Procès Bambino Gesù, Tribunal du Vatican © L'Osservatore Romano

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Abus : troisième audience du procès de deux prêtres italiens au Vatican

Suite de l’affaire du petit séminaire Saint Pie X à Rome

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La troisième audience du procès de deux prêtres italiens inculpés par le tribunal du Vatican, l’un pour abus sexuels et l’autre pour complicité, a eu lieu ce 19 novembre 2020. La prochaine est prévue le 4 février 2021.

C’est le promoteur de justice (procureur, ndlr) du petit Etat qui en septembre 2019 a demandé l’inculpation pour des faits qui auraient eu lieu au petit séminaire Saint Pie X entre 2007 et 2012 : le p. Gabriele Martinelli est accusé notamment de violence et d’abus d’autorité sur un autre jeune – mineur – qu’il aurait contraint à des rapports sexuels. Dans plusieurs lettres – dont une contrefaçon – le p. Enrico Radice, alors recteur du petit séminaire, aurait couvert ces abus en contredisant la déposition de la victime en 2013, avant de nier, en 2018, avoir été au courant des faits reprochés.

L’audience, qui a duré plus de deux heures, a consisté principalement en l’interrogatoire du p. Radice, qui était absent pour cause de confinement de sa région italienne, la Lombardie. Sa défense maintient qu’il n’était pas au courant et accuse la victime et le témoin d’agir « par intérêts économiques ».

Le p. Gabriele Martinelli est défendu par l’avocate Rita Claudia Baffioni, et le p. Enrico Radice par Agnese Camilli Carissimi. La prochaine audience devrait voir l’interrogatoire du p. Martinelli à son tour.

Entre quinze et vingt jeunes garçons, d’une moyenne d’âge allant de 11 à 18 ans, fréquentent chaque année ce petit séminaire fondé au sein du Vatican. Surnommés les « petits clercs du pape », ils discernent leur vocation à l’ombre de la coupole de Saint-Pierre où ils sont chargés chaque jour de servir la messe des prélats. L’institution a été voulue en 1956 par Pie XII et confiée au diocèse de Côme – dont l’évêque actuel, Mgr Diego Attilio Coletti, a reçu la plainte de la victime, estimant en un premier temps qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments concrets pour entreprendre une action en justice.

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Anne Kurian-Montabone

Baccalauréat canonique de théologie. Pigiste pour divers journaux de la presse chrétienne et auteur de cinq romans (éd. Quasar et Salvator). Journaliste à Zenit depuis octobre 2011.

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