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« Cor ad cor loquitur » : le rôle des émotions dans l’acte de foi

La Conférence épiscopale espagnole publie une note doctrinale approfondie – traduction française intégrale disponible

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La Commission pour la doctrine de la foi de la Conférence épiscopale espagnole a récemment publié une note doctrinale sur le rôle des émotions dans l’acte de foi, intitulée Cor ad cor loquitur (« Le cœur parle au cœur »), déjà présentée sur ZENIT le 6 mars 2026 lire l’article ici. Aujourd’hui, nous proposons la traduction intégrale en français, permettant d’accéder à l’ensemble des réflexions des évêques sur l’importance de l’affectivité, des émotions et des sentiments dans la vie chrétienne, en lien avec la vérité, la raison et l’action apostolique.

Note doctrinale sur le rôle des émotions dans l’acte de foi : « Cor ad cor loquitur », le cœur parle au cœur

Première publication le 3 mars 2026

La Commission pour la doctrine de la foi de la Conférence épiscopale espagnole a publié une note doctrinale sur le rôle des émotions dans l’acte de foi, intitulée « Cor ad cor loquitur » (Le cœur parle au cœur), en référence à la devise cardinalice du récemment proclamé docteur de l’Église, saint John Henry Newman. Cette devise résume le thème central de la note : la vie spirituelle et la rencontre avec Dieu « affectent la personne dans toutes ses dimensions : affective, intellectuelle et volitionnelle ». Cette note a été approuvée par le Comité permanent lors de sa dernière réunion, qui s’est tenue les 24 et 25 février à Madrid.

Cette réflexion est motivée par les divers signes d’une « renaissance de la foi chrétienne » dans la société, ainsi que par l’émergence de « diverses initiatives de première annonce » inspirées par l’Esprit Saint, qui facilitent les rencontres avec le Christ. L’Église apprécie leur « créativité » et reconnaît « un appel qui nous encourage à retrouver l’importance des sentiments et à les intégrer, sans diminuer la raison, dans la vie chrétienne ». Ainsi, les évêques de cette Commission proposent cette note doctrinale pour « aider au discernement et accompagner la maturation de ces expériences apostoliques afin qu’elles puissent croître et mieux servir les nombreuses personnes qui s’approchent de l’Église ».

 

Cor ad cor loquitur (Le cœur parle au cœur)
Note doctrinale sur le rôle des émotions dans l’acte de foi

« Cor ad cor loquitur » était la devise cardinalice choisie par le nouveau Docteur de l’Église, saint John Henry Newman, inspirée par saint François de Sales, qui définissait la vie spirituelle comme une rencontre avec Dieu « cœur à cœur » (1) , un mouvement du cœur de Dieu au cœur de l’homme et, inversement, du cœur de l’homme au cœur de Dieu ; un échange incessant qui touche la personne dans toutes ses dimensions : affective, intellectuelle et volitionnelle (2) . Jésus lui-même, interrogé sur le plus grand commandement de la Loi, dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit » (Mt 22, 37). La foi engage la totalité de l’existence humaine, car elle est l’abandon de l’homme tout entier à Dieu, en réponse libre et obéissante à la révélation (Rm 1, 5 ; 16, 26) (3). C’est Dieu qui prend l’initiative d’aller vers l’homme et qui lui accorde sa grâce afin que, par l’aide intérieure du Saint-Esprit, le cœur humain puisse s’orienter vers Dieu et entrer en communion intime avec lui (4). Outre la dimension fiduciaire (la confiance en Dieu), la foi comprend des éléments cognitifs (l’adhésion à Dieu, la profession de foi) ainsi que des émotions et des sentiments (la joie spirituelle, l’amour ou la paix, entre autres).

2. Les évêques de la Commission pour la Doctrine de la Foi de la Conférence épiscopale espagnole proposent ces réflexions sur l’intégralité de l’expérience de la foi, qui est le fruit de la rencontre avec le visage authentique de Jésus-Christ incarné : « Dieu né de Dieu, Lumière née de Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu, engendré, non créé, qui pour nous les hommes et pour notre salut est descendu du ciel, et par l’Esprit Saint s’est incarné de la Vierge Marie, et est devenu homme » ( Symbole de Nicée-Constantinople).

Motivation pastorale de cette réflexion

3. Ces dernières années, des signes indiquent une renaissance de la foi chrétienne, notamment chez les jeunes Espagnols de la « Génération Z », ces natifs du numérique nés entre le milieu des années 1990 et le début des années 2000. L’Église apprécie la créativité des diverses initiatives de première annonce que l’Esprit Saint a inspirées à de nombreux mouvements et associations ecclésiaux pour faciliter la rencontre de tant de personnes avec le Christ ou le renouveau de leur foi. Ces nouvelles méthodes ou outils d’évangélisation représentent un souffle nouveau pour l’Église qui, comme une Mère, revient sans cesse « en route pour secourir les hommes du désert et les conduire au lieu de la vie, à l’amitié avec le Fils de Dieu, à celui qui nous donne la vie, et la vie en abondance » (5). 

