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Pèlerinage de miséricorde à Turin pour les complices d’avortements

Un pouvoir spécial remis à tous les prêtres à l’occasion de l’ostension du Saint-Suaire

Dans le cadre des pèlerinages organisés à Turin à l’occasion de l’ostension du Saint-Suaire (19 avril – 24 juin 2015), Mgr Cesare Nosiglia, archevêque de Turin, remet à tous les prêtres le pouvoir de lever l’excommunication relative à l’avortement : un signe de « la miséricorde du Père à l’égard de celui qui se repent ».

Soulignons que dans une société qui ne promeut pas l’accueil de la vie, la mesure ne concerne pas uniquement les mamans qui n’ont pas gardé leur bébé. Jean-Paul II écrit en effet dans sa lettre aux femmes de 1995 : « Le choix de l’avortement, qui reste toujours un péché grave, avant même d’être une responsabilité à faire endosser par les femmes, est un crime qu’il faut mettre au compte de l’homme et de la complicité du milieu de vie. » (n. 5)

Sans nier la part de la responsabilité de la mère, il s’agit d’une peine qui pèse aussi sur médecins ou infirmiers, ou sur les personnes de la famille, ou sur le père, qui la pousseraient à ne pas mener à terme la grossesse et refuseraient de l’accompagner sur le chemin de sa maternité.

Fidèle au commandement biblique de ne pas tuer, l’Église reconnaît que quiconque a une responsabilité dans un avortement est excommunié par le fait même, « ipso facto », sans qu’il y ait besoin qu’un tribunal ne prononce une sentence : c’est un des cas d’excommunication « latae sententiae ».

Mais lever une telle excommunication n’est pas habituellement du pouvoir des prêtres: il faut un recours à l’évêque. L’archevêque de Turin a donc décidé que pour le temps de grâce de l’ostension du visage du Christ sur le Suaire, ce pouvoir sera conféré aussi aux prêtres, « à des conditions déterminées ».

Il explique dans son décret : l’ostension étant « un temps de grâce qui pourra se traduire en attitudes de conversion », cette mesure entend « montrer concrètement la miséricorde du Père à l’égard de qui s’est repenti d’un délit commis ».

Selon les dispositions des canons 1398. 1355 §2. 1357 §2 et 137 §1 du Code de droit canonique, le décret du 18 février 2015 « concède – pour la période de l’Ostension – à tous les prêtres habilités à recevoir les confessions sur le territoire de l’archidiocèse, qu’ils soient diocésains ou extradiocésains, membres d’instituts de vie consacrée ou de sociétés de vie apostolique, la faculté de remettre l’excommunication non déclarée relative à l’avortement, dans l’acte de la confession sacramentelle ».

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