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Journée de prière pour la création © Réseau mondial de prière du pape

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Une vraie « théologie » de l’écologie dans un nouveau livre du pape François

« Une lecture chrétienne du défi de l’environnement »

« Notre Mère Terre. Lecture chrétienne du défi de l’environnement »: ce nouveau livre du pape François a été publiée le 24 octobre 2019 en italien par la Librairie éditrice du Vatican.

Le texte inédit du pape François a été traduit par Zenit en français, le 16 octobre denier.

Le volume a été imprimé avec du papier FSC (Forest Stewardship Council) issu d’une forêt et d’une chaîne logistique gérée selon des normes strictes de durabilité environnementale, sociale et économique.

Il rassemble des textes où le pape François évoque la défense de l’environnement, dont un inédit sur la vision chrétienne de l’écologie, souligne pour sa part Vatican News en espagnol.

La préface est due au patriarche œcuménique Bartholomée Ier. Celui-ci décrit les étapes de la collaboration entre eux sur ces questions, notamment les messages à l’occasion de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, le 1er septembre de chaque année.

Cette journée a été mise en place en 2015 et unit l’Église catholique et l’Église orthodoxe dans des « préoccupations communes pour l’avenir de la création ».

Conversion environnementale

Le premier chapitre s’intitule « Vision globale » et contient une sélection de textes, en particulier des fragments de l’encyclique Laudato si’, qui soulignent la nécessité de protéger la « maison commune » par l’union de la « famille humaine » dans la recherche d’un « développement durable et intégral ».

Cette dernière idée est développée dans le chapitre «D’un défi d’époque à une opportunité mondiale», basé sur l’analyse d’extraits de l’encyclique à propos de la crise environnementale actuelle.

Ainsi, pollution, réchauffement de la planète, changement climatique et perte de la biodiversité constituent les conséquences d’une exploitation incontrôlée destinée à continuer de croître de manière exponentielle sauf en cas de « changement de direction » à court terme.

Dans ce contexte, le pape souligne qu’une « conversion environnementale » est possible par la promotion d’une véritable « éducation écologique » qui crée, en particulier chez les nouvelles générations, une prise de conscience et, par conséquent, une conscience renouvelée.

Gardiens de la création et de la vie

Le livre, selon la même source, présente une partie contenant des discours, des audiences et des homélies qui montrent que, dès les premiers jours de son pontificat, le pape François fait référence à « l’urgence » d’affronter le problème de l’écologie: il s’agit de sauvegarder l’immense don que Dieu a fait à chaque être vivant, mais surtout à l’homme, le seul à avoir reçu le « souffle de Dieu ».

En parcourant la Genèse, le pape souligne que la garde de la création et celle de la vie humaine sont intimement liées et inséparables. Le libre accès aux biens fonciers nécessaires à la survie est donc indispensable, avec une priorité pour l’accès à l’eau, sans aucune discrimination entre les peuples.

Théologie de l’écologie

Le livre s’achève sur le texte inédit, intitulé: « Notre Terre mère »:  le pape François offre une perspective plus large qui ne se limite pas à la préoccupation pour l’environnement: c’est une vraie « théologie de l’écologie », un discours profondément spirituel.

La création est conçue comme le fruit de l’amour de Dieu, pour chacune de ses créatures, en particulier pour l’être humain, à qui il a accordé le don de la création, lieu où « nous sommes invités à découvrir une présence ».

« C’est la capacité de communion de l’homme qui détermine l’état de la création (…). C’est donc le destin de l’homme qui détermine le destin de l’univers », explique l’évêque de Rome.

D’autre part, le lien entre l’homme et la création est vécu dans l’amour et il est au contraire corrompu s’il échoue et s’il ne reconnaît pas le cadeau qui lui est fait. « L’exploitation irresponsable des ressources » pour obtenir pouvoir et richesse, aux mains de quelques-uns, entraîne un « déséquilibre » qui conduit à la destruction du monde et des peuples.

État d’urgence et pardon

Le pape François se demande si « l’état d’urgence environnementale » dans lequel nous sommes plongés peut devenir une occasion de revenir en arrière, de « choisir la vie » et de « revoir les modèles économiques et culturels » qui rendent réels la justice et le partage et dans lesquels chaque être humain a sa propre dignité et ses droits.

Il rappelle ce que disait saint Jean-Paul II: ceux qui n’ont rien « courent le risque de perdre la face, parce qu’ils disparaissent, de devenir l’une des personnes invisibles qui habitent nos villes ».

Le pape polonais dénonçait en effet les « structures du péché » qui « produisent le mal, polluent l’environnement, blessent et humilient les pauvres, favorisent la logique de la possession et du pouvoir ».

Pour le pape François, la révolution technologique et l’engagement individuel ne sont pas des solutions suffisantes, car la conscience s’acquiert principalement à travers un «véritable esprit de communion».

Avec Anita Bourdin

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