L’Église apprécie la créativité des diverses initiatives initiales de proclamation que l’Esprit Saint a inspirées dans de nombreux mouvements et associations ecclésiaux pour faciliter la rencontre avec le Christ ou la revitalisation de leur foi pour tant de personnes.

4. Dans toutes ces méthodes, les émotions et les sentiments jouent un rôle important, à des degrés divers, créant un premier « impact » sur l’individu et conduisant à la conversion et à l’adhésion au Christ. Il est essentiel ensuite de façonner la vie des chrétiens avec le Seigneur, de les accompagner dans leur cheminement de disciple au sein de l’Église et de les engager dans l’apostolat, en témoignant du Christ mort et ressuscité dans le monde. Cependant, nombreux sont ceux, même parmi les promoteurs de ces expériences, qui mettent en garde contre le risque d’une réduction « émotive » de la foi, conduisant beaucoup à devenir des consommateurs d’expériences marquantes et des chercheurs insatiables de gratification spirituelle. Le message du Christ ne cherche pas à susciter directement des émotions, mais plutôt à témoigner d’un événement qui a transformé l’histoire et qui est capable de transformer l’existence de chaque être humain en le plaçant au centre de sa vie : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3, 16). C’est cet impact profond qui renouvelle l’esprit et la pensée, élargit l’horizon de la liberté, offre un nouveau sens à la vie et, par conséquent, donne une nouvelle substance aux actions des individus.

5. À certaines périodes de l’histoire de l’Église, l’équilibre a penché soit du côté de l’adhésion intellectuelle aux vérités révélées, soit du côté de l’engagement et de l’action, influençant la vie spirituelle des fidèles, la réflexion théologique, la catéchèse et l’apostolat. Aujourd’hui, cependant, l’expérience de la foi se centre sur le monde émotionnel et sentimental de l’individu, ce qui pourrait s’interpréter comme un « signe des temps » ou un appel à retrouver l’importance des sentiments et à les intégrer, sans pour autant diminuer la raison, à la vie chrétienne. Parallèlement, nous reconnaissons la nécessité de maîtriser et de discerner les émotions, car elles peuvent constituer un obstacle à la croissance spirituelle.

6. Appréciant tout le bien que ces méthodes de première proclamation apportent dans le contexte d’une société fortement sécularisée, les évêques de cette Commission, en tant que pasteurs du peuple de Dieu, proposent cette Note afin d’aider à discerner et à accompagner la maturation de ces expériences apostoliques afin qu’elles puissent croître et mieux servir tant de personnes qui s’approchent de l’Église – comme la Samaritaine – cherchant « une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 14).

Crois avec ton cœur
a) L’absolutisation des émotions dans la postmodernité

7. Les experts et analystes contemporains mettent en garde contre l’absolutisation de l’affectivité dans la culture dite postmoderne, réduite à des sentiments et des émotions, et allant même jusqu’à affirmer son irrationalité, un phénomène qualifié d’« émotivisme » (6), c’est-à-dire la réduction de l’affectivité à l’émotion. L’homme postmoderne rejette l’objectivisme rationaliste pour devenir un sujet émotionnel, passant du « je pense, donc je suis » au « je ressens, donc je suis », du « logos » 

à l’« émotion ». Mais les sentiments et les émotions, bien qu’appartenant au monde affectif, ne sauraient le saisir dans son intégralité.

8. La personne « émotiviste » se perçoit comme fragmentée car les émotions, prises isolément, ne peuvent lui offrir une vision globale de la réalité. Elle se sent désorientée, emportée par ses émotions à chaque instant, sans perspective d’avenir, et s’identifie à elles (7); elle vit dans l’immédiateté et l’inconstance, absolutisant l’instant (tant que dure l’émotion). Appliqué à la vie spirituelle, le concept d’ « émotiviste religieux » fait dépendre la foi de l’intensité de l’émotion, la réduisant à la mesure du sentiment (8) et à son caractère plaisant, renforcé par les expériences partagées. Il est important de ne pas confondre ces expériences avec l’extase mystique ou la joie spirituelle qui accompagne la révélation privée chez les saints. Dès 2003, la Conférence épiscopale espagnole mettait en garde, dans le Directoire pour la pastorale familiale de l’Église en Espagne, contre cette conception « simplement émotiviste » qui affaiblit profondément la capacité de l’homme à construire sa propre existence, car elle laisse sa vie se laisser guider par son humeur du moment, le rendant incapable d’en rendre compte. Cette primauté opérative de l’impulsion émotionnelle chez l’homme, sans autre direction que sa propre intensité, engendre une profonde crainte de l’avenir et de tout engagement durable » (9).

Il est essentiel de trouver un équilibre dans la vie spirituelle entre les aspects intellectuels, volontaires et émotionnels. Les sentiments sont indissociables de la vérité et du bien.

