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Cycle – Jubilé 2025. Jésus-Christ notre espérance II. La vie de Jésus. Les rencontres 3. Zachée « Aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison ! » (Lc 19,5)
Chers frères et sœurs,
Nous continuons à contempler les rencontres de Jésus avec certains personnages de l’Évangile. Cette fois-ci, je voudrais m’arrêter sur la figure de Zachée : un épisode qui me tient particulièrement à cœur, parce qu’il occupe une place spéciale dans mon cheminement spirituel.
L’Évangile de Luc nous présente Zachée comme quelqu’un qui semble irrémédiablement perdu. Peut-être nous arrive-t-il à nous aussi de nous sentir ainsi : sans espérance. Zachée, en revanche, a découvert que le Seigneur le cherchait déjà.
Jésus est en effet descendu à Jéricho, une ville située sous le niveau de la mer, considérée comme une image du monde souterrain, où Jésus veut aller chercher ceux qui se sentent perdus. Et en effet, le Seigneur ressuscité continue à descendre dans les enfers d’aujourd’hui, dans les lieux de guerre, dans la douleur des innocents, dans le cœur des mères qui voient mourir leurs enfants, dans la faim des pauvres.
Zachée en un certain sens est perdu, peut-être a-t-il fait de mauvais choix ou peut-être la vie l’a-t-elle placé dans des situations dont il a du mal à se sortir. Luc insiste d’ailleurs sur les caractéristiques de cet homme : non seulement il est publicain, c’est-à-dire qu’il perçoit les impôts de ses concitoyens pour les envahisseurs romains, en plus il est même le chef des publicains, comme pour dire que son péché est démultiplié.
Luc ajoute ensuite que Zachée est riche, ce qui suggère qu’il s’est enrichi sur le dos des autres, abusant de sa position. Mais tout cela a des conséquences : Zachée se sent probablement exclu, méprisé de tous.
Lorsqu’il apprend que Jésus passe en ville, Zachée a envie de le voir. Il n’ose pas imaginer une rencontre, il lui suffirait de le regarder de loin. Mais nos désirs rencontrent aussi des obstacles et ne se réalisent pas automatiquement : Zachée est petit de taille ! C’est notre réalité, nous avons des limites avec lesquelles nous devons composer. Et puis il y a les autres, qui parfois ne nous aident pas : la foule empêche Zachée de voir Jésus. C’est peut-être aussi un peu leur revanche.
Mais quand tu as un désir fort, tu ne te décourages pas. Tu trouves une solution. Il faut du courage et ne pas avoir honte, il faut un peu de la simplicité des enfants et ne pas trop se préoccuper de sa propre image. Zachée, comme un enfant, grimpe à un arbre. Ce devait être un bon poste d’observation, surtout pour regarder sans être vu, caché derrière les branches.
Mais avec le Seigneur, l’inattendu se produit toujours : Jésus lève les yeux, quand il parvient là tout proche. Zachée se sent exposé et s’attend probablement à une réprimande publique. Les gens l’espéraient peut-être, mais ils sont déçus : Jésus demande à Zachée de descendre immédiatement, presque surpris de le voir dans l’arbre, et lui dit : « Aujourd’hui, je dois m’arrêter chez toi ! » (Lc 19,5). Dieu ne peut pas passer sans chercher qui est perdu.
Luc souligne la joie du cœur de Zachée. C’est la joie de celui qui se sent regardé, reconnu et surtout pardonné. Le regard de Jésus n’est pas un regard de reproche, mais de miséricorde. C’est cette miséricorde que nous avons parfois du mal à accepter, surtout lorsque Dieu pardonne à ceux qui, selon nous, ne le méritent pas. Nous murmurons parce que nous voudrions mettre des limites à l’amour de Dieu.
Dans la scène dans sa maison, Zachée, après avoir écouté les paroles de pardon de Jésus, se lève, comme s’il ressuscitait de sa condition de mort. Et il se lève pour prendre un engagement : rendre quatre fois ce qu’il a volé. Il ne s’agit pas d’un prix à payer, car le pardon de Dieu est gratuit, il s’agit plutôt d’un désir d’imiter Celui dont il s’est senti aimé. Zachée prend un engagement auquel il n’était pas tenu, mais il le fait parce qu’il réalise que c’est sa façon d’aimer. Et il le fait unissant à la fois la législation romaine sur le vol et la législation rabbinique sur la pénitence. Zachée n’est donc pas seulement l’homme du désir, c’est aussi quelqu’un qui sait poser des gestes concrets. Son propos n’est ni générique ni abstrait, mais part précisément de son histoire : il a regardé sa vie et identifié le point à partir duquel commencer son changement.
Chers frères et sœurs, apprenons de Zachée à ne pas perdre l’espérance, même lorsque nous nous sentons mis de côté ou incapables de changer. Cultivons notre désir de voir Jésus, et surtout laissons-nous trouver par la miséricorde de Dieu qui toujours vient nous chercher, quelle que soit la situation dans laquelle nous sommes perdus.
