Les petits bergers de Fatima ou «le don de se sentir responsables des autres»

Le p. Roggio évoque la canonisation des pastoureaux

La Vierge de Fatima, sanctuaire de Fatima (Portugal)

La Vierge de Fatima, sanctuaire de Fatima (Portugal)

Les enfants voyants de Fatima, « reçoivent de Dieu l’appel et le don de se sentir responsables des autres, estime le p.Gian Matteo Roggio – enseignant à la Faculté pontificale de théologie Marianum et expert des apparitions mariales -, parce que c’est en devenant responsables des autres que l’être humain grandit en tant que personne, en tant qu’enfant de Dieu ».

Le p. Roggio a évoqué au micro de Radio Vatican en italien le sens de la canonisation des enfants voyants de Fatima, bienheureux Francisco et Jacinta Marto, qui aura lieu le 13 mai prochain, à l’occasion du voyage du pape François au Portugal, pour le centenaire des apparitions de la Vierge du Rosaire. Le pape a annoncé la date de cet événement lors d’un consistoire ordinaire public ce jeudi 20 avril 2017, au Vatican.

Ces enfants, a dit le p.Gian Matteo Roggio,  ont reçu « le don de se sentir responsables des autres » « et c’est seulement ainsi que l’on peut trouver les bases pour une civilisation différente de celle qui mène aux guerres ».

La pénitence que les enfants ont choisie après les apparitions consistait à « s’infliger des privations, mais au bénéfice des autres, a-t-il expliqué, pour que cette privation puisse apporter quelque chose de bon aux autres ».

« En le transposant dans notre vie, a poursuivi le p. Roggio, nous pourrions dire que cette pénitence, aujourd’hui, assume les caractéristiques de la volonté d’accueillir l’autre, même quand l’autre est problématique parce qu’il fait le mal, parce qu’il me fait du mal. Aujourd’hui, peut-être avons-nous besoin de trouver des voies de pénitence qui nous poussent à construire un dialogue avec l’autre, en nous éduquant nous-mêmes à écarter les réalités qui empêchent l’accueil et qui, à la fin, fomentent l’indifférence, la peur, le conflit et la guerre. »

« Le message de Fatima », a affirmé le théologien italien,  « insiste beaucoup » sur la « dimension de l’au-delà ; mais l’au-delà est rejoint d’autant plus que nos pieds marchent dans ce monde et que nos mains – en nous souvenant de ce qu’a dit saint Jean-Paul II à Fatima – sont en mesure de faire de ce monde un jardin et non une accumulation de décombres ou un désert sans vie. »

« Cette canonisation montre combien la sainteté est quelque chose qui concerne tout le monde, a souligné le p. Roggio.  Dieu regarde tout le monde, même les petits, même un jeune garçon. Un enfant aussi est regardé par Dieu et a besoin de choses qui concernent Dieu. C’est ainsi qu’il faut accueillir cette canonisation, en reconnaissant que Dieu est proche de tous et que Dieu est capable de rendre saints même des enfants, tout en les laissant être des enfants. »

Aujourd’hui, a fait observer le p. Roggio, « les jeunes générations vivent souvent dans l’ignorance de Dieu, ne pensent pas que Dieu peut les rejoindre ». Mais la Vierge, qui a été « rejointe par Dieu à un très jeune âge », « peut-être … veut-elle laisser aux jeunes générations la certitude que Dieu les rejoint » et qu’ « à travers celles-ci » Dieu « veut conduire une histoire de salut, une histoire différente ».

Avec une traduction de Constance Roques

 

 

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