L'exemple de Pierre Favre, chercher ceux qui sont loin

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Messe du pape avec des jésuites, 2 août 2014

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Le pape François donne l’exemple de saint Pierre Favre, qui « aurait pu choisir de s’enfermer dans des fondamentalismes… mais qui a choisi d’être avec les gens, d’être avec ceux qui étaient loin ».

Lors de la messe du 2 août 2014 à Sainte-Marthe, fête de saint Pierre Favre, le pape a célébré entouré de jeunes jésuites, qui avaient déjà participé à un déjeuner avec lui le 31 juillet, à la Curie généralice de la Compagnie de Jésus.

Durant son homélie, le pape a parlé de la figure de saint Pierre Favre, compagnon de saint Ignace de Loyola et premier jésuite à être ordonné prêtre. Pierre Favre a été déclaré saint par le pape François, par canonisation équipollente, le 17 décembre 2013.

« Il a parlé du style de saint Pierre Favre, qui était une forme de proximité, mais aussi de discernement : il aurait pu choisir de s’enfermer dans des fondamentalismes, des idées claires, sans courir de risque mais au contraire, dans l’esprit le plus authentique de saint Ignace, saint Pierre Favre a choisi d’être avec les gens, d’être avec ceux qui étaient loin et de le faire dans un esprit de discernement », rapporte Nicolò Mazza, étudiant jésuite présent, au micro de Radio Vatican.

Il évoque « un moment touchant, une célébration extrêmement sobre, simple, sans grande cérémonie. A la fin, quand je l’ai salué, je lui ai demandé si je pouvais l’embrasser, alors il m’a serré fort contre lui et m’a dit : «C’est bien comme ça que s’embrassent de vrais hommes». Ensuite, il m’a raconté qu’autrefois il fallait embrasser ses confrères avec une certaine distance. Il m’a dit : «Cela ne va pas». »

Nicolò Mazza reconnaît chez le pape « un confrère, un grand frère » : « dans sa sobriété, sa simplicité, sa façon très concrète de se situer, d’être avec nous…. J’ai senti dans sa présence, ses paroles et aussi son style, comme une invitation forte à retourner à l’essentiel, à ce qu’il y a de plus authentique dans le charisme de la Compagnie de Jésus et dans la spiritualité ignacienne. »

Avec une traduction de Constance Roques

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Anne Kurian-Montabone

Baccalauréat canonique de théologie. Pigiste pour divers journaux de la presse chrétienne et auteur de cinq romans (éd. Quasar et Salvator). Journaliste à Zenit depuis octobre 2011.

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