Rencontre avec les jeunes du Bangladesh, Dacca © L'Osservatore Romano

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"Christus vivit": le pape invite les jeunes à l'amitié avec Jésus

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Dans les Evangiles, Jésus était… un jeune

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Durant sa vie publique narrée dans les Evangiles, «Jésus était un jeune», souligne le pape François dans sa lettre aux jeunes du monde «Il vit, le Christ» (Christus Vivit), publiée ce 2 avril 2019. Il invite les jeunes à trouver en lui «le grand ami» pour vivre «la pleine jeunesse».
Le pape s’adresse aux jeunes, cinq mois après le synode des évêques qui leur était consacré au Vatican. Dans cette lettre au style vivant, il affirme : «Vous les jeunes, Jésus ne vous éclaire pas de loin ou du dehors, mais dans votre jeunesse même qu’il partage avec vous.»
En effet, fait-il observer, «Jésus était un jeune. Il a donné sa vie à un âge considéré aujourd’hui comme l’âge d’un jeune adulte. Il a commencé sa mission publique dans la plénitude de sa jeunesse… il a été vraiment l’un de vous… En Jésus, tous les jeunes peuvent se retrouver».
Le pape cite les «caractéristiques des cœurs jeunes» que l’on retrouve chez Jésus : «Jésus a eu une confiance inconditionnelle dans le Père, il a pris soin de l’amitié avec ses disciples et, même dans les moments de crise, il y est resté fidèle. Il a manifesté une profonde compassion à l’égard des plus faibles, spécialement des pauvres, des malades, des pécheurs et des exclus. Il a eu le courage d’affronter les autorités religieuses et politiques de son temps; il a fait l’expérience d’être incompris et rejeté ; il a éprouvé la peur de la souffrance et connu la fragilité dans la Passion ; il a tourné son regard vers l’avenir, en se remettant entre les mains sûres du Père et en se confiant à la force de l’Esprit.»
Pour le pape, cette jeunesse du Christ n’appartient pas au passé : «Jésus est ressuscité et il veut nous faire participer à la nouveauté de sa résurrection. Il est la vraie jeunesse d’un monde vieilli». «Avant d’être un âge, estime-t-il encore, être jeune est un état d’esprit.»
La pleine jeunesse
Pour connaître «la pleine jeunesse», «la véritable plénitude d’être jeune», il faut rencontrer «chaque jour le grand ami», vivre «dans l’amitié de Jésus». Il s’agit, explique le pape François, de se laisser «aimer et sauver par lui», de commencer «à parler avec le Christ vivant des choses concrètes de ta vie», partager «les choses les plus secrètes», «lui dire tout ce qui nous arrive».
«L’amitié avec Jésus est indéfectible, poursuit-il. Il ne s’en va jamais, même si parfois il semble être silencieux… il est à nos côtés, où que nous allions… si nous nous éloignons, il reste fidèle».  En outre, il est possible «de faire l’expérience d’une union constante avec lui qui dépasse tout ce que nous pouvons vivre avec d’autres personnes : ‘Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi’ (Ga 2, 20)… Ne prive pas ta jeunesse de cette amitié».
Etre chrétien, ce n’est pas «une décision éthique ou une grande idée», mais «la rencontre avec un événement, avec une Personne», insiste le pape : «Dieu, qui t’aime comme tu es, qui t’estime et te respecte, mais qui, aussi, te propose toujours plus : plus de son amitié, plus de ferveur dans la prière, plus de faim de sa Parole, plus de désir de recevoir le Christ dans l’Eucharistie, plus de désir de vivre son Evangile, plus de force intérieure, plus de paix et de joie spirituelle.»
L’amitié sociale
Au fil des pages du document, le pape s’étend sur l’amitié entre jeunes, «un cadeau de la vie, un don de Dieu» : «Le Seigneur nous polit et nous fait mûrir à travers les amis. En même temps, les amis fidèles, qui sont à nos côtés dans les moments difficiles, sont un reflet de la tendresse du Seigneur, de son réconfort et de son aimable présence. Avoir des amis nous apprend à nous ouvrir, à prendre soin des autres, à les comprendre, à sortir de notre confort et de l’isolement, à partager la vie. C’est pourquoi : ‘Un ami fidèle n’a pas de prix’ (Si 6,15).»
«L’amitié n’est pas une relation fugitive ou passagère, mais stable, solide, fidèle, qui mûrit avec le temps, ajoute-t-il. Elle est une relation d’affection qui nous fait sentir unis, et en même temps elle est un amour généreux, qui nous porte à chercher le bien de l’ami.»
Cependant il propose aux jeunes «d’aller au-delà des groupes d’amis et de construire l’amitié sociale», de «chercher le bien commun». «Ce n’est pas facile», admet-il en appelant à «oser vivre avec passion» le «miracle de la culture de la rencontre».

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Anne Kurian-Montabone

Baccalauréat canonique de théologie. Pigiste pour divers journaux de la presse chrétienne et auteur de cinq romans (éd. Quasar et Salvator). Journaliste à Zenit depuis octobre 2011.

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