9. Il est important de garder à l’esprit que les émotions et les sentiments jouent un rôle significatif dans la vie humaine et spirituelle. Le corps et les émotions font partie intégrante de la vie psychique et spirituelle de l’être humain. Les émotions ne peuvent être ignorées ni minimisées car elles sont intrinsèques à notre existence. Cependant, il est crucial de trouver un équilibre, au sein de la vie spirituelle, entre les aspects intellectuels, volitionnels et émotionnels. Les sentiments sont indissociables de la vérité et du bien. À ce sujet, le pape François a déclaré dans l’encyclique Lumen fidei (2013) :

La foi sans la vérité ne sauve pas, elle n’assure pas nos pas. Elle demeure une belle fable, une projection de nos désirs de bonheur, qui ne nous satisfait que dans la mesure où nous voulons nous bercer d’illusions. Ou bien elle se réduit à un beau sentiment, qui console et exalte, mais qui dépend de nos humeurs changeantes ou des circonstances, et qui est incapable de donner une continuité au chemin de la vie (10).

10. Par ailleurs, l’individu « émotiviste » est plus facilement manipulable. De nombreux discours sociaux et politiques actuels font fréquemment appel aux émotions (peur, espoir, indignation) afin de susciter certains comportements et allégeances. Dans la vie spirituelle également, le danger existe de tenter de provoquer certains comportements par un « bombardement émotionnel », qui pourrait être considéré comme une forme d’« abus spirituel ». Cet abus peut se manifester par une « pression émotionnelle des pairs », qui contraint les individus à ressentir la même chose que les autres afin de ne pas s’exclure de l’expérience. Il peut même se produire par le biais de fausses expériences surnaturelles ou mystiques (« faux mysticisme » (11) ), qui déforment une vision authentique de Dieu, comme moyen d’exercer un contrôle sur les consciences en annulant l’autonomie individuelle ou pour commettre d’autres types d’abus, qui doivent être considérés comme d’une gravité morale particulière (12).

b) L’importance des sentiments dans la vie spirituelle

11. Les sentiments jouent un rôle important dans la vie humaine et spirituelle et sont fondamentaux à la vie intérieure de chaque être humain. La foi chrétienne, enracinée dans l’Incarnation, ne peut ni les négliger ni les ignorer. Dieu nous rejoint aussi dans nos sentiments, notre subjectivité, notre intimité, nos émotions. Le domaine affectif constitue un espace fondamental de la vie spirituelle, de la relation à Dieu et aux autres, et de la croissance spirituelle. Cependant, les sentiments ne sauraient déterminer la totalité ou la quasi-totalité de la vie chrétienne, car, parfois, l’absence même de sentiments fait partie intégrante du cheminement spirituel.

12. Les méthodes d’évangélisation que nous avons abordées nous aident à découvrir l’importance de la dimension émotionnelle de la vie chrétienne. Sous l’influence des Lumières, on a eu tendance à privilégier les aspects intellectuels ou éthiques de la foi, considérant les sentiments comme marginaux dans l’expérience de la foi. La piété populaire et certaines pratiques spirituelles ont favorisé une spiritualité plus intimement liée aux sentiments, à l’imagination et au cœur.

13. Le défi sera toujours de faciliter la rencontre avec Dieu sans instrumentaliser les émotions, sans pour autant sous-estimer le pouvoir de la foi à les susciter. Agir ainsi serait contredire la Parole de Dieu elle-même, qui prend en compte la dimension affective de la relation entre Dieu et l’humanité.

14. L’Ancien Testament décrit l’amour de Dieu pour son peuple en de nombreux passages, comme celui d’une mère compatissante envers l’enfant de ses entrailles (cf. Is 49, 14-15), celui d’un père qui prend son fils nouveau-né dans ses bras et prend soin de lui (cf. Os 11, 1.3-4), ou encore celui d’un amant qui grave sa bien-aimée comme un sceau sur son cœur (cf. Cantique des Cantiques 2, 2 ; 6, 2 ; 8, 6). Cet amour exige de l’humanité la réponse d’un cœur nouveau, d’un cœur de chair (cf. Ez 36, 26).

15. Dans le Nouveau Testament, le Verbe incarné assume également les sentiments de la condition humaine. À de nombreux endroits, nous voyons comment Jésus a eu compassion de ceux qui erraient comme des brebis sans berger (cf. Mt 9, 36), a éprouvé de l’angoisse et de la tristesse au jardin des Oliviers (cf. Lc 22, 39-44 ; Mt 26, 37), a pleuré sur Jérusalem (cf. Lc 19, 41-44) et sur la perte de son ami Lazare (cf. Jn 11, 35), a aimé les disciples et les a appelés amis (cf. Jn 13, 23 ; 15, 15), a regardé avec colère et a souffert de l’endurcissement du cœur des autres (cf. Mc 3, 5) ou en voyant le Temple transformé en marché (cf. Mt 21, 12-13 ; Mc 11, 15-18 ; Jn 2, 13-22), etc. (13). Comme le disait saint Augustin, il a aussi assumé les sentiments humains pour les racheter : « Il a pris ces affections à la faiblesse humaine, de même qu’il a pris la chair à la fragilité humaine… afin que, si quelqu’un est attristé et affligé par les tentations humaines, il ne soit pas considéré pour autant hors de sa grâce » (14). Comme le rappelle le concile Vatican II : « En effet, le mystère de l’homme n’est pleinement révélé que dans le mystère du Verbe incarné… Il révèle pleinement l’homme à lui-même… Car en lui la nature humaine a été assumée, non absorbée… et en nous aussi, elle a été élevée à une sublime dignité » (15). Il n’est donc pas étonnant que saint Paul ait recommandé aux Philippiens : « Ayez en vous les mêmes sentiments qui étaient en Jésus-Christ » (Ph 2, 5). Nier les émotions dans l’acte de foi, ce serait donc nier la condition humaine assumée par le Verbe incarné, l’Homme parfait (cf. Éph 4, 13), celui-là même qui « a travaillé de mains humaines, pensé d’un esprit humain, a agi d’une volonté humaine, aimé d’un cœur humain » (16), et qui, de ce fait, peut guérir l’affectivité humaine de son désordre, l’éclairer et l’élever. Comme l’affirme l’encyclique Dilexit nos (2024), « le Fils éternel de Dieu, qui me transcende sans limites, a voulu m’aimer aussi d’un cœur humain. Ses sentiments humains deviennent un sacrement d’un amour infini et définitif » (17).