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]]>Cycle – Jubilé 2025. Jésus-Christ notre espérance II. La vie de Jésus. Les rencontres 2. La Samaritaine « Donne-moi à boire » (Jn 4,7)
Chers frères et sœurs,
Après avoir médité sur la rencontre de Jésus avec Nicodème, qui était parti à la recherche de Jésus, nous réfléchissons aujourd’hui à ces moments où il semble que Lui nous attende là, à la croisée des chemins de notre vie. Des rencontres qui nous surprennent et qui, au début, peuvent même nous rendre un peu méfiants : nous tâchons alors d’être prudents pour comprendre ce qui se passe.
C’est probablement aussi l’expérience de la femme samaritaine, mentionnée au chapitre quatre de l’Évangile de Jean (cf. 4,5-26). Elle ne s’attendait pas à trouver un homme au puits à midi, elle espérait même ne trouver personne. En fait, elle va chercher de l’eau au puits à une heure inhabituelle, alors qu’il fait très chaud. Peut-être cette femme a-t-elle honte de sa vie, peut-être s’est-elle sentie jugée, condamnée, incomprise, et c’est pourquoi elle s’est isolée, elle a rompu les relations avec tout le monde.
Pour aller en Galilée depuis la Judée, Jésus aurait pu choisir un autre itinéraire et ne pas traverser la Samarie. Cela aurait été plus sûr, étant donné les relations tendues entre Juifs et Samaritains. Au contraire, il veut passer par là et s’arrête à ce même puits, à cette même heure ! Jésus nous attend et se fait trouver au moment même où nous pensons qu’il n’y a plus d’espoir pour nous. Le puits, dans l’ancien Moyen-Orient, est un lieu de rencontre, où les mariages sont parfois arrangés, c’est un lieu de fiançailles. Jésus veut aider cette femme à comprendre où chercher la vraie réponse à son désir d’être aimée.
Le thème du désir est fondamental pour comprendre cette rencontre. Jésus est le premier à exprimer son désir : « Donne-moi à boire ! » (v. 10). Pour ouvrir le dialogue, Jésus se montre faible, il met l’autre à l’aise, il s’assure qu’il ne soit pas effrayé. La soif est souvent, même dans la Bible, l’image du désir. Mais ici, Jésus a avant tout soif du salut de cette femme. « Celui qui demandait à boire – dit saint Augustin – avait soif de la foi de cette femme ». [1]
Si Nicodème était allé vers Jésus la nuit, ici Jésus rencontre la Samaritaine à midi, au moment où il y a le plus de lumière. C’est en effet un moment de révélation. Jésus se fait connaître à elle comme le Messie et l’éclaire sur sa vie. Il l’aide à relire son histoire, qui est compliquée et douloureuse : elle a eu cinq maris et elle est maintenant avec un sixième qui n’est pas un mari. Le chiffre six n’est pas un hasard, il est généralement synonyme d’imperfection. Il s’agit peut-être d’une allusion au septième époux, celui qui assouvira enfin le désir de cette femme d’être vraiment aimée. Et cet époux ne peut être que Jésus.
Lorsqu’elle réalise que Jésus connaît sa vie, la femme déplace la conversation sur la question religieuse qui divise les Juifs et les Samaritains. Cela nous arrive aussi lorsque nous prions : au moment où Dieu touche notre vie avec ses problèmes, nous nous perdons parfois dans des réflexions qui nous donnent l’illusion d’une prière réussie. En réalité, nous érigeons des barrières de protection. Le Seigneur, cependant, est toujours plus grand, et à cette femme samaritaine, à laquelle il n’aurait même pas dû adresser la parole selon les schémas culturels, il offre la révélation la plus haute : il lui parle du Père, qui doit être adoré en esprit et en vérité. Et lorsque, encore une fois surprise, elle fait remarquer qu’il vaut mieux attendre le Messie sur ces questions, il lui dit : « C’est moi qui te parle » (v. 26). C’est comme une déclaration d’amour : celui que tu attends, c’est moi, celui qui peut enfin répondre à ton désir d’être aimée.
À ce moment-là, la femme court appeler les gens du village, car c’est précisément de l’expérience du sentiment d’amour que naît la mission. Et quelle annonce aurait-elle pu apporter si ce n’est son expérience d’être comprise, accueillie, pardonnée ? C’est une image qui devrait nous faire réfléchir sur notre recherche de nouvelles formes pour évangéliser.
Comme une personne éprise, la Samaritaine abandonne son amphore aux pieds de Jésus. Le poids de cette amphore sur sa tête, chaque fois qu’elle rentrait chez elle, lui rappelait sa condition, sa vie troublée. Mais maintenant, l’amphore est déposée aux pieds de Jésus. Le passé n’est plus un fardeau, elle est réconciliée. Il en va de même pour nous : pour aller annoncer l’Évangile, nous devons d’abord déposer le poids de notre histoire aux pieds du Seigneur, Lui remettre le poids de notre passé. Seuls des personnes réconciliées peuvent porter l’Évangile.
Chers frères et sœurs, ne perdons pas espérance ! Même si notre histoire nous semble pesante, compliquée, peut-être même en ruine, nous avons toujours la possibilité de la remettre à Dieu et de recommencer notre chemin. Dieu est miséricordieux et nous attend toujours !
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[1] Homélie 15,11.
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Cycle – Jubilé 2025. Jésus-Christ notre espérance. II. La vie de Jésus. Les rencontres 1. Nicodème « Vous devez naître d’en-haut » (Jn 3,7b).
