Découverte de sarcophages dans la nécropole de Saqqarah en Égypte © Facebook Ministry of Tourism and Antiquities

Découverte de sarcophages dans la nécropole de Saqqarah en Égypte © Facebook Ministry of Tourism and Antiquities

Découverte de sarcophages à Saqqarah : réaction de l’égyptologue du Vatican

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«Il reste encore beaucoup à découvrir»

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En Égypte, plus de 100 sarcophages intacts, datant de plus de 2500 ans, 40 statues en or et plusieurs autres objets funéraires ont été retrouvés dans la nécropole pharaonique de Saqqarah, près de la pyramide de Djoser, au sud du Caire.

« Cette découverte consacre l’Égypte comme une zone archéologique dans laquelle il reste encore beaucoup à découvrir », affirme Alessia Amenta, conservatrice du Département des antiquités égyptiennes et du Proche-Orient des Musées du Vatican. « Il n’y a pas eu découvertes aussi importantes de lieu secret ou de gros regroupement de sarcophages depuis la fin du XIXe siècle », ajoute-t-elle dans un entretien à Vatican News en italien du 16 novembre 2020.

Les autorités locales égyptiennes parlent de la plus grande découverte archéologique de l’année : plus de 100 cercueils en bois appartenant à des fonctionnaires ayant vécu entre la vingt-sixième dynastie et l’ère ptolémaïque ont été trouvés dans des fosses funéraires de 12 mètres de profondeur.

« Saqqarah, explique Alessia Amenta, a toujours rendu de grands trésors et de nombreuses missions archéologiques étrangères y sont actives. Chaque année, il y a d’importantes découvertes de tombes avec des objets funéraires et des éléments archéologiques importants. » En octobre dernier, environ 60 sarcophages ont été découverts : « C’est l’une des plus grandes nécropoles: un lieu de sépulture important pour toute l’histoire de l’Égypte ancienne », note la conservatrice.

Des millénaires d’histoire n’ont pas affecté la conservation des découvertes, grâce aux « conditions climatiques qui, dans ces tombes, maintiennent une température et une humidité constantes », note Alessia Amenta en ajoutant que « le climat a également changé en Égypte ces dernières décennies », mais « dans les puits, les conditions climatiques sont restées stables et ont permis une parfaite conservation des momies et des matériaux fragiles comme le bois ».

Selon le gouvernement égyptien, le site de Saqqarah n’a pas encore cessé de révéler son immense contenu. « La nécropole est vaste, explique l’égyptologue, elle est née à la montée de l’État pharaonique, au milieu de trois mille ans avant Jésus-Christ. Nous ne connaissons pas son étendue exacte. »

D’un point de vue historique, ces découvertes révèlent des aspects sans précédent de l’Égypte ancienne. Tout d’abord « d’un point de vue prosopographique (science auxiliaire de l’histoire, qui étudie la filiation et la carrière des grands personnages, ndlr): la reconstruction des familles ou les identités de personnages appartenant à la bureaucratie locale permet de reconstruire l’histoire », explique Alessia Amenta. À travers les titres de ces personnages, il est possible de « retracer l’organisation de la machine d’état de l’époque ».

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Marina Droujinina

Journalisme (Moscou & Bruxelles). Théologie (Bruxelles, IET).

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