Près de la moitié des fonds — 48,1 % — provenait de dons et de quêtes

Près de la moitié des fonds — 48,1 % — provenait de dons et de quêtes

L’Église catholique allemande consacre 537 millions d’euros à l’aide internationale

Afrique, Moyen-Orient, Asie et Amérique latine figurent parmi les principaux bénéficiaires de cette aide

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(ZENIT News / Berlin, 21/09/2026).- L’Église catholique en Allemagne a consacré 537 millions d’euros à l’aide internationale l’année dernière, soutenant des projets allant du travail pastoral et de l’éducation aux soins de santé, à la consolidation de la paix et à l’agriculture dans certaines des régions les plus vulnérables du monde. Ce chiffre, publié le 16 septembre par la Conférence des évêques allemands dans son rapport annuel « Église mondiale », représente une baisse de près de 10 % par rapport aux quelque 595 millions d’euros versés en 2024. L’ampleur de cette contribution reste néanmoins considérable, notamment parce que le total annoncé n’inclut pas de nombreux projets financés indépendamment par les paroisses, les associations catholiques et les écoles. 

La répartition géographique des fonds révèle les zones où l’aide catholique allemande est la plus concentrée. L’Afrique et le Moyen-Orient ont reçu 189 millions d’euros, ce qui en fait les principaux bénéficiaires régionaux. Viennent ensuite l’Asie et l’Océanie avec 129 millions d’euros, et l’Amérique latine et les Caraïbes avec 122 millions d’euros. Des projets ont également été soutenus en Europe de l’Est. 

Ces fonds ne sont pas exclusivement destinés à l’aide d’urgence. Le rapport décrit un vaste champ d’activités où l’assistance humanitaire s’inscrit dans la continuité de la mission pastorale traditionnelle de l’Église : écoles et programmes éducatifs, initiatives de santé, projets agricoles, efforts de consolidation de la paix et soutien aux Églises locales. 

Près de la moitié du financement (48,1 %) provenait de dons et de collectes, soulignant le rôle des catholiques dans le soutien des projets internationaux. Les fonds publics destinés aux programmes humanitaires et de développement représentaient 28,3 %, tandis que 12,5 % provenaient des impôts ecclésiastiques. Le reste du financement provenait de sources non précisées dans le rapport. 

Pour Mgr Bertram Meier, évêque d’Augsbourg et président de la Commission pour l’Église universelle de la Conférence des évêques allemands, l’importance de ces fonds ne se mesure pas uniquement à l’aune des infrastructures ou des indicateurs économiques. Les organisations caritatives catholiques, les diocèses et les ordres religieux ne construisent peut-être pas de ports ou de grandes autoroutes, a-t-il souligné, mais leurs projets peuvent transformer les perspectives des individus et des familles de manière moins visible et souvent plus personnelle. 

L’évêque a déclaré que cette aide peut permettre aux personnes d’acquérir la confiance et les moyens de mieux maîtriser leur vie. Il a également exprimé sa gratitude aux donateurs qui continuent de répondre aux besoins au-delà des frontières de l’Allemagne malgré leurs propres difficultés financières. 

Cette priorité met en lumière une caractéristique distinctive de l’aide internationale catholique : son impact se mesure non seulement aux infrastructures réalisées, mais aussi à la capacité des populations à développer leurs propres ressources. Un dispensaire, une école, un soutien agricole ou une initiative de consolidation de la paix peuvent paraître modestes comparés à un projet de développement national, mais leurs effets peuvent être immédiats pour les communautés concernées. 

Le chiffre de 537 millions d’euros doit être considéré comme un minimum et non comme un bilan exhaustif de l’aide catholique allemande dans le monde. Le rapport annuel exclut les projets menés indépendamment par les paroisses, les associations catholiques et les écoles, ainsi que les activités réalisées par les diocèses, les ordres religieux et les organisations caritatives catholiques en dehors du cadre de ce rapport. Le volume réel de l’aide apportée par l’Église en Allemagne est donc supérieur. 

La baisse constatée à partir de 2024 mérite néanmoins d’être soulignée. L’aide catholique internationale ayant diminué, passant d’environ 595 millions d’euros à 537 millions d’euros, les derniers chiffres montrent que même un réseau caritatif d’une telle ampleur est affecté par l’évolution de la conjoncture financière. Ils révèlent cependant que des centaines de millions d’euros continuent de franchir les frontières allemandes sous la forme d’une présence de l’Église d’une tout autre nature : non pas principalement par des bâtiments ou des institutions, mais par l’éducation, la santé, l’accompagnement pastoral, la production alimentaire, la réconciliation et le soutien aux communautés en difficulté. 

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Joachin Meisner Hertz

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