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Chrétiens d'Orient, capture vidéo oeuvre-orient.fr

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Moyen-Orient: des chrétiens « peu nombreux » mais « toujours au service de ces pays »

Le cardinal Sandri appelle à ne « jamais abandonner » la région

Au Moyen-Orient, « nous serons des chrétiens peu nombreux, nous ne serons pas beaucoup, mais nous serons toujours au service de ces pays », affirme le cardinal Leonardo Sandri. Dans un entretien à Radio Vatican le 5 mai 2017, à l’occasion de la célébration du centenaire de la Congrégation pour les Églises orientales et de l’Institut pontifical oriental, le préfet du dicastère appelle à ne « jamais abandonner le Moyen-Orient ».

Le travail de la Congrégation, explique-t-il, doit « aller à la rencontre » des besoins actuels des communautés catholiques d’Orient. Il cite notamment « l’émigration de tous ceux qui fuient à cause de la guerre, spécialement en ce moment au Moyen-Orient » : « La persécution et l’exil ont fait en sorte que beaucoup de nos frères chrétiens, catholiques, orientaux, se déplacent dans nos pays à la recherche de sécurité, de paix et d’une perspective d’avenir avec plus d’espérance ».

Pour le cardinal, il ne faut « jamais abandonner le Moyen-Orient, de sorte qu’il y ait toujours une présence chrétienne, non seulement de monuments et de pierres qui ne parlent pas et qui ne pensent pas, mais de pierres vivantes qui suivent le Christ parce que c’est un facteur de paix et d’équilibre pour tous ces pays ».

« Nous serons des chrétiens peu nombreux, nous ne serons pas beaucoup, insiste le préfet, mais nous serons toujours au service de ces pays pour la réconciliation et pour la paix de leurs habitants ».

Le cardinal Sandri souhaite « que rapidement, le plus rapidement possible, il y ait la paix et la sécurité en Syrie, en Irak et dans tout le Moyen-Orient ». Il salue le travail de l’Eglise sur ces terres, qui œuvre pour « qu’aucune religion ne puisse jamais être pour personne une inspiration pour la violence et pour la haine ».

Le centenaire du dicastère, estime-t-il encore, est « un moment de réflexion sur la grande importance qu’ont les Églises orientales catholiques dans l’Église catholique de Rome » : « une richesse qui vient des apôtres, des Églises apostoliques, et qui se traduit dans la discipline, dans la liturgie, dans la patristique, dans la spiritualité ».

Avec une traduction de Constance Roques

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