Une « méthode simple pour commencer à croire »

« Les clés du Royaume sont sous le paillasson », par P. Durieux

Pierre Durieux

Pierre Durieux

Avec “La méthode simple pour commencer à croire. Les clés du Royaume sont sous le paillasson”(Artège), Pierre Durieux, marié, père de famille, directeur de cabinet du cardinal-archevêque de Lyon (France), propose une méthode « facile » – une vraie miséricorde – pour aplanir le chemin entre l’homme et Dieu. Un livre qui tombe à pic pour le Jubilé extraordinaire… L’auteur en dit davantage aux lecteurs de Zenit.

Zenit – On connaît la série « pour les nuls » ou « en dix leçons »,  vous choisissez une « méthode simple » pour croire : comment cette idée vous est-elle venue ? De quelle méthode vous inspirez-vous ?

Pierre Durieux – Du livre d’Allen Carr, ce fumeur britannique qui a proposé une méthode simple pour en finir avec la cigarette, diffusée à plus de sept millions d’exemplaires ! C’est grâce à ce livre que j’ai moi-même arrêté de fumer, il y a sept ans, et c’est en le lisant que je me suis dit qu’il méritait un prolongement d’ordre spirituel… Il faut dire que depuis 25 ans je cherchais à répondre à la question : « au fond, pourquoi tu crois ? »

Le pape François vient de demander aux baptisés, à l’angélus du 17 janvier, de s’interroger sur la foi en Jésus : à qui s’adresse votre « méthode facile »,  aux croyants ou aux non croyants ?

Elle s’adresse aux incrédules : en un sens, nous le sommes tous, car tous, nous avons à grandir dans la foi. En tout cas, chacun est invité  « à rendre compte de l’espérance qu’il a reçue ».  Ce livre n’arrivera pas par hasard dans les mains de ceux qui en ont le plus besoin ! Je rêve donc que ce petit ouvrage puisse être offert  largement à ceux de nos proches qui, plus souvent qu’on ne le croit, cherchent la foi… Le bienheureux lyonnais Frédéric Ozanam écrivait déjà au XIXe : « Le nombre est plus grand de ceux qui doutent. Beaucoup ressentent amèrement la douleur de ne pas croire ». C’était aussi la conviction de Saint Jean – Paul II : « Les hommes qui attendent le Christ sont encore en nombre incalculable. Nous devons entretenir en nous la passion apostolique de transmettre à d’autres la lumière et la joie de la foi. »

La foi n’est-elle pas d’abord un don ? Vous insistez sur l’effort de l’homme pour recevoir ce don ?

Vous avez raison ! La foi est bien sûr d’abord une grâce. En ce sens, il n’y a pas de méthode ni même d’effort particulier à fournir. En revanche, il y a des circonstances particulières où la foi se trouve comme facilitée pour naître et s’épanouir. C’est en regardant de près la façon dont Jésus a choisi de se révéler que j’ai voulu écrire ce livre qui aurait pu tout aussi bien  s’appeler : « Comment Jésus s’y prit pour se faire un milliard d’amis » !

Votre livre arrive au cœur du Jubilé de la miséricorde : cette « méthode simple » est « une miséricorde » ?

Il fut une époque où la foi était comme naturelle et la transmission évidente. Aujourd’hui, en France, il n’en est plus ainsi et il faut déboucher les canaux par lesquels la grâce coule habituellement. Ce sont ceux de l’intelligence, de la volonté et du cœur. Chacun des trois derniers papes s’y est employé à sa façon, jusqu’à François et sa Joie de l’Evangile.

« Commencer »… et ensuite ?

Il n’y aura pas de suite, car en matière de foi chrétienne on n’en finit jamais de commencer. La foi nous ouvre un horizon : on peut se déplacer dans ce paysage avec bonheur, mais comme le dit Grégoire de Nysse : « Le croyant va de commencement en commencement, par des commencements qui n’ont pas de fin. » Cela dit, la foi est appelée à s’épanouir dans l’amour. De surcroît, elle n’est pas éternelle : aujourd’hui, la foi supplée notre vue. Demain, la vue supplantera notre foi. Ce sera l’éternité.

Quelle question aurais-je dû poser ?

Si vous m’aviez demandé « Ce livre, vous y croyez ? », je vous aurais répondu que c’est un peu un acte de foi pour moi aussi, car c’est mon premier livre… J’aimerais que tous les lecteurs de Zenit qui sont arrivés jusqu’à cette ligne puissent, s’il plaît à Dieu, l’offrir à une personne de leur entourage (www.commencer.fr), car connaître Dieu est un bonheur trop grand pour ne pas le partager.

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