Réfugiés, Mossoul (Irak) @ wikimedia commons / Mstyslav Chernov

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Le pape en Irak : une consolation pour tous, affirme le card. Sandri

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Hommage aux pasteurs «qui sont restés sur place»

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Le voyage du pape François en Irak, du 5 au 8 mars 2021, est un signe de «consolation» pour tous, pas seulement pour les chrétiens, affirme le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, le cardinal Leonardo Sandri, dans un entretien à Vatican News le 14 décembre.

Cette perspective, souligne-t-il, est «un geste extraordinaire» de «consolation» pour «tous ces pays et ces peuples – en particulier l’Irak – qui ont souffert la guerre, la persécution et l’émigration», et pour tous ceux qui ont dû «tout quitter».

Le pape, ajoute-t-il, apportera «consolation, encouragement», aux pasteurs de l’Eglise. Et le cardinal Sandri de rendre hommage à ces derniers : «Nous devons nous incliner devant les pasteurs qui sont restés sur place malgré toutes les difficultés, malgré toutes les menaces, les attentats. Ils sont restés là, ils sont restés à l’exemple du bon Pasteur qui ne fuit pas.» L’épreuve a montré «leur fermeté dans la foi et dans la tribulation».

La consolation de cette visite, estime encore le cardinal, «est pour tous, pour tous ceux qui souffrent», de «toutes les religions et de toutes les confessions», et «pour tout le Moyen-Orient». Le pape encouragera «à être des hommes de communion et des témoins de l’amour de Dieu dans ce contexte».

Pour le préfet du dicastère, le pape «se présente avec une carte d’identité très importante» : l’encyclique Fratelli tutti et la déclaration d’Abou Dhabi sur la fraternité humaine.

Relevant le sens de l’accueil irakien, il se souvient de son premier voyage à Kirkouk, comme préfet : «Le patriarche Sako, qui était alors évêque, a d’abord commencé par m’emmener visiter une mosquée. J’ai été reçu par des imams chiites et sunnites, j’ai aussi dû faire un discours… Je n’ai aucun doute que le corps social de l’Irak, dans toutes ses composantes, recevra le pape avec enthousiasme.»

«Les chrétiens qui veulent revenir doivent trouver toutes les conditions de sécurité pour une vie digne», poursuit le cardinal Sandri, plaidant en particulier pour les jeunes en interpelant les instances nationales et internationales: «Donnez aux jeunes un avenir.»

Les chrétiens, souhaite-t-il également, «doivent pouvoir participer à la vie politique» : «Les laïcs doivent construire leur pays, leur patrie, pas seulement recevoir les indications des dirigeants».

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Anne Kurian-Montabone

Baccalauréat canonique de théologie. Pigiste pour divers journaux de la presse chrétienne et auteur de cinq romans (éd. Quasar et Salvator). Journaliste à Zenit depuis octobre 2011.

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