Chers frères et sœurs, bonjour !
Avec cette catéchèse, nous commençons à contempler certaines rencontres racontées dans les Évangiles, pour comprendre la manière dont Jésus donne de l’espérance. En effet, il y a des rencontres qui éclairent la vie et apportent l’espérance. Il peut arriver, par exemple, que quelqu’un nous aide à voir sous un angle différent une difficulté ou un problème que nous vivons ; ou bien il peut arriver que quelqu’un nous donne simplement une parole qui nous évite de nous sentir seuls dans la souffrance que nous sommes en train de vivre. Il y a aussi parfois des rencontres silencieuses, où rien n’est dit, et pourtant ces moments nous aident à nous reprendre en main.
La première rencontre sur laquelle je voudrais m’arrêter est celle de Jésus avec Nicodème, racontée au chapitre 3 de l’Évangile de Jean. Je commence par cet épisode parce que Nicodème est un homme dont l’histoire montre qu’il est possible de sortir des ténèbres et de trouver le courage de suivre le Christ.
Nicodème va voir Jésus de nuit : une heure inhabituelle pour une rencontre. Dans le langage de Jean, les références temporelles ont souvent une valeur symbolique : ici, la nuit représente probablement ce qui est dans le cœur de Nicodème. C’est un homme dans l’obscurité du doute, dans cette obscurité que nous connaissons lorsque nous ne comprenons plus ce qui se passe dans notre vie et que nous ne voyons pas clairement le chemin à suivre.
Si tu es dans les ténèbres, tu cherches bien sûr la lumière. Et Jean, au début de son Évangile, écrit : « La vraie lumière est venue dans le monde, celle qui éclaire tout homme » (1,9). Nicodème cherche donc Jésus parce qu’il a senti qu’il pouvait éclairer les ténèbres de son cœur.
Cependant, l’Évangile nous apprend que Nicodème ne comprend pas tout de suite ce que Jésus lui dit. Nous voyons donc qu’il y a beaucoup de malentendus dans ce dialogue, et aussi beaucoup d’ironie, ce qui est une caractéristique de l’évangéliste Jean. Nicodème ne comprend pas ce que Jésus lui dit parce qu’il continue à penser avec sa propre logique et ses propres catégories. C’est un homme à la personnalité bien définie, il a un rôle public, il est l’un des chefs des Juifs. Mais il est probablement plus difficile pour lui de faire la part des choses. Nicodème sent que quelque chose ne fonctionne plus dans sa vie. Il ressent le besoin de changer, mais ne sait pas par où commencer.
Cela nous arrive à tous à un moment ou à un autre de notre vie. Si nous n’acceptons pas le changement, si nous nous enfermons dans notre rigidité, nos habitudes ou nos modes de pensée, nous risquons de mourir. La vie réside dans la capacité à changer pour trouver une nouvelle façon d’aimer. En fait, Jésus parle à Nicodème d’une nouvelle naissance, qui est non seulement possible, mais même nécessaire à certains moments de notre parcours. En fait, l’expression utilisée dans le texte est déjà ambivalente en elle-même, car anōthen (ἄνωθεν) peut être traduit soit “d’en haut”, soit “à nouveau”. Peu à peu, Nicodème comprendra que ces deux significations vont de pair : si nous permettons à l’Esprit Saint d’engendrer une vie nouvelle en nous, nous naîtrons de nouveau. Nous redécouvrirons cette vie qui, peut-être, était en train de s’éteindre en nous.
J’ai choisi de commencer par Nicodème également parce qu’il s’agit d’un homme qui, par sa vie même, montre que ce changement est possible. Nicodème y parviendra : à la fin, il sera parmi ceux qui iront demander à Pilate le corps de Jésus (cf. Jn 19,39) ! Nicodème est enfin entré dans la lumière, il renaît, il n’a plus besoin d’être dans la nuit.
Les changements nous font parfois peur. D’une part, ils nous attirent, nous les désirons parfois, mais d’autre part, nous préférons rester dans notre zone de confort. C’est pourquoi l’Esprit nous encourage à affronter ces peurs. Jésus rappelle à Nicodème – qui est un enseignant en Israël – que les Israélites avaient eux aussi peur lorsqu’ils marchaient dans le désert. Ils étaient tellement obnubilés par leurs soucis qu’à un moment donné, ces peurs ont pris la forme de serpents venimeux (cf. Nombres 21, 4-9). Pour être libérés, ils devaient regarder le serpent de bronze que Moïse avait placé sur un mât, c’est-à-dire qu’ils devaient lever les yeux et se tenir devant l’objet qui représentait leurs peurs. Ce n’est qu’en regardant en face ce qui nous fait peur que nous pouvons commencer à être libérés.
Nicodème, comme nous tous, peut regarder le Crucifié, celui qui a vaincu la mort, la racine de toutes nos peurs. Levons nous aussi le regard vers celui qu’ils ont transpercé, laissons-nous aussi rencontrer par Jésus. En Lui, nous trouvons l’espérance pour affronter les changements de notre vie et naître de nouveau.
