Andrea Tornielli © Vatican News

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Pâques : le pape appelle à la responsabilité, par Andrea Tornielli

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« Ce temps n’est pas le temps des égoïsmes », dit le pape

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« Le message de Pâques du pape François nous appelle de façon réaliste à la responsabilité », affirme le directeur éditorial du Dicastère pour la communication Andrea Tornielli. Dans son article dans L’Osservatore Romano en italien du 15 avril 2020, il cite les paroles du pape prononcées le dimanche 12 avril: « Ce temps n’est pas le temps de l’indifférence, parce que tout le monde souffre et tous doivent se retrouver unis pour affronter la pandémie ».

Ces paroles, explique Tornielli, « nous rappellent à tous de mettre ces cinq pains et ces deux poissons qui ont servi, grâce au miracle de la multiplication et du partage, à nourrir la foule ». « Ce temps n’est pas le temps des égoïsmes, poursuit-il en citant le pape, parce que le défi que nous affrontons nous unit tous et ne fait pas de différence entre les personnes. »

Cette pandémie, écrit Tornielli, « appelle à être courageux, et à dire oui à la vie, comme le pape l’a répété lors de la veillée » pascale samedi soir : « Portons le chant de la vie ! a appelé le pape. Faisons taire le cri de mort, assez de guerres ! Que s’arrêtent la production et le commerce des armes, parce que c’est de pain et non de fusils dont nous avons besoin. Que cessent les avortements, qui tuent la vie innocente. Que s’ouvrent les cœurs de ceux qui ont, pour remplir les mains vides de ceux qui sont privés du nécessaire. »

Dans ce contexte, poursuit Tornielli, « il y a eu aussi de la place pour un appel à l’Europe, pour qu’en cette heure sombre ‘les rivalités ne reprennent pas vigueur, mais que tous se reconnaissent membres d’une unique famille et se soutiennent réciproquement’ ». et le développement des prochaines générations ».

Dans l’homélie de la veillée pascale, écrit Tornielli, le pape a cité la phrase qui a été très employée « surtout les premières semaines de la pandémie » : « Tout ira bien ». Il n’est pas facile, explique le directeur éditorial, de la répéter à « quelqu’un qui a perdu un être cher » ou à quelqu’un qui a vu sa « famille détruite par le virus », qui n’a « plus de travail » et ne sait pas ce qu’il va « donner à manger » à ses enfants.

Mais « ce soir, a dit le pape, nous conquerrons un droit fondamental qui ne nous sera pas enlevé: le droit à l’espérance. C’est une espérance nouvelle, vivante, qui vient de Dieu ». Il ne s’agit pas d’un « simple optimisme », a ajouté le pape, mais bien d’« un don du ciel que nous ne pouvons pas nous procurer seuls».

« Dieu a répondu à la question de savoir pourquoi de la douleur et de la mort, de la souffrance innocente, en faisant vivre son Fils afin que nous ne soyons plus jamais seuls », écrit Tornielli : «Le Christ, mon espérance, est ressuscité!, a dit le pape dans le message pascal: Il ne s’agit pas d’une formule magique, qui fait s’évanouir les problèmes. Non, la résurrection du Christ n’est pas cela. Elle est au contraire la victoire de l’amour sur la racine du mal, une victoire qui “n’enjambe pas” la souffrance et la mort, mais les traverse en ouvrant une route dans l’abîme, transformant le mal en bien: marque exclusive de la puissance de Dieu.»

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Marina Droujinina

Journalisme (Moscou & Bruxelles). Théologie (Bruxelles, IET).

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