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Birmanie : l’église catholique Notre-Dame-de-la-Paix attaquée par l’armée, déplore le Vatican

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Une sixième structure catholique touchée par des attaques

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L’église catholique de Notre-Dame-de-la-Paix, à Dongankha, dans le diocèse de Loikaw, près de Demoso, dans l’Est de la Birmanie, a été attaquée intentionnellement par l’armée birmane et gravement endommagée le 6 juin 2021, affirme et déplore l’agence vaticane Fides lundi 7 juin 2021.

Et c’était, ce 8 juin, le jour de la «minute de la paix», à 13h: le pape avait demandé de prier spécialement  pour la Birmanie justement et pour la Terre Sainte. «Love & Peace»: c’était aussi le thème du voyage du pape dans le pays, en novembre 2017.

Selon un prêtre du diocèse, le p. Paul Tinreh, il n’y a pas eu de blessés ou de victimes, et l’église fait partie des bâtiments attaqués dans cette zone de la ville. C’est la sixième structure catholique touchée par des attaques ou des raids de l’armée en Birmanie ces deux dernières semaines.

Les prêtres catholiques du pays ont lancé « un appel aux militaires pour qu’ils n’attaquent pas les Églises, car de nombreuses personnes, en particulier des personnes vulnérables, s’y réfugient », raconte le père jésuite Wilbert Mireh, continue Fides: « Mais l’appel est tombé dans l’oreille d’un sourd. »  « S’ils attaquent les églises, c’est aussi parce qu’ils n’ont plus une once d’humanité ou de cœur », note-t-il.

A Dongankha, autour de l’église touchée dimanche 6 juin, vivent environ 800 familles catholiques pour une population catholique d’environ 4 600 personnes, assistée par 3 prêtres, 2 religieux, 4 religieuses, 1 catéchiste et 15 assistants pastoraux bénévoles.

Depuis des semaines, l’église locale accueille des personnes déplacées qui fuient les bombardements : à côté du complexe de l’église, il y a une maison de repos gérée par les Sœurs de la Réparation où, avec les religieux âgés, environ 150 personnes vulnérables du village de Dongankha ont trouvé refuge.

« Le pasteur reste également avec eux, raconte le p. Francis Soe Naing, mais en réalité, ils ne sont pas en sécurité. Depuis que l’État de Kayah est devenu une zone de guerre, aucun endroit n’est sûr. »

Selon l’Église locale, ces derniers jours ont été touchés par des attaques : l’église du Sacré-Cœur de Jésus, dans le village de Kayanthayar Sud (4 morts et de nombreux blessés) ; la cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus, dans le diocèse de Phekhon ; l’église Saint-Joseph, dans la région de Demoso ; l’église Notre-Dame-de-Lourdes, dans la paroisse de Domyalay; le grand séminaire intermédiaire (où il y a 1. 300 réfugiés), avec le meurtre d’un volontaire, toujours selon Fides.

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Marina Droujinina

Journalisme (Moscou & Bruxelles). Théologie (Bruxelles, IET).

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