Nier les émotions dans l’acte de foi reviendrait donc à nier la condition humaine, assumée par le Verbe incarné, l’Homme parfait (cf. Eph 4,13), celui-là même qui « a travaillé de mains humaines, a pensé avec un esprit humain, a agi avec une volonté humaine, a aimé avec un cœur humain ».

c) Récupérer le cœur

16. L’affectivité, dimension essentielle de l’être humain, intègre avec la raison et la volonté les émotions et les sentiments à la vérité de l’être humain, créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1, 26), profondément aimé dans la réalité de son existence. En tant que dimension fondamentale de la personne, elle ne peut être exclue de l’acte de foi, car Dieu rencontre chaque homme et chaque femme dans l’intégrité de leur être et leur parle de cœur à cœur. Car le cœur est le centre de la personne, le lieu des décisions, de la vérité, de la rencontre et de l’Alliance, qui ne peut être sondée et connue que par l’Esprit de Dieu (18).

17. Les enseignements des papes les plus récents sont empreints d’un appel à la redécouverte de la dimension humaine dans la vie chrétienne. Dès 1956, Pie XII, dans son encyclique Haurietis aquas , sur la dévotion au Cœur du Christ, mettait en garde contre le danger du naturalisme et du sentimentalisme, et présentait le Cœur du Verbe incarné comme signe et symbole du triple amour dont le Christ aime : l’amour divin (en tant que Dieu), l’amour spirituel humain (la charité de sa volonté humaine) et l’amour sensible (les affections et les émotions). (19) Ainsi, les fidèles étaient invités à atteindre l’harmonie de l’amour en Christ. Par la suite, les encycliques de Jean-Paul II, Redemptor hominis (1979), qui revient à la dimension humaine du mystère de la Rédemption, et surtout Dives in misericordia (1980), consacrée à l’amour miséricordieux de Dieu, sont significatives. Pour sa part, Benoît XVI a abordé cette question dans plusieurs de ses encycliques, notamment dans Deus caritas est (2005), mais aussi dans Spe salvi (2007) et Lumen fidei (2013), écrites conjointement avec François et déjà mentionnées. Plus récemment, le pape François, dans son encyclique Dilexit nos (2024), a proposé de redonner toute son importance au cœur dans la vie chrétienne, car – comme le dit saint Paul – « si tu confesses de ta bouche que Jésus est Seigneur et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé » (Rm 10, 9). C’est dans le cœur que « chaque personne fait sa synthèse ; c’est là que les êtres concrets trouvent la source et la racine de toutes leurs autres facultés, convictions, passions, choix » (20). Tout est unifié dans le cœur, qui est « le noyau de chaque être humain, son centre le plus intime ; non seulement le noyau de l’âme, mais de la personne entière dans son identité unique qui est à la fois spirituelle et corporelle (…) C’est le siège de l’amour avec la totalité de ses composantes spirituelles, spirituelles et aussi physiques » (21) .

18. Du cœur, où s’intègrent les dimensions affective et corporelle, rationnelle et intellectuelle, ainsi que la volonté et l’engagement (22), l’expérience de la foi devient un événement totalisant, permettant au croyant d’affirmer : « J’ai trouvé celui que mon âme aime. Je l’ai tenu et je ne l’ai pas lâché » (Cantique des Cantiques 3, 4). Cet événement déborde et transcende toujours, et permet de goûter par avance à la joie et à la lumière de la vie éternelle.

19. L’affectivité, en tant que dimension humaine fondamentale en harmonie avec la raison et la volonté, transcende la simple sentimentalité et libère la foi des pièges du subjectivisme et de l’émotivisme. L’amour authentique conduit toujours à la vérité. Comme l’a affirmé le pape Benoît XVI.