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]]>Chers frères et sœurs,
Dans les Évangiles de l’enfance de Jésus, il y a un épisode propre au récit de Matthieu : la visite des mages. Attirés par l’apparition d’une étoile qui, dans de nombreuses cultures, est le signe avant-coureur de la naissance de personnes exceptionnelles, des mages se mettent en route depuis l’Orient, sans connaître exactement le but de leur voyage. Ce sont les mages, des personnes qui n’appartiennent pas au peuple de l’alliance. La dernière fois, nous avons parlé des bergers de Bethléem, exclus de la société juive parce qu’ils étaient considérés comme « impurs » ; aujourd’hui, nous rencontrons une autre catégorie, les étrangers, qui arrivent immédiatement pour rendre hommage au Fils de Dieu qui est entré dans l’histoire avec une royauté totalement nouvelle. Les Évangiles nous disent clairement que les pauvres et les étrangers sont invités parmi les premiers à rencontrer l’Enfant de Dieu, le Sauveur du monde.
Les mages étaient considérés comme représentant à la fois les races primordiales, engendrées par les trois fils de Noé, les trois continents connus dans l’Antiquité : l’Asie, l’Afrique et l’Europe, et les trois étapes de la vie humaine : la jeunesse, la maturité et la vieillesse. Au-delà de toute interprétation possible, ce sont des hommes qui ne restent pas immobiles, mais qui, comme les grands élus de l’histoire biblique, sentent l’invitation à se déplacer, à se mettre en route. Ce sont des hommes qui savent regarder au-delà d’eux-mêmes, qui savent regarder vers le haut.
Leur attirance pour l’étoile apparue dans le ciel les met en route vers le pays de Judée, vers Jérusalem, où ils rencontrent le roi Hérode. Leur naïveté et leur confiance à demander des informations sur le nouveau-né roi des Juifs se heurtent à la ruse d’Hérode qui, ébranlé par la peur de perdre son trône, cherche immédiatement à y voir clair en contactant les scribes et en leur demandant d’enquêter.
Le pouvoir du souverain terrestre montre ainsi toute sa faiblesse. Les experts connaissent les Écritures et informent le roi du lieu où, selon la prophétie de Michée, naîtra le chef et le berger du peuple d’Israël (Mi 5,1) : la petite Bethléem et non la grande Jérusalem ! En effet, comme le rappelle Paul aux Corinthiens, « ce qui est faible aux yeux du monde, Dieu l’a choisi pour confondre les forts » (1 Co 1,27).
Cependant, les scribes, qui savent exactement où est né le Messie, montrent le chemin aux autres, mais eux-mêmes ne bougent pas ! En effet, il ne suffit pas de connaître les textes prophétiques pour se brancher sur les fréquences divines, il faut se laisser aller à « creuser à l’intérieur » et permettre à la Parole de Dieu de raviver le désir de chercher, d’allumer le désir de voir Dieu.
C’est alors qu’Hérode, en catimini, comme le font les fourbes et les violents, demande aux mages le moment précis de l’apparition de l’étoile et les incite à poursuivre leur voyage puis à revenir ensuite lui apporter des nouvelles, afin qu’il puisse lui aussi aller adorer le nouveau-né. Pour ceux qui sont attachés au pouvoir, Jésus n’est pas une espérance à accueillir, mais une menace à éliminer !
Lorsque les mages se remettent en route, l’étoile réapparaît et les guide vers Jésus, signe que la création et la parole prophétique représentent la langue avec laquelle Dieu parle et se laisse trouver. La vue de l’étoile fait naître chez ces hommes une joie irrépressible, car l’Esprit Saint, qui anime le cœur de ceux qui cherchent Dieu avec sincérité, le remplit également de joie. En entrant dans la maison, les mages se prosternent, adorent Jésus et lui offrent des cadeaux précieux, dignes d’un roi, dignes de Dieu. Pourquoi ? Que voient-ils ? Un auteur ancien écrit : ils voient « un humble petit corps que le Verbe a revêtu ; mais la gloire de la divinité ne leur est pas cachée. Ils voient un petit enfant, mais ils adorent Dieu » (Chromatius d’Aquilée, Commentaire sur l’Évangile de Matthieu 5,1). Les mages deviennent ainsi les premiers croyants parmi tous les païens, image de l’Église rassemblée de toutes les langues et de toutes les nations.
Chers frères et sœurs, mettons-nous nous aussi à l’école des mages, de ces « pèlerins de l’espérance » qui, avec beaucoup de courage, ont dirigé leurs pas, leurs cœurs et leurs biens vers Celui qui est l’espérance non seulement d’Israël, mais de tous les peuples. Apprenons à adorer Dieu dans sa petitesse, dans sa royauté qui n’opprime pas, mais libère et permet de servir avec dignité. Et offrons-lui les plus beaux cadeaux pour exprimer notre foi et notre amour.
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]]>Lors de l’audience générale de ce mercredi 12 février, le pape François a commencé par donner une catéchèse sur le thème de l’enfance du Christ. Il a parlé spécifiquement de la naissance de Jésus à Bethléem et de la visite des bergers.
Contempler ce passage de l’Évangile est source d’espérance pour tous les chrétiens. En donnant Jésus au monde, Dieu s’est fait petit et humble, à l’image des bergers qui sont les premiers témoins du mystère de l’incarnation.
