Pour cette première journée de la visite de Léon XIV en France, deux mots s’imposent : accueil et enthousiasme. Accueil protocolaire à Orly par les autorités mais aussi accueil populaire par les jeunes sur le tarmac de l’aéroport chantant pour le Saint-Père.
Au Stade de France, l’enthousiasme a marqué cette veillée inoubliable avec le pape. Mais il faut aussi retenir son enseignement : chacune des prises de parole du Saint-Père est l’occasion de proclamer l’Évangile et d’enseigner la doctrine sociale de l’Église, dans le prolongement de sa première encyclique Magnifique humanité.
Accueilli chaleureusement, le pape était visiblement heureux d’être en France. Et Léon XIV a parlé à tout le pays par ses paroles, mais surtout par sa bienveillance et son écoute. Écoute intense des jeunes lors de la magnifique veillée au Stade de France. Bienveillance envers tous ceux qu’il a rencontrés, responsables politiques comme religieux.
En réponse, les Français lui ont réservé un accueil chaleureux. Cet accueil populaire s’est notamment manifesté dans sa déambulation au cœur de Paris, en descendant le boulevard Saint-Michel. Avec Mgr Macaire, archevêque de Martinique, nous avons rencontré de nombreuses personnes, heureuses d’être venues à la rencontre du pape.
Puis ce fut la ferveur à Notre-Dame de Paris lors des Vêpres dans la cathédrale avec les évêques, les milliers de prêtres et de consacrés. Le pape a souligné aussi que ce haut lieu avait bénéficié d’une restauration rapide après l’incendie d’avril 2019. « Je veux venir à Notre-Dame », avait-il dit à l’archevêque de Paris. Et il est venu ! Un moment historique, dans la continuité des visites des papes successifs depuis le 13e siècle au moment de la construction de la cathédrale. Il était là en famille, mais aussi comme successeur de saint Pierre venu « fortifier ses frères dans la foi ».
Pour conclure cette journée, les 80 000 jeunes réunis au Stade de France ont vécu une veillée marquée par la joie et la fierté d’être chrétien, dans un lieu qui gardera le souvenir de ce moment, comme il conserve celui de la rencontre avec le pape Jean-Paul II en 1980 au Parc des Princes. Lors de cette veillée, les saints de notre pays ont été évoqués et invoqués.
La joie et la foi des jeunes venus de toute la France se sont exprimées à travers des chants bien connus : « Que ma bouche chante ta louange » ou « Comment ne pas te louer ». Un spectacle d’une grande beauté, avec le feu d’artifice et le scintillement des lumières bleues, vertes et rouges des téléphones portables, avant de laisser place au silence après l’explosion des chants. Le pape a insisté sur ce silence et cette intériorité qui ont été vécues avec une grande intensité.
Au terme de cette journée, les participants présents à Paris mais aussi les millions d’auditeurs en France et dans le monde ont vécu ces instants et reçu le message du pape. Au stade de France, nous avons beaucoup échangé entre évêques sur son enseignement et rencontré de nombreux jeunes. Au même moment, des millions de personnes participaient à distance, comme Walles, Canaque de Nouvelle-Calédonie. Son message venu des antipodes résume tout : « Très beaux moments pour cette première journée du pape en France. Comment un homme simplement habillé en blanc peut-il dégager autant de puissance, de spiritualité et de paix ? Nous partageons ta joie. Salutations fraternelles d’un protestant d’Océanie. »
Magnificat, comme nous l’avons chanté lors des Vêpres à Notre-Dame. Magnificat pour cette journée !