Sans la vérité, la charité se réduit à une simple sentimentalité. L’amour devient une coquille vide que l’on remplit arbitrairement (…), il est la proie des émotions et des opinions contingentes des individus (…). La vérité libère la charité de l’étroitesse d’esprit d’une émotivité qui la prive de sa dimension relationnelle et sociale, ainsi que d’un fidéisme qui mutile son horizon humain et universel. Dans la vérité, la charité reflète la dimension à la fois personnelle et publique de la foi dans le Dieu biblique, qui est à la fois « Agapè » et « Logos » : Charité et Vérité, Amour et Parole (23).

20. Croire avec le cœur est le meilleur antidote contre les deux grands ennemis de la vie spirituelle identifiés par le pape François : le néo-gnosticisme et le néo-pélagianisme. Le premier conçoit le salut comme une expérience purement intérieure, confinant l’individu à l’immanence de sa propre raison ou de ses propres sentiments. Le pélagianisme, quant à lui, met l’accent sur le caractère radicalement autonome de l’individu, qui cherche à atteindre le salut par ses propres efforts. Cela se traduit, entre autres, par la satisfaction des fruits obtenus, une obsession de la loi et une ostentation dans le soin apporté à la liturgie, à la doctrine et au prestige de l’Église (24).

Critères théologico-pastoraux de discernement

21. À la lumière de ce qui précède, nous proposons quelques critères qui peuvent contribuer à enrichir l’expérience de foi des nouvelles initiatives d’évangélisation qui ont récemment émergé dans le domaine de la proclamation initiale :

a) Par Christ, au Père, dans l’Esprit

22. La vie chrétienne commence « au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19), tout comme au sacrement du baptême. C’est la foi trinitaire que l’Église transmet qui doit être professée non seulement par les lèvres, mais aussi par le cœur et l’esprit.

23. Toute la vie de foi est imprégnée par la Très Sainte Trinité : la prière est adressée au Père, par le Fils, dans l’Esprit ; la liturgie est éminemment trinitaire : « Par le Christ, avec lui et en lui, dans l’unité du Saint-Esprit, à toi la gloire et l’honneur, Père tout-puissant, pour les siècles des siècles » ; la communauté ecclésiale est appelée à refléter la communion des Personnes divines ; et la destinée du chrétien est trinitaire, pleine unité avec Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et avec toute l’humanité. Il est donc important que la prière chrétienne ne perde pas son identité trinitaire (25) et que la proclamation initiale, ainsi que le cheminement du disciple, présentent Jésus-Christ, que nous connaissons par l’action de l’Esprit, qui nous révèle le visage du Père. C’est seulement ainsi que nous pouvons faire l’expérience de la plénitude de l’amour de Dieu : « car l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 5:5).

b) Dimension personnelle

24. Comme l’a dit le pape Benoît XVI : « Être chrétien n’est pas le fruit d’un choix éthique ou d’une idée élevée, mais la rencontre d’un événement, d’une Personne, qui donne à la vie un horizon nouveau et une direction décisive » (26) . La foi, assurément, ne se réduit pas à une adhésion théorique à certains dogmes, mais est un acte par lequel toute la personne se donne librement à Dieu, qui se révèle à nous et se donne à nous dans le Christ. Le Catéchisme de l’Église catholique nous rappelle également que « nous ne croyons pas aux formules, mais aux réalités qu’elles expriment et que la foi nous permet de “toucher” » (27).

La foi, assurément, ne se réduit pas à une adhésion théorique à certains dogmes, mais est un acte par lequel toute la personne se donne librement à Dieu, qui se révèle à nous et se donne à nous en Christ.

25. Puisque Dieu rencontre la personne dans sa totalité, les sentiments, inhérents à la dimension affective de l’être humain, participent également à cette rencontre. Nous vous invitons donc à apprendre à discerner les sentiments dans la vie spirituelle, en vous appuyant sur les grands maîtres de la spiritualité. Saint Ignace de Loyola lui-même encourageait le discernement entre les états de consolation et de désolation de l’âme, ou une sainte indifférence aux choix de vie, avec le désir de servir Dieu comme fin première et suprême à laquelle tout est subordonné (28). D’autres, comme sainte Thérèse d’Avila ou saint Jean de la Croix, ont expérimenté la purification des sens dans les « nuits obscures de l’âme », ou, comme sainte Thérèse de Lisieux ou sainte Thérèse de Calcutta, ont traversé de longues périodes d’obscurité spirituelle.

26. De tout cela, il ressort qu’il faut se méfier des sentiments et des émotions qui ne procurent qu’un simple réconfort. Le Christ, au contraire, nous appelle à prendre notre croix et à le suivre. Une foi fondée uniquement sur des sentiments agréables et positifs est répugnante à la croix. On ne peut comprendre la vie chrétienne sans participer à la croix et accomplir dans notre propre chair les souffrances du Christ (cf. Col 1, 24).

c) Dimension objective de la foi

27. Rencontrer le Christ implique d’accepter la vérité de sa personne et de son message. Dans son dialogue avec Marthe après la mort de Lazare, Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jn 11, 26). Et Marthe lui répond : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, celui qui devait venir dans le monde » (Jn 11, 27). Il n’y a pas de rencontre avec le Christ sans profession de foi si l’on ne considère que l’aspect subjectif, sans approfondir le contenu de la foi et de la doctrine. La formation est le moyen privilégié par lequel la vérité s’intègre à l’amour. Si l’acte de foi, en tant qu’adhésion personnelle au Christ, perd sa profonde unité avec la vérité salvifique qu’il nous a apportée, il devient un acte vide et aveugle.