« Demandons la grâce d’être, comme les bergers, capables d’étonnement et de louange devant Dieu, et capables de chérir ce qu’Il nous a confié » a souligné le pape. « Demandons au Seigneur de savoir discerner dans la faiblesse la force extraordinaire de l’Enfant-Dieu, qui vient renouveler le monde et transformer nos vies avec son projet plein d’espérance pour toute l’humanité. »
« Témoignons de la joie d’avoir rencontré Jésus par des actes concrets de miséricorde » © Vatican Media
Après avoir donné sa catéchèse dans différentes langues, le pape François s’est adressé particulièrement aux pèlerins francophones et arabophones venus l’écouter dans la salle Paul VI, au Vatican.
« Je salue cordialement les groupes des diocèses d’Abidjan, de Saint-Étienne, de Bourges, d’Amiens, de Laval, l’Ordinariat aux armées ainsi que les différents établissements scolaires » a-t-il déclaré. « Demandons au Seigneur de garder nos cœurs humbles et ouverts pour entendre sa parole et le cri de nos frères, et pour savoir reconnaître sa présence dans la faiblesse et les blessures du monde. »
Aux fidèles de langue arabe, il les a exhortés à « porter la bonne nouvelle à tous, en témoignant de la joie d’avoir rencontré Jésus par des actes concrets de miséricorde ».
Le pape rencontre des Missionnaires de la charité le lendemain de la publication du décret sur sainte Teresa de Calcutta © Vatican Media
Le Saint-Père a ensuite parlé une nouvelle fois de la guerre et a exhorté la foule à prier pour la paix. « Nous ne sommes pas nés pour tuer, mais pour faire grandir les peuples » a-t-il déclaré en citant notamment l’Ukraine, la Palestine, Israël, le Myanmar, le Nord-Kivu et le Sud-Soudan. « S’il vous plaît, prions pour la paix. Faisons pénitence pour la paix ! »
Enfin, il s’est adressé aux jeunes, aux malades, aux personnes âgées et aux jeunes mariés, en leur parlant des saints Cyrille et Méthode, dont la fête sera célébrée ce 14 février. Ces deux frères sont les premiers propagateurs de la foi parmi les peuples slaves, au 9e siècle : « Que leur témoignage vous aide à être vous aussi des apôtres de l’Évangile, des ferments de renouveau dans la vie personnelle, familiale et sociale. »
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]]>Le texte ci-dessous comprend également des parties non lues qui sont également données comme prononcées :
Cycle – Jubilé 2025. Jésus-Christ notre espérance. I. L’enfance de Jésus 5. « Il vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur » (Lc 2,11). La naissance de Jésus et la visite des bergers
Chers frères et sœurs, bonjour !
Dans notre parcours jubilaire de catéchèse sur Jésus qui est notre espérance, aujourd’hui nous nous arrêtons sur l’événement de sa naissance à Bethléem.
Audience générale, 12 février 2025 © Vatican Media
Le Fils de Dieu entre dans l’histoire en devenant notre compagnon de voyage et il commence à voyager étant encore dans le sein de sa mère. L’évangéliste Luc raconte que, dès sa conception, il est parti de Nazareth pour se rendre dans la maison de Zacharie et d’Élisabeth, puis, une fois la grossesse achevée, de Nazareth à Bethléem pour le recensement. Marie et Joseph furent contraints de se rendre dans la ville du roi David, où Joseph était également né. Le Messie tant attendu, le Fils du Dieu Très-Haut, se laisse recenser, c’est-à-dire compter et enregistrer, comme n’importe quel citoyen. Il se soumet au décret d’un empereur, César Auguste, qui se croit le maître de toute la terre.
Luc situe la naissance de Jésus dans « un temps exactement datable » et dans « un cadre géographique exactement indiqué », de sorte que « l’universel et le concret se touchent » (Benedetto XVI, L’infanzia di Gesù, 2012, 77). Dieu qui vient dans l’histoire ne bouleverse pas les structures du monde, mais veut les éclairer et les recréer de l’intérieur.
Bethléem signifie « maison du pain ». C’est là que les jours de l’accouchement se sont passés pour Marie et que Jésus est né, pain descendu du ciel pour rassasier la faim du monde (cf. Jn 6,51). L’ange Gabriel avait annoncé la naissance du Roi messianique sous le signe de la grandeur : « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » (Lc 1, 32-33).
Cependant, Jésus naît d’une manière totalement inédite pour un roi. En effet, « pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. » (Lc 2,6-7). Le Fils de Dieu ne naît pas dans un palais royal, mais à l’arrière d’une maison, dans l’espace où se trouvent les animaux.
Luc nous montre ainsi que Dieu ne vient pas dans le monde avec des proclamations retentissantes, qu’il ne se manifeste pas dans la clameur, mais qu’il commence son chemin dans l’humilité. Et qui sont les premiers témoins de cet événement ? Ce sont des bergers: des hommes peu cultivés, malodorants à cause du contact permanent avec les animaux, vivant en marge de la société. Pourtant, ils exercent le métier par lequel Dieu lui-même se fait connaître à son peuple (cf. Gn 48,15 ; 49,24 ; Ps 23,1 ; 80,2 ; Is 40,11). Dieu les choisit pour être les destinataires de la plus merveilleuse nouvelle qui ait jamais retenti dans l’histoire : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » (Lc 2, 10-12).
