Corruption : approfondir la question de l’excommunication

Conclusions du premier débat au Vatican

Campagne contre la corruption en Zambie © Wikimedia commons

Campagne contre la corruption en Zambie © Wikimedia commons

Approfondir la question de l’excommunication pour corruption. C’est l’une des conclusions du premier “Débat international sur la corruption”, organisé au Vatican par le Dicastère pour le service du développement humain intégral, le 15 juin 2017.

Une cinquantaine de magistrats anti-mafia et anti-corruption, d’évêques, de représentants du Vatican, d’Etats et des Nations unies, ainsi que des victimes, journalistes, experts et ambassadeurs, ont participé à cette rencontre au siège de l’Académie pontificale des sciences sociales.

Les participants ont notamment souligné que « la lutte contre la corruption et les mafias est une question non seulement de légalité, mais de civilisation », indique un communiqué du Saint-Siège publié le 17 juin.

Suite à la rencontre, le groupe élaborera « un texte commun qui guidera les travaux ultérieurs et les futures initiatives », indique la note. Parmi ces initiatives : l’approfondissement « au niveau international et au niveau de la Doctrine juridique de l’Eglise », de la question de « l’excommunication pour corruption et association mafieuse ».

Cette question a déjà été abordée par le pape François, notamment lors de sa visite à Cassano all’Jonio, dans la province de Cosenza en Calabre, en juin 2014 : il y avait dénoncé les méfaits de la « N’Drangheta », mafia calabraise, en affirmant que ceux qui pratiquent le crime organisé n’adorent pas Dieu mais « adorent le mal », « ils ne sont pas en communion avec Dieu, ils sont excommuniés ».

Le cardinal Peter Turkson, préfet du dicastère, a expliqué ainsi l’objectif du premier débat de ce genre au Vatican : « Il s’agit de faire face à un phénomène qui conduit à piétiner la dignité de la personne. Nous voulons affirmer qu’on ne peut jamais piétiner, nier, entraver la dignité des personnes … nous cherchons à attirer l’attention sur cette question ».

Le secrétaire délégué du dicastère, Mgr Silvano Maria Tomasi, a insisté sur l’importance de « sensibiliser l’opinion publique, d’identifier des pas concrets qui puissent aider à parvenir à des politiques et à des lois qui préviennent la corruption ». « La corruption, a-t-il ajouté, est comme un ver qui s’infiltre dans les processus de développement des pays pauvres ou dans les pays riches, qui ruine les relations entre institutions et entre personnes ».

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