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Quand bouddhistes et catholiques collaborent, par le card. Tauran

Intervention du card. Tauran lors d’un congrès entre bouddhistes et catholiques, à Castelgandolfo (23-27 juin).

Le dialogue et la coopération entre catholiques et bouddhistes sont au service du « bien de la famille humaine », explique le cardinal Tauran.

Le cardinal français Jean-Louis Tauran est en effet intervenu, mardi, 23 juin, au congrès entre bouddhistes et catholiques organisé par le mouvement des Focolari et le dicastère romain ad hoc, à Castel Gandolfo, sur les thèmes de la souffrance, de la libération et de la fraternité.

Il espère que « ces cinq jours de prière, d’écoute, de réflexion et de discussions » constitueront une occasion propice pour « promouvoir davantage de compréhension et de coopération » entre catholiques et bouddhistes « pour  le bien de la famille humaine », rapporte L’Osservatore Romano.

« Dans un monde où la diversité est vue comme une menace, le fait de nous retrouver ensemble, en amitié et en paix, est un signe d’ouverture réciproque et d’engagement pour la fraternité humaine », fait observer le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, à l’occasion du congrès entre bouddhistes catholiques qui s’est ouvert mardi 23 juin à Castel Gandolfo sur le thème : «  Souffrance, libération et fraternité ».

La rencontre est organisée par le mouvement des Focolari en collaboration avec le dicastère et la commission pour l’œcuménisme et le dialogue de la conférence épiscopale américaine, et par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, jusqu’à samedi prochain, 27 juin.  Elle réunit une cinquantaine de délégués des 5 plus grandes villes des Etats Unis participent – New York, Chicago, San Francisco, Los Angeles, et Washington –. Ils représentent des communautés catholiques et des bouddhistes de différentes traditions (sri-lankaise, thaïlandaise, cambodgienne, vietnamienne, tibétaine, chinoise, zen, de la Terre pure, Won et Rissho Kosei-kai). 

Le cardinal Tauran a ouvert la rencontre en comparant le dialogue entre catholiques et bouddhistes à un « pèlerinage intérieur ». S’inspirant de la déclaration conciliaire Nostra aetate — dont c’est le 50ème anniversaire — il a rappelé que dans « le bouddhisme, selon ses formes variées, on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront acquérir l’état de libération parfaite, soit atteindre l’illumination suprême par leurs propres efforts ou par un secours venu d’en haut » (Naum, 2).

«  Nous sommes tous des pèlerins », a déclaré le cardinal Tauran, et le dialogue entre bouddhistes et catholiques est «  une partie de la recherche commune en cours pour saisir le mystère de la vie et les vérités ultimes ». Et si tout dialogue est un pèlerinage intérieur, il y a trois conditions pour atteindre l’objectif . La première, a expliqué le cardinal, est de «  surmonter les préjugés, les blessures, les peurs, afin de pouvoir écouter son cœur et celui des autres ». La deuxième est  de «  surmonter les barrières ethniques, religieuses, linguistiques et culturelles, pour pouvoir connaître, comprendre et respecter l’autre », et ainsi transformer « l’ignorance en connaissance, un étranger en ami, l’hostilité en hospitalité et la divergence en convergence ». La troisième condition est « le retour à la maison », une fois transformés par l’expérience vécue.

Parmi les défis que pose une société mondialisée, « la coopération interreligieuse sur la base de valeurs » communes entre catholiques et bouddhistes est « en mesure de résoudre des questions d’intérêt commun et d’ouvrir la voie à une vraie fraternité », a conclu le cardinal Tauran.

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