L’endroit où il faut aller pour rencontrer le Messie est une crèche. Il se trouve en effet qu’après tant d’attente, « le Sauveur du monde, celui pour qui tout a été créé (cf. Col 1,16), n’a pas de place » (Benedetto XVI, L’infanzia di Gesù, 2012, 80). Les bergers apprennent ainsi que dans un lieu très humble, réservé aux animaux, naît pour eux le Messie tant attendu, pour être leur Sauveur, leur Pasteur. Cette nouvelle ouvre leur cœur à l’émerveillement, à la louange et à l’annonce joyeuse. « Contrairement à tant de personnes occupées à faire mille choses, les bergers deviennent les premiers témoins de l’essentiel, c’est-à-dire du salut qui est donné. Ce sont les plus humbles et les plus pauvres qui savent accueillir l’événement de l’Incarnation » (Lett. ap. Admirabile signum, 5).
Frères et sœurs, demandons aussi la grâce d’être, comme les bergers, capables de stupeur et de louange devant Dieu, et capables de conserver ce qu’Il nous a confié : nos talents, nos charismes, notre vocation et les personnes qu’Il place à nos côtés. Demandons au Seigneur de savoir discerner dans la faiblesse la force extraordinaire de l’Enfant-Dieu, qui vient renouveler le monde et transformer nos vies avec son dessein plein d’espérance pour l’humanité toute entière.
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]]>L’audience générale de ce matin s’est déroulée dans la salle Paul VI au Vatican. En poursuivant son cycle de catéchèses sur l’enfance du Christ, le pape François a parlé de la visite de la Vierge Marie à sa cousine Élisabeth.
© Vatican Media
Marie porte en elle l’Enfant-Jésus. Elle s’est mise en mouvement pour aller voir Élisabeth, enceinte elle aussi malgré son âge avancé. Les deux femmes exultent de joie. « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni » s’est exclamé Élisabeth, reconnaissant l’identité messianique de l’enfant et la mission de Marie.
Inspirée par l’Esprit Saint, Marie chante alors le Magnificat, une prière pleine de foi et d’espérance, qui résonne chaque jour dans l’Église lors de la prière des vêpres.
« Chers frères et sœurs, demandons aujourd’hui au Seigneur la grâce de savoir attendre l’accomplissement de toute sa promesse et de nous aider à accueillir la présence de Marie dans notre vie » a dit le pape. En citant un texte de saint Ambroise de Milan, il a ajouté : « En nous mettant à son école, puissions-nous tous découvrir que toute âme qui croit et espère, conçoit et engendre le Verbe de Dieu ».
« Renforcer notre foi dans l’accomplissement de ses promesses »
Après la catéchèse, le Saint-Père s’est adressé aux groupes de pèlerins francophones, notamment ceux du diocèse de Bordeaux, des collèges Stanislas et La Rochefoucauld de Paris, du Centre Madeleine Daniélou, ainsi que les étudiants du Loiret et de Bruxelles. « Demandons au Seigneur de renforcer notre foi dans l’accomplissement de ses promesses et mettons-nous à l’école de Marie, en cultivant un cœur disponible pour Dieu et les frères, pour rendre notre monde plus joyeux et plus fraternel » leur a t-il confié.
© Vatican Media
Aux pèlerins de langue arabe, il a rappelé que « le chrétien est appelé à témoigner de l’Évangile pour construire avec douceur, grâce aux dons et aux charismes reçus, un monde nouveau. Que le Seigneur vous bénisse tous et vous protège toujours de tout mal ».
Avant de conclure l’audience, le pape a demandé une nouvelle fois de prier pour les pays en guerre, sans oublier les personnes déplacées de Palestine.
« Enfin », a-t-il ajouté en bénissant la foule, « ma pensée va aux jeunes, aux malades, aux personnes âgées et aux jeunes mariés. Comme l’exhorte l’apôtre Paul, je vous encourage à être joyeux dans l’espérance, forts dans la tribulation, persévérants dans la prière, soucieux des besoins de vos frères (cf. Rm 12, 12-13). »
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]]>The post Catéchèse : La Visitation et le Magnificat appeared first on ZENIT - Français.
]]>Chers frères et sœurs, bonjour !
Nous contemplons aujourd’hui la beauté de Jésus-Christ, notre espérance, dans le mystère de la Visitation. La Vierge Marie rend visite à sainte Elisabeth, mais c’est surtout Jésus, dans le sein de sa mère, qui visite son peuple (cf. Lc 1, 68), comme le dit Zacharie dans son hymne de louange.
Après l’étonnement et l’émerveillement face à ce que lui a annoncé l’Ange, Marie se lève et se met en route, comme tous ceux qui sont appelés dans la Bible, car « l’unique acte par lequel l’homme peut correspondre au Dieu qui se révèle est celui de la disponibilité illimitée » (H.U. von Balthasar, Vocation, Rome 2002, 29). Cette jeune fille d’Israël ne choisit pas de se protéger du monde, ne craint pas les dangers et les jugements des autres, mais va à la rencontre des autres.
