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"La Force de la vocation" @ EdB

"La Force de la vocation" @ EdB

« La force de la vocation »: anticipations de La Stampa

Une passion amoureuse pour Jésus

Le quotidien italien La Stampa publie, ce 30 novembre 2018, des anticipations sur le livre-entretien du pape François avec Fernando Prado sur la vie consacrée qui paraît en français lundi prochain, 3 décembre, aux Editions des Béatitudes (EdB, traduction de Cathy Brenti).

Il s’intitule « La force de la vocation. La vie consacrée aujourd’hui » avec en exergue en couverture: « Sans une passion amoureuse pour Jésus, il n’y a pas d’avenir pour la vie consacrée » (11,90 euros, 118 pp.).

Sous le titre: « Le Pape: l’homosexualité dans l’Eglise me préoccupe », Andrea Tornielli ajoute en sous-titre: « Dans le livre-entretien « La force de la vocation » dédié à la vie consacrée, François parle de la formation des religieux et du cléricalisme: il faut des prêtres sains psychologiquement et affectivement ».

Dans l’article, il aborde les questions du cléricalisme (pas seulement des clercs) avec ses corollaires « élitarisme », et « aristocracisme », antinomique de la notion biblique – et liturgique – du « Peuple de Dieu », de « l’insertion ».

Le pape explique, toujours selon Tornielli, que « le cléricalisme est la racine de nombreux problèmes, comme on le voit. Même derrière les cas d’abus, en plus d’autres immaturités et névroses il y a le cléricalisme ». Le pape invite à être très attentifs durant la période de formation des consacrés, sans « forcer ses propres limites ni celles des autres », « sans s’alarmer » mais en « accompagnant ».

Le pape cite cet exemple – nous traduisons de l’italien et de La Stampa -: « Un prêtre était tombé amoureux et il alla le raconter à son évêque. Il ne savait pas quoi faire. il pensait qu’il aurait peut-être dû tout quitter… Il s’était tellement alarmé en sentant qu’il était tombé amoureux qu’il cherchait cette femme continuellement et il se mettait de plus en plus en difficulté. En réalité, il n’avait rien, c’était juste une obsession, peut-être un peu adolescente, mais il s’était alarmé et la première chose qu’il a fait, c’était d’aller chercher son évêque pour le lui raconter… Et il a bien fait! Comme cela fait du  bien de chercher une paternité! Des crises et des problèmes surviennent. Il ne faut pas s’alarmer. »

Le pape donne aussi des conseils aux confesseurs, continue la même source.

Il indique des limites à la formation à la vie consacrée: « quand il y a des déséquilibres forts, difficiles à canaliser, même avec l’aide d’une thérapie », le candidat ne peut pas être accepté dans la vie consacrée ou dans le sacerdoce. Le pape demande de ne pas « abandonner » ces candidats mais de continuer à les « accompagner », à les « orienter ».

Sur l’homosexualité, Tornielli rapporte ces propos: « C’est quelque chose qui me préoccupe, parce que l’on ne l’a peut-être pas bien affronté ». Il faut, recommande le pape, « prendre soin de la maturité humaine et affective », « discerner sérieusement et écouter aussi la voix de l’expérience de l’Eglise ».

« La question de l’homosexualité est une question très grave – ajoute le pape – qu’il est nécessaire de bien discerner dès le début avec les candidats, si c’est le cas. Nous devons être exigeants. Dans nos sociétés, il semble même que l’homosexualité soit à la mode et cette mentalité, d’une certaine manière, affecte également la vie de l’Église. »

« J’ai reçu un évêque tout à fait scandalisé, continue la même source, qui m’a raconté qu’il s’était rendu compte que dans son diocèse, un très grand diocèse, il y avait plusieurs prêtres homosexuels et qu’il devait faire face à tout cela, intervenant d’abord sur la formation pour former un clergé différent. C’est une réalité que nous ne pouvons pas nier. Les cas ne manquent pas non plus dans la vie consacrée. Un religieux m’a dit que lors d’une visite canonique dans l’une des provinces de sa congrégation, il avait été surpris. Il a vu que de bons jeunes étudiants et même des religieux déjà profès étaient homosexuels. Lui-même avait des doutes sur la chose et il m’a demandé s’il y avait quelque chose de mal. « En fin de compte – disait-il – ce n’est pas si grave; c’est juste une expression d’affection « : c’est une erreur. »

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