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Irlande : Référendum sur le rôle des femmes et de la famille 

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Les citoyens rejettent la modification de la Constitution proposée 

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La proposition demandait une modification de l’article 42.1.1, qui définit la famille comme étant « fondée sur le mariage », afin d’inclure d’autres relations durables, comme le propose l’idéologie LGBTY+.

L’Église Catholique d’Irlande s’est prononcée contre les changements proposés par le gouvernement et la majorité des partis d’opposition. Dans un monde de plus en plus éloigné des valeurs familiales, les citoyens irlandais ont rejeté les amendements par 65 % des voix.

Le vote sur le référendum du 8 mars en Irlande, visant à modifier la Constitution et à garantir que les mères ne soient pas obligées de travailler, a rejeté la proposition du gouvernement.

La Constitution actuelle fait référence aux « femmes au foyer » et demande à l’État irlandais de « s’efforcer de garantir que les mères ne soient pas obligées, par nécessité économique, de travailler au détriment de leurs tâches à la maison ». 

Le 25 février, la Conférence épiscopale irlandaise a exprimé son inquiétude quant aux changements proposés, déplorant que cela amènerait à « abolir toute référence à la maternité dans la Constitution ». 

La proposition demandait une modification de l’article 42.1.1, qui définit la famille comme « fondée sur le mariage », afin d’inclure d’autres relations durables, comme le propose l’idéologie LGBTY+. 

Le texte de l’article 41.2 de la Constitution irlandaise reconnaît que « par sa vie au foyer, la femme apporte à l’État un soutien sans lequel le bien commun ne peut être atteint ». Les partisans de la modification de la Constitution souhaitaient inclure la phrase selon laquelle l’État « reconnaît les soins prodigués par les membres de la famille les uns aux autres, étant donné les liens qui existent entre eux, ce qui donne à la société un soutien sans lequel le bien commun ne peut être atteint, et s’efforcera de soutenir cette disposition ».

L’amendement à l’article 41.2 supprimerait la clause sur les « femmes au foyer » et insérerait un nouvel article qui reconnaîtrait « les soins prodigués par les membres de la famille les uns aux autres, étant donné les liens qui existent entre eux ». Les évêques ont souligné que la Constitution irlandaise « reconnaît déjà et tente de faciliter le choix des mères qui souhaitent surtout répondre aux besoins de la famille et du foyer ». 

En outre, ils ont précisé que « contrairement à certains commentaires récents, la présente disposition constitutionnelle n’affirme pas catégoriquement que «la place de la femme est au foyer», ni n’exempte les hommes de leurs devoirs au sein du foyer et de la famille ».

L’Eglise Catholique d’Irlande s’est prononcée contre les changements proposés par le gouvernement et la majorité des partis de l’opposition. Dans un monde de plus en plus éloigné des valeurs familiales, les citoyens irlandais ont rejeté les amendements par 65 % des voix. 

Le Premier ministre Leo Varadkar a admis que les amendements ont été « largement rejetés avec une participation respectable ». De sa position politisée, il a déclaré : « Je crois qu’il a été difficile pour nous de convaincre les gens de la nécessité du référendum, en ne mentionnant pas les détails ni la rédaction. De toute évidence, c’est une chose à laquelle nous devrons réfléchir dans les semaines et les mois à venir. »

De nombreux dirigeants dans le monde croient que leurs idées sont incontestables et, lorsque le peuple les rejette, ils pensent qu’ils ont mal géré la campagne, au lieu de comprendre qu’il existe des biens universels et de meilleures coutumes que leurs propositions. D’une certaine manière, Leo Varadkar a accepté la richesse de la famille dans un autre commentaire : « Quand on perd un référendum de cette façon, avec cette marge, il y a beaucoup de raisons à cette défaite et, en dépit du vieil adage qui dit que le succès a beaucoup de pères et que l’échec est orphelin, je crois que, quand on perd avec une telle marge, il y a beaucoup de gens qui se sont trompés et j’en fais certainement partie. »

 

Dans une déclaration du 25 février, les évêques irlandais ont averti que l’amendement diminuerait l’importance unique de la relation entre le mariage et la famille aux yeux de la société irlandaise, « et il est probable qu’il conduirait à un affaiblissement de l’incitation pour les jeunes à se marier ». 

« L’amendement proposé aurait pour effet d’abolir toute référence à la maternité dans la Constitution et ne reconnaîtrait pas la contribution particulière et incalculable que les mères au foyer ont apportée et continuent d’apporter en Irlande », ont ajouté les évêques. 

Les prélats ont complété la position de l’Église : « Prendre soin des autres, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la maison, s’inscrit au centre de la compassion ». Ils ont déploré que, jusqu’à présent, « l’État n’ait pas reconnu économiquement le rôle des femmes au foyer. Une fois de plus, rien n’indique qu’une rémunération économique appropriée soit prévue pour les personnes qui s’occupent de leur foyer. »

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Rédaction

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