Quand on se sent aimé, on fait l’expérience d’une force qui met l’amour en mouvement ; comme le dit l’apôtre Paul, « l’amour du Christ nous saisit » (2Co 5,14), il nous pousse, il nous met en mouvement. Marie ressent la poussée de l’amour et va aider une femme qui est sa parente, mais aussi une vieille femme qui, après une longue attente, accueille une grossesse inespérée, lourde à gérer à son âge. Mais la Vierge se rend aussi auprès d’Elisabeth pour partager sa foi dans le Dieu de l’impossible et son espérance dans l’accomplissement de ses promesses.
La rencontre entre les deux femmes produit un effet surprenant : la voix de la “pleine de grâce ” qui salue Elisabeth provoque la prophétie dans l’enfant que la vieille femme porte en son sein et suscite en elle une double bénédiction : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni » (Lc 1,42). Et aussi une béatitude : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (v. 45).
Face à la reconnaissance de l’identité messianique de son Fils et de sa mission de mère, Marie ne parle pas d’elle-même mais de Dieu et élève une louange pleine de foi, d’espérance et de joie, un chant qui résonne chaque jour dans l’Église lors de la prière des vêpres : le Magnificat (Lc 1, 46-55).
Cette louange du Dieu Sauveur, qui a jailli du cœur de son humble servante, est un mémorial solennel qui synthétise et accomplit la prière d’Israël. Elle est tissée de résonances bibliques, signe que Marie ne veut pas chanter “hors du chœur” mais se mettre au diapason des pères, en exaltant sa compassion envers les humbles, ces petits que Jésus, dans sa prédication, déclarera « bienheureux » (cf. Mt 5, 1-12).
La présence massive du motif pascal fait également du Magnificat un chant de rédemption, qui a pour toile de fond le souvenir de la libération d’Israël de l’Égypte. Les verbes sont tous au passé, imprégnés d’une mémoire d’amour qui embrase de foi le présent et illumine d’espérance l’avenir : Marie chante la grâce du passé, mais elle est la femme du présent qui porte l’avenir en ses entrailles.
La première partie de ce cantique loue l’action de Dieu en Marie, microcosme du peuple de Dieu qui adhère pleinement à l’alliance (v. 46-50) ; la seconde partie embrasse l’œuvre du Père dans le macrocosme de l’histoire de ses enfants (v. 51-55), à travers trois mots-clés : mémoire – miséricorde – promesse.
Le Seigneur, qui s’est penché sur la petite Marie pour faire en elle “de grandes choses” et la rendre mère du Seigneur, a commencé à sauver son peuple à partir de l’exode, en se souvenant de la bénédiction universelle promise à Abraham (cf. Gn 12, 1-3). Le Seigneur, Dieu fidèle pour toujours, a déversé un flot ininterrompu d’amour miséricordieux « de génération en génération » (v. 50) sur le peuple fidèle à l’alliance, et il manifeste maintenant la plénitude du salut en son Fils, envoyé pour sauver le peuple de ses péchés. D’Abraham à Jésus-Christ et à la communauté des croyants, la Pâque apparaît donc comme la catégorie herméneutique pour comprendre toute libération ultérieure, jusqu’à celle réalisée par le Messie à la plénitude des temps.
Chers frères et sœurs, demandons aujourd’hui au Seigneur la grâce de savoir attendre l’accomplissement de toute sa promesse et de nous aider à accueillir la présence de Marie dans notre vie. En nous mettant à son école, puissions-nous tous découvrir que toute âme qui croit et espère « conçoit et engendre le Verbe de Dieu » (Saint Ambroise, Traité sur l’Évangile de S. Luc 2, 26).
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]]>Au début de l’audience générale de ce mercredi matin 29 janvier au Vatican, le pape François a continué son cycle de catéchèses sur le thème de l’enfance de Jésus. Il a parlé ce matin de « l’annonce à Joseph », dont le récit est relaté dans l’Évangile de saint Matthieu.
Homme juste, Joseph est mis à rude épreuve pendant sa période de fiançailles, lorsqu’il apprend que Marie est enceinte. Il reçoit alors la visite de l’ange Gabriel qui le rassure. L’ange lui annonce que cet enfant vient de l’Esprit Saint et qu’il s’appellera Jésus.
Face à cette révélation, Joseph ne demande pas de preuves supplémentaires, il fait confiance. « Il entre ainsi dans la grâce de ceux qui savent vivre la promesse divine avec foi, espérance et amour. Il ne prononce pas de paroles, mais croit, espère et aime » a dit le pape.
© Vatican Media
Le pape a ensuite salué, dans différentes langues, les pèlerins rassemblés dans la salle Paul VI. « Je salue en particulier la communauté Saint-Martin et le centre Madeleine Daniélou » a-t-il dit aux francophones. « Frères et sœurs, demandons au Seigneur la grâce de savoir écouter, de réaliser les rêves de Dieu et d’accueillir avec responsabilité le Christ qui vit et grandit dans notre vie. »
Aux fidèles de langue arabe, il a les a invités à demander « à saint Joseph, qui a aimé Jésus d’un amour paternel, d’être proche de tant d’enfants qui n’ont pas de famille et qui aspirent à un père et une mère.»
