Dans un message daté du 28 janvier 2026, le pape Léon XIV adresse une parole de proximité et d’espérance aux personnes éprouvées par le tragique incendie de Crans-Montana, les assurant de la tendresse de l’Église et de la force de l’espérance chrétienne.
[1er février 2026]
C’est avec émotion que je m’adresse à vous tous qui êtes réunis dans la peine et la douleur, un mois après le tragique incendie de Crans-Montana qui a causé de nombreuses victimes. Vous avez perdu un être cher, ou bien l’un de vos proches souffre encore – peut-être pour longtemps – de ses blessures qui le marqueront pour la vie.
Je désire simplement vous manifester ma proximité et ma tendresse, avec celles de toute l’Église qui, par sa présence maternelle désire – autant qu’il est possible – porter avec vous le fardeau, et qui prie le Seigneur Jésus de soutenir votre foi dans l’épreuve. Je forme le vœu que vous trouviez auprès de vos prêtres et de vos Communautés chrétiennes les secours fraternels et spirituels que vous cherchez pour surmonter la peine et garder courage.
En ces heures où vos âmes sont traversées, non seulement par la souffrance, mais aussi par l’incompréhension et le sentiment d’abandon, je ne peux que vous confiez à la Vierge Marie, Notre-Dame-des-Douleurs, qui vous serre sur son cœur et vous invite à regarder avec elle la Croix, sur laquelle son Jésus bien-aimé a souffert Lui aussi, et a donné sa vie. Sur la Croix, le Fils de Dieu – Dieu en personne – a voulu partager ce que vous vivez aujourd’hui. Il partagera aussi avec vous sa glorieuse et bienheureuse résurrection. Car Jésus est vraiment ressuscité ! Telle est la douce certitude que la Sainte Église annonce avec assurance et sérénité, et sur laquelle est fondée notre immense espérance. L’espérance de revoir un jour ceux que vous avez perdus, l’espérance aussi que, dès ici-bas, se lèvera pour vous un jour nouveau, et que la joie reviendra dans vos cœurs.
Soyez-en absolument certains, comme l’affirme saint Paul : ni la mort, ni la vie, ni le présent, ni l’avenir, ni les épreuves, ni la séparation, ni la souffrance… rien ne pourra, vous et vos êtres chers, vous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ (cf. Rm 8, 38). Et rien de ce que vous avez vécu de beau et d’heureux avec eux n’est perdu pour toujours ; rien n’est fini !
C’est pourquoi, si Marie vous invite, en ces jours tristes et sombres, à regarder la Croix, elle vous invite aussi à regarder le Ciel, toujours lumineux. En saisissant fermement l’ancre de l’espérance qui s’y trouve solidement fixée et que Jésus vous tend (cf. He 6, 19), vous recevrez la force et le courage de persévérer, et de continuer votre route.
Portant cette intention dans ma prière, et demandant au Seigneur le repos de vos défunts et le soulagement de ceux que vous aimez, je vous donne de grand cœur une affectueuse Bénédiction Apostolique.
Du Vatican, le 28 janvier 2026
LÉON XIV