La 20e Assemblée plénière du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) s’est achevée ce 4 août 2025 à Kigali, au Rwanda. Ayant pour thème « Le Christ, source d’espérance, de réconciliation et de paix », elle s’est inscrite dans la continuité des engagements pris lors de la dernière Assemblée en juillet 2022.
La rencontre a été présidée par le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa en RDC et président du SCEAM. Plus de 250 personnes du continent africain ont participé dont 13 cardinaux, 85 évêques, 72 prêtres, et des dizaines de consacrés et de laïcs en responsabilité ecclésiale. Le cardinal Michael Czerny, préfet du Dicastère pour le service du développement humain intégral, était également présent.
Cette Assemblée 2025 visait principalement à continuer la réflexion sur les nombreux défis rencontrés en Afrique comme l’insécurité et la violence, l’instabilité géopolitique, la pauvreté, l’exploitation de la religion à des fins politiques ou l’absence de bonne gouvernance. Des difficultés qui doivent être surmontés dans l’espérance, ont rappelé les évêques du SCEAM : « Le Christ est la source d’espérance pour l’Afrique et ses populations. »
Un document « de vision à long terme » pour 2025-2050 a aussi été présenté, cherchant à apporter une réflexion pastorale sur l’accompagnement des catholiques dans des réalités culturelles complexes, y compris les unions polygames. Il est construit autour de 12 piliers fondamentaux tels que l’évangélisation, le leadership familial, l’engagement des jeunes, la protection de la création, la mission numérique ou la responsabilité politique.

Cardinal Fridolin Ambongo, président du SCEAM © secam.org
Nécessité d’une « Église prophétique, inclusive, engagée et enracinée »
Lors de son discours d’ouverture, le jeudi 31 juillet, le cardinal Fridolin Ambongo a appelé les participants à « s’ouvrir à l’Esprit Saint pour le renouveau de l’Église en Afrique et la guérison de ses sociétés ». « Nous ne sommes pas ici simplement pour discuter de questions de structure ou de planification, mais pour discerner ensemble la mission du Christ à notre époque et dans notre contexte » a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Ne cherchons pas seulement des résultats administratifs, mais un renouveau spirituel. »
Demandant à l’Église d’Afrique de travailler avec humilité et une foi audacieuse, il a souligné la nécessité d’une Église « prophétique dans sa voix, inclusive dans son action, engagée pour la justice et enracinée dans l’Évangile de l’espérance ». Il a exhorté les évêques et les délégués à rester attentifs aux besoins des pauvres, des personnes déplacées, des jeunes et des marginalisés.
Un message du pape Léon XIV a également été lu lors de la cérémonie d’ouverture. Le Saint-Père a encouragé les participants de cette 20e Assemblée générale, et a affirmé la volonté du Dicastère pour le service du développement humain intégral d’accompagner l’Église catholique en Afrique. Il a notamment invité les Églises locales à être des « signes tangibles d’espérance » et à promouvoir « l’unité, en particulier dans les parties de la société fracturées par la division et la polarisation ».