© Vatican Media
Puis, le Saint-Père a fait part de sa préoccupation quant à l’aggravation de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo. « J’exhorte toutes les parties en conflit de s’engager pour la cessation des hostilités et pour la sauvegarde de la population civile de Goma et des autres zones affectées par les opérations militaires » a-t-il déclaré.
« Je suis également avec appréhension ce qui se passe dans la capitale, Kinshasa, en espérant que toutes les formes de violence contre les personnes et leurs biens cesseront le plus rapidement possible » a ajouté le pape. « Tout en priant pour le rétablissement rapide de la paix et de la sécurité, j’appelle les autorités locales et la communauté internationale à tout mettre en œuvre pour résoudre la situation conflictuelle par des moyens pacifiques. »
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]]>Cycle – Jubilé 2025. Jésus-Christ notre espérance. I. L’enfance de Jésus 3. « Tu lui donneras le nom de Jésus » (Mt 1,21). L’annonce à Joseph
Chers frères et sœurs, bonjour !
Continuons aujourd’hui à contempler Jésus dans le mystère de ses origines raconté par les Évangiles de l’enfance.
Si Luc nous le présente du point de vue de sa mère, la Vierge Marie, Matthieu se place dans la perspective de Joseph, l’homme qui assume la paternité légale de Jésus, en le greffant sur la tige de Jessé et en le reliant à la promesse faite à David.
Jésus, en effet, est l’espérance d’Israël qui se réalise : c’est le descendant promis à David (cf. 2 Sam 7,12 ; 1 Ch 17,11), qui rend sa maison « bénie à jamais » (2 Sam 7, 29) ; c’est le rameau qui sort de la tige de Jessé (cf. Is 11,1), la « descendance légitime » destinée à régner en vrai roi, qui sait exercer le droit et la justice (cf. Jr 23,5 ; 33,15).
Joseph entre en scène dans l’Évangile de Matthieu en tant que fiancé de Marie. Pour les juifs, les fiançailles étaient un véritable lien juridique, qui préparait ce qui allait se réaliser environ un an plus tard, la célébration du mariage. C’est à ce moment-là que la femme passe de la protection de son père à celle de son mari, qu’elle emménage avec lui et qu’elle se rend disponible au don de la maternité.
C’est précisément à ce moment-là que Joseph découvre la grossesse de Marie et que son amour est mis à rude épreuve. Face à une telle situation, qui aurait conduit à la rupture des fiançailles, la Loi proposait deux solutions possibles : soit un acte juridique public, comme la convocation de la femme au tribunal, soit un acte privé, comme la remise à la femme d’une lettre de répudiation.
Matthieu définit Joseph comme un « juste » (zaddiq), c’est-à-dire un homme qui vit selon la Loi du Seigneur, qui s’en inspire à chaque occasion de sa vie. Suivant ainsi la Parole de Dieu, Joseph agit de manière pondérée : il ne se laisse pas envahir par des sentiments instinctifs et la peur d’emmener Marie avec lui, mais préfère se laisser guider par la sagesse divine. Il choisit de se séparer de Marie discrètement, c’est-à-dire en privé (cf. Mt 1, 19). Cette sagesse lui permet de ne pas se tromper et de se rendre ouvert et docile à la voix du Seigneur.
De cette manière, Joseph de Nazareth rappelle un autre Joseph, fils de Jacob, surnommé « seigneur des songes » (cf. Gn 37,19), tant aimé par son père et tant haï par ses frères, que Dieu a élevé en le faisant asseoir à la cour de Pharaon.
De quoi rêve Joseph de Nazareth ? Il rêve du miracle que Dieu accomplit dans la vie de Marie, mais aussi du miracle qu’il accomplit dans sa propre vie : assumer une paternité capable de garder, de protéger et de transmettre un héritage matériel et spirituel. Le sein de son épouse est porteur de la promesse de Dieu, une promesse qui porte un nom dans lequel la certitude du salut est donnée à tous (cf. Ac 4,12) : Jésus, Dieu notre salut.
Dans son sommeil, Joseph entend ces paroles : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Mt 1,20- 21). Face à cette révélation, Joseph ne demande pas de preuves supplémentaires, il fait confiance à Dieu, il accepte le rêve de Dieu sur sa vie et celle de sa fiancée. Il entre ainsi dans la grâce de ceux qui savent vivre la promesse divine avec foi, espérance et amour.
Joseph, en tout cela, ne prononce pas un mot, mais croit, espère et aime. Il ne parle pas avec des « paroles en l’air », mais avec des actes concrets. Il appartient à la race de ceux que l’apôtre Jacques appelle factores Verbi (cf. Jc 1, 22), ceux qui « mettent en pratique la Parole », en la traduisant en actes, en chair, en vie. Joseph fait confiance à Dieu et obéit : « Sa vigilance intérieure pour Dieu devient spontanément obéissance » (Benoît XVI, L’enfance de Jésus, Milan-Vatican 2012, 57).
Frères et sœurs, demandons, nous aussi au Seigneur la grâce d’écouter plus que de parler, de rêver les rêves de Dieu et d’accueillir de manière responsable le Christ qui, depuis notre baptême, vit et grandit dans nos vies.
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