(ZENIT News / Jérusalem, 30 mars 2026).- À la suite d’une réunion fructueuse qui s’est tenue lundi 3 mars entre la police israélienne et le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, un cadre d’accord mutuel a été établi pour la Semaine Sainte et les célébrations de Pâques à venir.
Cette rencontre fait suite à un malentendu survenu lors du dimanche des Rameaux, lorsque, pour des raisons de sécurité liées au contexte régional, la police israélienne avait empêché l’accès au Saint-Sépulcre, suscitant incompréhension et réactions, avant un retour au dialogue entre les parties.
La police et les autorités ecclésiastiques ont convenu que, compte tenu de la situation sécuritaire complexe, les cérémonies restantes de la Semaine Sainte et de Pâques seront célébrées de manière symbolique et restreinte. « Cette coordination garantit le maintien de la liberté de culte, tout en remplissant notre devoir premier : la protection de la vie humaine. Ces dernières semaines, des missiles et des débris iraniens ont touché la vieille ville. Ces restrictions, qui visent à sauver des vies, constituent une réponse directe à un danger réel et imminent pour tous les fidèles », a déclaré la police.
De leur côté, le patriarche latin de Jérusalem et la Custodie de Terre Sainte ont confirmé dans un communiqué de presse que « les questions relatives aux célébrations de la Semaine Sainte et de Pâques à l’église du Saint-Sépulcre ont été abordées et résolues en coordination avec les autorités compétentes ». Ils ont précisé que « selon la police israélienne, l’accès a été garanti aux représentants des Églises pour la célébration des liturgies et des cérémonies et pour la préservation des anciennes traditions pascales à l’église du Saint-Sépulcre ».
Il est noté que « comme il est naturel, et compte tenu de l’état de guerre actuel, les restrictions existantes sur les rassemblements publics restent en vigueur pour le moment. Par conséquent, les Églises assureront la retransmission en direct des liturgies et des prières aux fidèles en Terre Sainte et dans le monde entier. »
Le communiqué de presse exprime « sa sincère gratitude à Son Excellence M. Isaac Herzog, président de l’État d’Israël, pour l’attention immédiate qu’il nous a accordée et son intervention précieuse. Nous remercions également les chefs d’État et les responsables qui ont agi rapidement et personnellement pour exprimer leur soutien ».
Il est également souligné que : « Nous tenons à souligner que la foi religieuse constitue une valeur humaine suprême, partagée par toutes les religions : juive, chrétienne, musulmane, druze et autres. En particulier en période d’adversité et de conflit, comme celle que nous traversons actuellement, la sauvegarde de la liberté de culte reste un devoir fondamental et commun. Nous sommes convaincus que des solutions appropriées continueront d’être trouvées pour permettre la prière dans les lieux de culte, en particulier dans les lieux saints de toutes les religions, d’une manière qui respecte à la fois les besoins légitimes en matière de sécurité et les pratiques religieuses et les prières qui revêtent une importance profonde pour des centaines de millions de croyants. »
Enfin, le communiqué de presse souligne que « l’Église entretient un dialogue constant avec les autorités, y compris la police israélienne » et que « le Patriarche latin de Jérusalem et la Custodie de Terre Sainte réaffirment leur engagement en faveur du dialogue, du respect mutuel et de la préservation du statu quo. »
