Refugees at the railway station in Flensburg

ANSA - EPA/BENJAMIN NOLTE

Moyen-Orient, Afrique, Ukraine : le synode appelle à la paix

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Protéger les familles victimes de «brutalités inouïes»

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« Les familles sont victimes de brutalités inouïes » déplore le synode qui appelle à la paix au Moyen-Orient, en Afrique et en Ukraine.

Une Déclaration des Pères synodaux, à laquelle ils ont associé les délégués fraternels, les auditrices et auditeurs participant à l’assemblée synodale, a été publiée en italien, samedi 24 octobre.

Ils veulent joindre leur voix aux « cris de tant d’innocents » pour dire : « Que cessent immédiatement les hostilités et le trafic des armes ! », mais aussi les « violences », le « terrorisme », les « destructions », les « persécutions ».

« Depuis des années désormais, à cause des conflits sanguinaires en cours, les familles sont victimes de brutalités inouïes. Leurs conditions de vie se sont encore aggravées ces derniers mois et semaines », dénonce l’assemblée synodale.

Elle dénonce aussi l’utilisation d’armes de destruction massive, les tueries sans distinction, les décapitations, les enlèvements, la traite des femmes, le recrutement d’enfants, la persécution à cause de la foi ou de l’ethnie, la dévastation des lieux de culte, la destruction du patrimoine culturel.

 

La douleur des familles réfugiées

Ces atrocités « ont contraint des milliers de familles à fuir de leur propre maison et à chercher refuge ailleurs, souvent dans des conditions précaires », fait observer le synode.

Plus encore, déplore la déclaration, « elles sont en ce moment empêchées de rentrer et d’exercer leurs droits à vivre dans la dignité et la sécurité sur leur propre terre », alors qu’elles pourraient contribuer « à la reconstruction et au bien-être matériel et spirituel de leurs pays respectifs ».

Ils en appellent au droit humanitaire international : « Dans ce contexte dramatique, les principes fondamentaux de la dignité humaine et de la coexistence pacifique et harmonieuse entre les personnes et les peuples, les droits les plus élémentaires que sont la vie, la liberté religieuse et le droit humanitaire international, sont continuellement violés. »

Les Pères synodaux expriment leur proximité aux patriarches, aux évêques, aux prêtres, aux consacrés, aux fidèles et à tous les habitants du Moyen-Orient.

Ils leur manifestent aussi leur solidarité et les assurent de leurs prières, et notamment avec les personnes enlevées dont ils réclament la libération.

Ils réaffirment l’importance de la voie du dialogue et de la négociation : « La paix au Moyen-Orient ne doit pas être imposée par la force, mais avec des décisions politiques respectueuses des particularités culturelles et religieuses des différentes nations et des réalités diverses qui les composent. »

Ils remercient notamment la Jordanie, le Liban, la Turquie et de nombreux pays européens pour l’accueil des réfugiés.

Ils lancent un appel à la communauté internationale pour que « les intérêts particuliers soient mis de côté » et que dans la recherche de solutions, « on s’en remette aux instruments de la diplomatie, du dialogue, du droit international ».

 

Dans le sillage de François et de Benoît XVI

La déclaration cite les paroles du pape François à Jérusalem, le 26 mai 2014 : « À toutes les personnes et les communautés qui se reconnaissent en Abraham : que l’on se respecte et que l’on s’aime les uns les autres comme frères et sœurs ! Apprenons à comprendre la douleur de l’autre ! Que personne n’instrumentalise le nom de Dieu pour la violence ! Travaillons ensemble pour la justice et la paix ! »

Les Pères synodaux se disent « convaincus que la paix est possible et qu’il est possible de mettre un terme à la violence en Syrie, en Irak, à Jérusalem et dans toute la Terre sainte. La réconciliation est le fruit de la fraternité, de la justice, du respect et du pardon ». 

Ils écrivent encore : « Notre unique désir, comme celui des personnes de bonne volonté qui forment la grande famille humaine, est que l’on puisse vivre en paix. »

Ils citent l’exhortation apostolique de Benoît XVI, Ecclesia in Medio Oriente, qui bouclait, en 2012, les travaux du synode pour le Moyen-Orient (2010) : « Puissent les juifs, les chrétiens et les musulmans découvrir dans l’autre croyant un frère à respecter et à aimer pour donner en premier lieu sur leurs terres le beau témoignage de la sérénité et de la convivialité entre fils d’Abraham. »

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Anita Bourdin

Journaliste française accréditée près le Saint-Siège depuis 1995. Rédactrice en chef de fr.zenit.org. Elle a lancé le service français Zenit en janvier 1999. Master en journalisme (Bruxelles). Maîtrise en lettres classiques (Paris). Habilitation au doctorat en théologie biblique (Rome). Correspondante à Rome de Radio Espérance.

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