Le pape dans la prairie du sanctuaire Notre-Dame de Lourdes © Vatican Media

Le pape dans la prairie du sanctuaire Notre-Dame de Lourdes © Vatican Media

Quelques moments clés et paroles fortes du pape en France

Une nouvelle étape dans le renouveau de la foi catholique dans notre pays 

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Après avoir passé quatre jours en France, le pape Léon XIV a quitté la ville de Metz ce lundi 28 septembre 2026 dans la soirée. Cette visite apostolique a été très intense et « littéralement riche en bénédictions, presque des miracles », selon les mots du pape lui-même dans l’avion du retour.

Une jeunesse "qui a soif" © Anne van Merris

Une jeunesse « qui a soif » © Anne van Merris

Durant cette visite, le Saint-Père s’est montré heureux, clair dans ses paroles et attentif à tous, notamment les plus vulnérables et les jeunes. Il a rencontré des foules immenses lors des célébrations et des déambulations, bénissant beaucoup de fidèles, dont des enfants malades ou handicapés. Mais il a pu aussi vivre des moments plus intimes, comme sa rencontre avec des personnes pauvres au centre Bakhita de Paris, ou sa rencontre à Lourdes avec sept victimes d’abus sexuels dans l’Église.

Le pape a donc découvert un pays en plein renouvellement spirituel, malgré sa grande sécularisation. Il a rencontré une Église heureuse de témoigner tout simplement sa foi catholique de manière visible. « La France est très souvent au cœur de la prière du pape », a-t-il déclaré d’emblée aux autorités françaises en arrivant : « la France est aussi une terre aux riches racines chrétiennes ».

En tout, 1,5 million de personnes ont participé aux différents événements, sans oublier les dizaines de millions d’autres qui se sont associées par les médias et les réseaux sociaux. Le Saint-Père a rencontré un peuple désireux de l’écouter, de se tourner vers le Christ en profondeur. Un peuple venu à la rencontre du successeur de Pierre pour « boire à la source ».

« Vous êtes les saints de la France ! »

Durant ces quatre jours, le pape a parlé de paix et de réconciliation en Europe et dans le monde, a beaucoup insisté sur la protection de la dignité humaine et de la vie, l’attention aux plus vulnérables, la foi des jeunes et les catéchumènes, mais aussi sur l’importance de l’écoute et la reconnaissance des victimes des abus sexuels dans l’Église.

Veillée de prière avec 80 000 jeunes au Stade de France © Anne van Merris

Veillée de prière avec 80 000 jeunes au Stade de France © Anne van Merris

Parmi les moments les plus marquants, d’abord la visite au siège de l’UNESCO vendredi 25 septembre. Une rencontre à caractère mondial, où le pape a donné un discours devant près de 1300 personnes, avec des délégations des 194 États membres de l’UNESCO. Il a déclaré que le « Saint-Siège souhaite souffler la confiance à l’UNESCO » et a évoqué la mission commune liant le Saint-Siège à l’organisation : construire une humanité encore plus humaine. 

La prière des vêpres, célébrées dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, a également été un moment spécial pour tous les prêtres, diacres, consacrés et séminaristes de France. « La cathédrale n’est pas une enveloppe de pierre à admirer : elle vit du mystère sacré qui y est célébré », a déclaré le pape en s’adressant aux membres de l’Église. « Vous êtes appelés à être les premiers gardiens de cette maison ouverte, les pierres vivantes d’une Église qui espère et qui ne craint pas l’avenir. »

Puis, vendredi soir, la veillée de prière au Stade de France a été une véritable grâce. Les 80 000 jeunes étaient en fête – d’un autre ordre qu’un match de foot ou un concert ! Les jeunes ont montré leur désir de suivre le Christ, ils ont manifesté une joie plutôt paisible et non exubérante. « Vous êtes les saints de la France ! », s’est exclamé le pape sous des tonnerres d’applaudissements et une émotion palpable. « L’Église en France a tant besoin de vous ! »

Le lendemain, lors de la messe sur la place de la Concorde, réunissant 800 000 personnes, le pape a invité les jeunes à boire à la source du Cœur du Christ pour pouvoir ensuite abreuver à leur tour le monde. « Vous avez soif de Dieu, de vie, de vérité, d’unité, de paix, de communion, de bonheur (…) Il vous revient d’apporter l’espérance là où règnent le découragement et la sécheresse spirituelle. »

Obtenir « le don de la concorde fraternelle »

À Lourdes, le pape Léon XIV a partagé de grands moments de prière et de recueillement, entouré de milliers de pèlerins, de bénévoles et de personnes malades. Devant la grotte de Massabielle, il a demandé à la Vierge Marie d’obtenir pour « son peuple le don de la concorde fraternelle » et d’indiquer à son Église, en France, « notamment aux plus jeunes, la voie lumineuse de l’Évangile ».

En prière dans la grotte de Massabielle © Vatican Media

En prière dans la grotte de Massabielle © Vatican Media

En rencontrant les évêques, dimanche matin, il leur a dit que « la parole de l’Église a toute sa place dans le débat public en France ; elle possède, par nature, une autorité prophétique », mais il a dit aussi : « Peut-être est-ce là le défi majeur à relever : que Jésus vive pleinement dans les familles catholiques de France et les illumine de sa présence ! »

C’est aussi à Lourdes, face aux débats récents en France sur l’aide active à mourir, que le pape a formulé l’un des messages les plus forts, s‘adressant aussi au corps médical : « Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral. » Et il a dit aux malades : « Vous n’êtes pas un poids, vous êtes le cœur battant de notre humanité et un trésor précieux pour l’Église. »

Enfin, lors de sa dernière étape à Metz, il a lancé un appel à la fraternité et à la réconciliation. En présidant une messe solennelle pour la paix, il a invité les peuples à construire la paix pour que « l’avenir de l’Europe ne réside pas dans l’uniformisation, mais dans l’harmonie des différences, où la blessure du passé devient une brèche laissant passer la lumière ».

Ainsi, ce voyage aura marqué sans aucun doute une nouvelle étape dans le renouveau de la foi catholique en France. Une visite remplie de grâces, de grandes pluies de « bénédictions ». Sans compter les grâces invisibles aux yeux du monde, ces milliers d’autres « bénédictions » qui resteront enfouies dans les cœurs, mais qui suffisent à changer le monde.

 

 

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Anne van Merris

Anne van Merris, journaliste française, a suivi une formation à l'Institut européen de journalisme Robert Schuman, à Bruxelles. Elle a été responsable de la communication au service de l'Église catholique et responsable commerciale dans le secteur privé. Elle est mariée et mère de quatre enfants.

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