Ce samedi 7 février 2026, l’Église catholique a fêté le bienheureux pape Pie IX, dont le pontificat a duré presque 32 ans, de 1846 à 1878. Il s’agit de l’un des plus longs pontificats de l’histoire de l’Église, après celui de saint Pierre.
Décédé en 1878, le pape italien a été béatifié en 2000 par saint Jean-Paul II. Il est considéré comme le pape de la fidélité doctrinale et de la défense du Magistère, dans un siècle marqué par la montée de l’anticléricalisme, du relativisme et du rationalisme.

Le pape Pie IX avec le roi des Deux-Siciles François II (devant à gauche) en 1862 © wikipedia.org
Élu pape en 1846, Pie IX a marqué l’Église catholique en proclamant le dogme de l’Immaculée Conception en 1854, et en convoquant le Concile Vatican I en 1868. Mais il a également proclamé le dogme de l’infaillibilité pontificale en 1870, quelques mois avant l’annexion des États pontificaux par l’Italie, l’incitant à se retirer au Vatican et à réaffirmer son autorité spirituelle.
Selon lui, la fidélité au Magistère n’est pas optionnelle. Le Christ a confié à l’Église, et spécialement au pape et aux évêques en communion avec lui, la garde et l’interprétation authentique de la Révélation divine.
Le bienheureux insiste donc sur l’enseignement de l’Église et la conviction que le Magistère est assisté par l’Esprit Saint, surtout dans son enseignement doctrinal. Être fidèle au Christ, c’est être fidèle au Magistère de l’Église.
« Accorde-nous la lumière de la foi assez forte pour démasquer les pièges des méchants, pour croire fermement aux dogmes de ton Église et pour rejeter avec constance les maximes trompeuses » écrivait-il alors, dans une prière reprise par les médias du Vatican. Avec le langage propre de son époque, le bienheureux demandait ainsi au Seigneur le discernement intérieur pour éviter la confusion intellectuelle et morale qui éloigne de la « vérité révélée » : car la raison humaine peut servir, mais non dominer.