28. L’expérience émotionnelle de la foi doit s’enraciner dans la vérité objective du kérygme, dont le contenu se trouve dans la Parole de Dieu transmise et interprétée par l’Église. Tout cela requiert un engagement ferme envers une formation intégrale et continue, englobant toutes les dimensions de la personne (intellectuelle, affective, relationnelle et spirituelle) (29). Il est particulièrement pertinent d’initier les parcours catéchuménaux et les processus de formation au discipulat et d’accompagnement dans la maturation de la foi avec ceux qui ont fait leur première conversion au Seigneur.

d) Dimension ecclésiale

29. À l’instar de l’Incarnation, la rencontre avec Dieu est toujours médiatisée. Jésus-Christ, médiateur du salut, continue de rencontrer l’humanité par la proclamation de la Parole, la célébration des sacrements et le service de nos frères et sœurs dans l’Église. Une expérience ou une connaissance directe et individuelle de Dieu est impossible. Nul ne devient chrétien par lui-même, et nul ne croit dans l’isolement. Nous croyons parce que quelqu’un nous a parlé du Seigneur et nous a transmis la foi de l’Église au sein d’une famille, d’une paroisse, d’un groupe ou d’un mouvement ecclésial. La profession de foi elle-même est un acte simultanément personnel et ecclésial ; ainsi, lorsqu’un chrétien dit « Je crois », il dit en même temps « Nous croyons », comme en témoigne le Symbole de Nicée dans sa version grecque, soulignant ainsi la dimension ecclésiale de l’acte de foi.

30. Ce « nous croyons » n’implique pas l’uniformité. L’image du Corps du Christ chez Paul est très éloquente pour exprimer l’unité dans la diversité nécessaire. Tous, bien que différents, sommes membres d’un seul corps, dont le Christ est la tête (cf. 1 Co 12, 12 ; Éph 1, 18) ; de sorte que la diversité n’est pas contraire à l’unité du corps, mais l’enrichit : « Il y a diversité de dons, mais le même Esprit les distribue ; il y a diversité de ministères, mais le même Seigneur » (1 Co 12, 4-5). Une authentique expérience ecclésiale de la foi ne banalise pas le charisme de son propre groupe, mais le met au service de l’unité de l’Église ; elle n’exclut pas les autres charismes, mais apprécie la richesse qu’ils apportent à l’ensemble. On peut dire la même chose des méthodes d’évangélisation : aucune ne doit être considérée comme absolue, et il faut reconnaître que ce qui fonctionne pour certains ne l’est pas nécessairement pour d’autres.

31. Il est important de valoriser la capacité de ces nouvelles initiatives d’évangélisation à s’intégrer à la vie communautaire. Comme l’affirme le Concile Vatican II : « Ces charismes, extraordinaires, ordinaires et communs, doivent être reçus avec gratitude et joie, car ils sont très utiles et adaptés aux besoins de l’Église. » Toutefois, « le jugement de leur authenticité et la réglementation de leur exercice appartiennent à ceux qui gouvernent l’Église. Il leur incombe avant tout de ne pas éteindre l’Esprit, mais d’examiner toutes choses et de retenir ce qui est bon (cf. 1 Th 5, 12.19-21) » (30). Ce sera donc un signe d’ecclésialité que ces nouvelles méthodes soient soumises au discernement de l’autorité des évêques et des instances diocésaines compétentes.

32. Les fruits des nouvelles méthodes d’évangélisation se mesurent donc à leur capacité à intégrer les personnes dans la communauté et à susciter des interrogations sur leur vocation et leur mission dans l’Église et dans le monde (« À qui suis-je ? »). Autrement dit, à leur capacité à susciter et à accompagner les diverses vocations que l’Esprit a suscitées dans le corps de l’Église (cf. 1 Co 12, 11).

Les fruits des nouvelles méthodes d’évangélisation peuvent donc se mesurer à leur capacité à s’intégrer dans la communauté et à susciter une réflexion sur sa propre vocation et sa mission dans l’Église et dans le monde (« pour qui suis-je ? »).

e) Dimension éthique et caritative

33. Une véritable rencontre avec le Christ transforme non seulement la vie intérieure du croyant, mais le pousse aussi à un engagement concret envers l’Église et le monde. La foi ne peut demeurer une simple expérience émotionnelle ; elle se traduit par la charité envers les plus pauvres, par un témoignage et un service qui transfigurent le monde en y rendant présentes les valeurs du Royaume. Si nous ne sommes pas capables de « toucher la chair du plus petit d’entre nous », nous ne sommes pas fidèles à l’Évangile (31). Le cœur chrétien est un « cœur qui voit » où se trouve le besoin d’amour et qui agit en conséquence (32).

