Carlo Casini était député au Parlement italien et membre du Parlement européen de 1979 à 1994 © multimedia.europarl.europa.eu

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Ouverture de la cause de béatification de Carlo Casini

L’enquête diocésaine s’ouvrira le 11 décembre à Rome, sous la présidence du cardinal Reina

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Communiqué de presse du Vicariat de Rome

La session d’ouverture de l’enquête diocésaine sur la vie, les vertus héroïques, la réputation de sainteté et les signes attribués au serviteur de Dieu Carlo Casini, laïc et père de famille, se tiendra le vendredi 11 décembre 2026 à 12 h, dans la salle de la Conciliation, aménagée pour le Tribunal au palais apostolique du Latran. La célébration sera présidée par le cardinal vicaire Baldassare Reina.

Le Tribunal chargé de l’enquête diocésaine est composé de Mgr Giuseppe D’Alonzo, délégué épiscopal, du père Andrea De Matteis, promoteur de justice, et de Marcello Terramani, notaire-actuaire. Nicola Gori est le postulateur de la cause.

Né à Florence le 4 mars 1935, Carlo Casini était le huitième de neuf enfants. Élevé dans une famille simple et profondément chrétienne, il s’engagea dès sa jeunesse dans la vie ecclésiale, l’Action catholique et sa communauté paroissiale. Diplômé en droit de l’Université de Florence, où il fut l’élève de Giorgio La Pira, il entra dans la magistrature en 1961. Il exerça d’abord à Empoli, puis à Florence, avant de rejoindre la Cour de cassation.

Le 2 juillet 1964, il épousa Maria Nitti. De leur union naquirent quatre enfants : Marina, Francesco, Donatella et Marco. Benedetta et Donato vinrent ensuite agrandir la famille. Pour Carlo Casini, la famille fut le lieu fondamental de sa vocation à l’amour et au don de soi, vécue conjointement à ses engagements professionnels et publics.

Dans les années 1970, confronté directement au drame de l’avortement dans le cadre de son travail de magistrat, il acquit la conviction que la défense de la vie humaine dès la conception devait devenir sa principale mission. En 1975, il contribua à la création du premier Centre d’aide à la vie à Florence et fut l’un des fondateurs du Mouvement italien pour la vie, dont il devint président national de 1990 à 2015, puis président d’honneur. Sous sa direction, se développèrent un réseau de Centres d’aide à la vie et de Maisons d’accueil, ainsi que des services tels que SOS Vita et Progetto Gemma, destinés à soutenir les femmes, les couples et les familles en difficulté.

Parallèlement à son activité associative, il mena une intense activité politique et institutionnelle. Il fut député au Parlement italien et membre du Parlement européen de 1979 à 1994, où il présida la commission juridique et la commission des affaires constitutionnelles. Il fut également membre de l’Académie pontificale pour la vie et du Comité national de bioéthique, ainsi que professeur de bioéthique, de biodroit et de doctrine sociale de l’Église à l’Athénée pontifical Regina Apostolorum.

Son témoignage ne se limita pas à ses engagements culturels, juridiques et politiques. La prière, l’amour de sa famille, l’attention aux plus fragiles et la confiance en la Providence furent des traits constants de sa spiritualité. Ami de saint Jean-Paul II et de sainte Teresa de Calcutta, il sut unir la fermeté de ses convictions au respect des personnes, vivant son engagement public comme un service rendu à l’Église et à la société.

Il mourut à Rome le 23 mars 2020, après avoir affronté la maladie de la SLA avec une foi profonde et un abandon à la volonté de Dieu, entouré de l’affection de son épouse et de ses enfants. Son héritage se poursuit à travers l’action du Mouvement pour la vie, l’Association des amis de Carlo Casini et les nombreuses initiatives qui préservent et diffusent son témoignage.

Traduction réalisée par ZENIT

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Rédaction

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