La paix est une nécessité pour l’avenir de l’Afrique, déclare le card. Arinze

Le prélat nigérian voit avec « espérance » le prochain synode pour ce continent

ROME, Lundi 24 novembre 2008 (ZENIT.org) – « La paix est une nécessité » pour l’avenir de l’Afrique.

C’est la conviction du cardinal Francis Arinze, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, qui attend beaucoup de la prochaine assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des évêques qui se tiendra en 2009 à Rome, sur le thème « L’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, (de la justice) et de la paix ».

Dans un entretien accordé à « L’Osservatore Romano », le cardinal nigérian a expliqué que, sur le continent africain, « malgré l’existence de sociétés pacifiques et démocratiques, il reste encore trop de violences entre groupes ethniques, trop de massacres et de corruption ».

Dans ce sens, le prélat a souligné que le thème du prochain synode est « providentiel », parce que « l’Afrique a besoin de davantage de justice et de paix ».

« L’Eglise ne détient pas une recette miraculeuse pour résoudre les problèmes, et encore moins de solutions politiques ou économiques. Ce n’est pas sa mission : elle doit prêcher l’Evangile, qui comporte le respect des droits d’autrui et la conversion du cœur ».

« Si le coeur se convertit, les armes tomberont des mains des combattants », a-t-il estimé.

Le prélat, qui vient de fêter les 50 ans de son ordination sacerdotale, a évoqué pour le journal du Vatican son expérience personnelle, en tant qu’archevêque du diocèse de Onitsha pendant la guerre civile qui ravagea le Nigeria dans les années 60.

Malgré les dangers passés, le cardinal Arinze souligne que, lorsqu’il fut appelé par Jean-Paul II  en 1984 pour présider le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, s’il était disposé à aller volontiers « là où le pape l’appellerait », sincèrement, « il était content d’être archevêque de Onitsha ».

Et il ajoute : « ces années ont été pour moi tout sauf monotones. Lorsque la guerre gagna une partie de l’archidiocèse, je m’occupai de trouver des abris pour les réfugiés et les déplacés, de les confier à des prêtres, et je cherchai des aides internationales pour régler le problème de la pénurie des biens de première nécessité… ce fut une période fructueuse de collaboration avec des prêtres, des religieux et des laïcs ».

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