34. De nombreux passages de la Parole de Dieu éclairent cette dimension de la foi. Parmi eux, on trouve ces paroles des apôtres Jean et Jacques : « Si quelqu’un dit : “J’aime Dieu”, et qu’il hait son frère, c’est un menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit ne peut pas aimer Dieu qu’il ne voit pas » (1 Jean 4, 20-21). « De même, la foi, si elle n’est pas accompagnée d’œuvres, est morte en elle-même » (Jacques 2, 17). Par conséquent, l’engagement envers l’Église et envers le monde – que ce soit en famille, au travail, dans la société, dans la vie publique, auprès des plus pauvres et des malades, dans la défense de la dignité humaine, la promotion de la paix ou la sauvegarde de la création – devient un critère pour discerner l’authenticité de la foi et de ces nouvelles initiatives ecclésiales.

f) Dimension festive

35. Le croyant doit également veiller à la dimension festive de l’acte de foi par une liturgie vivante dans laquelle il célèbre en communauté la gratuité de la rencontre avec le Christ, ce qui fait de la vie du croyant, encouragée par la prière, un « sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu » (Rom 12,1).

36. Les initiatives d’évangélisation doivent veiller à ne pas encourager une prière « spiritualiste » désincarnée ni des célébrations liturgiques intimes et sensationnalistes. Il existe un risque de réduire la liturgie à un simple « dévotion » qui favorise un subjectivisme sentimental au détriment de la dimension communautaire, objective et sacramentelle (33). Dans certains milieux, on observe une dépendance excessive aux éléments émotionnels, notamment à travers des pratiques d’adoration eucharistique hors de la messe qui dénaturent et décontextualisent le sens véritable de l’adoration du Saint-Sacrement. L’adoration eucharistique, qu’elle soit privée ou publique, prolonge et intensifie la célébration liturgique, car nous adorons Celui que nous avons reçu (34). Cette relation intrinsèque appelle à nourrir la dimension communautaire de l’adoration eucharistique, car la relation personnelle avec Jésus dans le Saint-Sacrement place les fidèles en communion avec toute l’Église, leur faisant prendre conscience de leur appartenance au Corps du Christ (35). Le caractère spécifiquement ecclésial de l’adoration eucharistique implique le respect et la fidélité aux normes liturgiques (36), ce qui prévient le subjectivisme et l’arbitraire dans les formes de la célébration eucharistique, ainsi que l’utilisation d’éléments étrangers au Rituel. Tout cela soulève la question de la formation liturgique, tant pour les fidèles que pour les ministres ordonnés, afin de placer la célébration de l’Eucharistie, en particulier le dimanche, au cœur de la vie personnelle, communautaire et ecclésiale (37).

37. La beauté de la liturgie n’est pas seulement formelle, mais réside dans la beauté profonde qui naît de la rencontre sacramentelle avec le mystère de Dieu. C’est pourquoi la liturgie doit être mystagogique, nous aidant, par les paroles et les gestes, à être conduits vers Dieu, à nous émerveiller de lui et à entrer dans sa beauté.

Nous vous encourageons à embrasser la foi dans toutes ses dimensions, en reconnaissant et en valorisant l’importance des émotions et des sentiments dans le cadre d’une affectivité saine dans l’expérience du croyant, ce qui permettra une rencontre transformatrice avec le Christ « de cœur à cœur ».

Avec un cœur de berger

38. Avec le véritable cœur de bergers, les évêques de la Commission épiscopale pour la doctrine de la foi de la Conférence épiscopale espagnole vous exhortent à embrasser la foi dans toutes ses dimensions, en reconnaissant et en valorisant l’importance des émotions et des sentiments dans le cadre d’une affectivité saine dans l’expérience de la foi, ce qui permettra une rencontre transformatrice avec le Christ « cœur à cœur ».

39. Nous vous invitons à contempler la Vierge Marie, en qui l’acte de foi s’accomplit parfaitement. Elle a accueilli l’annonce de l’ange Gabriel et y a consenti en disant : « Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc 1, 38). Et, parce qu’elle a cru, toutes les générations jusqu’à ce jour la proclament bienheureuse (cf. Lc 1, 45).

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Cette note doctrinale a été approuvée par les évêques membres de la Commission épiscopale pour la doctrine de la foi lors de leur réunion CCLXV du 20 février 2026.

Président : Mgr. D. Francisco Conesa Ferrer, évêque de Solsona

Vice-président : Mgr Ramón Valdivia Giménez , évêque auxiliaire de Séville et administrateur apostolique de Cadix et Ceuta

Membres :

Mons. D. Ernesto Brotóns Tena, évêque de Plasence

Mons. D. Daniel Palau Valero, évêque de Lérida

Mgr Eloy Alberto Santiago Santiago , évêque de San Cristóbal de La Laguna (Tenerife)

Mons. D. José María Yanguas Sanz, évêque de Cuenca

Mgr Francisco Javier Martínez , archevêque émérite de Grenade

Mons. D. Jesús E. Catalá Ibáñez , évêque émérite de Málaga

Mons. D. Demetrio Fernández González, évêque émérite de Cordoue

Mons. D. Adolfo González Montes, évêque émérite d’Almería

Mons. D. Luis Quinteiro Fiuza, évêque émérite de Tuy-Vigo

Mons. D. Javier Salinas Viñals, évêque auxiliaire émérite de Valence

Secrétaire : Révérend Rafael Vázquez Jiménez

Le Comité permanent de la CEE a autorisé sa publication lors de la réunion CCLXXII qui s’est tenue les 24 et 25 février 2026.

