement et volontiers au bien commun de toute la nation ».

Le sous-secrétaire a enfin redit combien les migrations sont « une question qui doit être abordée à la racine »: « Les guerres, les violations des droits humains, la corruption, la pauvreté, les inégalités et les désastres environnementaux sont des facteurs importants qui contribuent aux migrations ».

Avec une traduction de Constance Roques

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