Le pape Léon XIV a exprimé publiquement sa grande inquiétude devant l’escalade de la violence au Moyen-Orient. Les hostilités ont été déclenchées le 28 février 2026, lorsque États-Unis et Israël ont lancé des frappes militaires contre l’Iran, provoquant une riposte iranienne et une extension du conflit jusqu’au Liban.
Le Saint-Père redoute une intensification de la guerre, qui pourrait conduire à une tragédie majeure dans cette région du monde. Il appelle les parties impliquées à cesser les combats, à choisir la voie du dialogue plutôt que de la guerre. Il invite également les catholiques à prier intensément pour la paix et demande une mobilisation générale pour mettre en place une aide humanitaire.
« Nous élevons notre humble prière vers le Seigneur, afin que cesse le bruit des bombes, que les armes se taisent et qu’un espace de dialogue s’ouvre, dans lequel la voix des peuples puisse se faire entendre » a déclaré le pape ce dimanche 8 mars 2026, après la prière de l’Angélus.
« Aux épisodes de violence et de dévastation, au climat généralisé de haine et de peur, s’ajoute la crainte que le conflit ne s’étende et que d’autres pays de la région, parmi lesquels le cher Liban, ne sombrent à nouveau dans l’instabilité » a-t-il ajouté.
La paix est « un devoir humain et une responsabilité collective »
Face à l’importance du conflit, le secrétaire d’État du Vatican Pietro Parolin a rappelé, le 4 mars dernier, l’importance de cultiver la paix et la sécurité par la voix de la diplomatie : « L’histoire nous a déjà appris que seule la politique, grâce à un travail acharné de négociation et à une attention particulière à l’équilibre des intérêts, peut renforcer la confiance entre les peuples, promouvoir le développement et préserver la paix. »
« Nos peuples réclament la paix ! Cet appel devrait secouer ceux qui dirigent les nations et tous ceux qui travaillent dans le domaine des relations internationales, les incitant à redoubler d’efforts en faveur de la paix » a ajouté le secrétaire d’État.
Au Liban, où la population subit de nouveaux bombardements, les évêques et patriarches catholiques ont publié le 5 mars une déclaration commune dans laquelle ils demandent un arrêt immédiat de la spirale de violence, un retour au dialogue constructif, et appellent à la protection des populations civiles face à l’escalade du conflit.
Ils soulignent que la poursuite des hostilités menace « la dignité de la personne humaine » et exhortent les autorités politiques et la communauté internationale à rechercher le bien commun et à tout faire pour empêcher l’extension du conflit.
« La poursuite de cette spirale de violence menace la dignité de la personne humaine, qui est un don de Dieu, et sape les fondements de la justice et de la stabilité » écrivent-ils. « Face à cette douloureuse réalité, nous nous joignons à la voix de Sa Sainteté le pape Léon XIV, qui a souligné : “La violence n’est jamais le bon choix, et nous devons toujours choisir le bien”. Cet appel moral clair nous rappelle que la paix n’est pas une option secondaire ou temporaire, mais un devoir humain et une responsabilité collective. »