(1) Cf. François de Sales, Traité de l’amour de Dieu , Livre X, 3 et 9.

(2) Cf. Juan Enrique Newman, Essai pour contribuer à une grammaire de l’assentiment (Madrid : Encuentro 2010).

(3) Cf. Catéchisme de l’Église catholique, n° 142-143.

(4) Cf. Concile Vatican II, Constitution dogmatique Dei Verbum, n. 5.

(5)Benoît XVI, Carta Porta fidei (2011) , n. 2.

(6) Cf. Alasdair MacIntyre, « Émotivisme : contenu social et contexte social», dans Ibid. Après la vertu (Austral, Barcelone, 2013) 40-55.

(7) Cf. Zygmunt Bauman, Liquid Love : Sur la fragilité des liens humains (Madrid : Fondo de Cultura Económica de España 2005).

(8) Cf. Juan José Pérez-Soba, « Conversation au bord du puits. Comment parler de fidélité à l’émotiviste postmoderne » : Scripta Theologica 52 (2020) 170-173.

(9) Conférence épiscopale espagnole, Répertoire de la pastorale familiale de l’Église en Espagne (Madrid : Edice 2003), n° 19.

(10) François, Encyclique Lumen fidei (2013), n. 24.

(11) Cf. Cf. Pie XII, Encyclique Haurietis aquas (1956), n. 28 ; Francisco, Dilexit nos (2024), n. 86.

(12) Cf. Dicastère pour la Doctrine de la Foi, Normes pour procéder au discernement des prétendus phénomènes surnaturels (2024), art. 16 ; Folio pour l’audience avec le Saint-Père : « Fausse mysticisme et abus spirituel » (2024).

(13) Ces textes sont complétés par le chapitre II de l’encyclique Dilexit nos (2024) du pape François, qui fait référence aux gestes et aux paroles d’amour de Jésus dans les Évangiles, reflets du Cœur du Christ (cf. nos 32-47).

(14) Augustin d’Hippone, Enarr. Dans Ps. 87, 3.

(15) Concile Vatican II, Constitution pastorale Gaudium et Spes, n. 22.

(16) Ibid., n. 22.

(17) Francisco, Dilexit nos (2024), no. 60.

(18) Cf. Catéchisme de l’Église catholique, n° 2563.

(19) Cf. Pie XII, Encyclique Haurietis aquas (1956), nn. 3, 15-16.

(20) François, Encyclique Dilexit nos (2024), n. 9.

(21) Ibid., n. 21.

(22) L’enseignement de Jean-Paul II était très riche dans le domaine de l’affectivité. Il a développé en profondeur la compréhension de l’amour humain, revalorisant le corps à partir d’une anthropologie théologique inspirée par la Parole de Dieu (voir les 129 catéchèses centrées sur la théologie du corps données par Jean-Paul II lors des audiences du mercredi entre septembre 1979 et novembre 1984).

(23) Benoît XVI, Encyclique Caritas in veritate (2009), n. 3.

(24) Cf. François, Exhortation apostolique Gaudete et exsultate (2018), nn. 36, 57 ; Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre Placuit Deo (2018), nn. 3-4.

(25) Cf. Commission épiscopale pour la doctrine de la foi, « Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant » (Ps 42, 3). Directives doctrinales sur la prière chrétienne (2019), n° 21-38.

(26) Benoît XVI, Encyclique Deus caritas est (2005), n. 1

(27) Catéchisme de l’Église catholique, n° 170.

(28) Cf. Ignace de Loyola, Exercices spirituels, n° 169.

(29) Cf. XVI Assemblée du Synode des évêques, Document final (2024) , n° 143.

(30) Concile Vatican II, Constitution dogmatique Lumgen gentium, n° 12.

(31) Cf. Léon XIV, Exhortation apostolique Dilexi te (2025), n. 48.

(32) Cf. Benoît XVI, Encyclique Deus caritas est (2005), n. 31.

(33) Cf. Francisco, Lettre apostolique Desiderio desideravi (2022), n. 28.

(34) Cf. Jean-Paul II, Encyclique Ecclesia de Eucharistia (2003) n. 25 ; Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, Instruction Redemptionis Sacramentum (2004), n. 134 ; Benoît XVI, Exhortation apostolique Sacramentum caritatis (2007), n. 66.

(35) Benoît XVI, Exhortation apostolique Sacramentum caritatis (2007), n. 68.

(36) Cf. Sacrée Congrégation pour le Culte Divin, Rituel romain. Rituel de la Sainte Communion et du culte du Mystère eucharistique hors de la Messe (1973), nos 82-100.

(37) Cf. Francisco, Lettre apostolique Desiderio desideravi (2022), nn. 34-47.

 

 

Traduction réalisée par ZENIT

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Rédaction

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