Pape Léon XIV © Vatican Media

Léon XIV répond à un athée : « Nous sommes tous… des chercheurs de Dieu »

Dans le magazine « Piazza San Pietro » 

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« Le véritable problème de la foi n’est pas de croire ou de ne pas croire en Dieu, mais de le chercher ! » souligne le Saint-Père.

VATICAN, 24 FÉVRIER – Le numéro de février de Piazza San Pietro, le magazine publié par la basilique Saint-Pierre et dirigé par le père Enzo Fortunato, est consacré à « La foi qui traverse la douleur ».

En ouverture de la rubrique « Dialogue avec les lecteurs », on trouve la réponse du pape Léon XVI à la lettre de Rocco, un lecteur de Reggio Calabria qui, à travers un poème intitulé Un athée qui aime Dieu, exprime son tourment intérieur : se sentir athée et, en même temps, ressentir un profond désir d’aimer et de rechercher Dieu.

Dans le texte envoyé au Saint-Père, Rocco raconte son regard sur la nature, le ciel étoilé, le mystère de l’harmonie, jusqu’à confesser : « Je crois ne pas croire, absolument certain du néant, je continue à désirer Dieu. Mon drame, c’est Dieu ! Mon inquiétude, c’est Dieu ! ».

Dans sa réponse, le pape Léon XVI rappelle les paroles de saint Augustin – « Tu étais en moi, et moi hors de moi. Et là, je te cherchais » – pour souligner que celui qui aime Dieu et le cherche d’un cœur sincère ne peut se dire athée. Le Souverain Pontife invite à dépasser l’opposition entre croyants et non-croyants, en proposant plutôt une distinction plus profonde : celle entre « ceux qui cherchent » et « ceux qui ne cherchent pas » Dieu.

« Le véritable problème de la foi, écrit le Saint-Père, n’est pas de croire ou de ne pas croire en Dieu, mais de le chercher ». En effet, Dieu se laisse trouver par ceux qui le désirent avec authenticité. Même ceux qui pensent ne pas croire peuvent être, en réalité, des chercheurs ardents du visage de Dieu. C’est dans cette tension vers l’Amour que réside, selon le Pape, la dignité et la beauté de la vie humaine.

Le numéro de février s’ouvre sur l’éditorial du père Enzo Fortunato, intitulé Tu étais en moi, consacré au thème de l’inquiétude et de la recherche de Dieu. Une large place est également accordée au drame de Crans-Montana, avec une conversation avec l’archevêque Bruno Forte, qui réfléchit à la douleur des parents des victimes.

« Un numéro qui mêle foi et souffrance pour s’interroger sur la recherche de Dieu, faisant de plus en plus de Piazza San Pietro un espace de dialogue et de réflexion capable de donner voix aux inquiétudes contemporaines à la lumière de l’Évangile », affirme le père Fortunato.

Parmi les approfondissements culturels et spirituels, le magazine rappelle également les 400 ans de la dédicace de la basilique Saint-Pierre et les 800 ans de la mort de saint François d’Assise, avec l’exposition des restes mortels du saint dans la basilique d’Assise.

 

Saint-Père,

Je vous envoie mon poème : Un athée qui aime Dieu.

J’aimerais avoir votre aide. Comment est-il possible de se considérer athée et d’aimer Dieu ? Je ressens ce besoin d’aimer Dieu, mais je me considère athée ou, peut-être, je crois l’être et au fond de moi, je cherche Dieu ?

Voici le poème :

J’observe la nature en espionnant chaque évolution :

la naissance du soleil

ou son coucher à l’horizon ; le ciel étoilé

et le mystère de l’harmonie. Je crois ne pas croire, absolument certain du néant je continue à désirer Dieu.

Mon drame est Dieu !

Mon inquiétude est Dieu ! Un athée qui aime Dieu !

Rocco da Reggio Calabria

 

Réponse du Saint-Père

Monsieur Rocco,

je vous remercie de m’avoir écrit et de m’avoir envoyé ce beau poème. Ce que vous affirmez m’a immédiatement rappelé ce qu’écrit mon bien-aimé père saint Augustin dans ses Confessions : « Tu étais en moi, et moi j’étais dehors. Et je te cherchais ». Ces mots suffisent à vous dire que celui qui aime Dieu, celui qui le cherche d’un cœur sincère, ne peut être athée.

Récemment, plusieurs théologiens nous ont aidés à réfléchir sur l’importance de rechercher Dieu dans la vie. Oui, car le véritable problème de la foi n’est pas de croire ou de ne pas croire en Dieu, mais de le rechercher ! Il se laisse trouver par le cœur qui le recherche et, peut-être, la distinction juste à faire n’est-elle pas tant celle entre croyants et non-croyants, mais entre ceux qui recherchent Dieu et ceux qui ne le recherchent pas.

On peut croire qu’on croit et ne pas chercher le visage de Dieu, ne pas l’aimer ; on peut croire qu’on ne croit pas et être un ardent chercheur de son visage, l’aimer comme vous le faites.

Voilà, Rocco, nous sommes tous avides d’amour, chercheurs de Dieu. Et c’est là que réside la dignité et la beauté de notre vie.

Je vous salue fraternellement

Leo PP XIV

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Rédaction

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