La messe dominicale, une « nécessité intérieure » pour le baptisé

Messe présidée par Benoît XVI à Vienne

ROME, Dimanche 9 septembre 2007 (ZENIT.org) – La messe dominicale, une « nécessité intérieure » pour le baptisé, car « sans le Christ, le temps est vice », a rappelé Benoît XVI lors de la messe qu’il a présidée dimanche matin à Vienne. Le pape a souligné le lien entre le jour du Seigneur, fête de la résurrection, et la « gratitude » pour la Création.

En ce troisième jour de son pèlerinage en Autriche pour le 850e anniversaire du sanctuaire de Mariazell, le pape Benoît XVI a présidé à la messe en la cathédrale Saint-Etienne, autour de laquelle s’étaient donné rendez-vous quelque quinze mille fidèles en dépit de la pluie : ils ont suivi la messe sur des écrans géants.

La célébration a été soutenue par l’exécution, par le choeur et les musiciens de la cathédrale, de la messe composée par Joseph Haydn en 1782, la « Missa Cellensis », ou « Messe de Mariazell ».

Le pape avait rencontré, avant la célébration, un groupe d’enfants dans la cour du palais épiscopal.

Benoît XVI a évoqué la valeur du repos hebdomadaire, le dimanche, jour de la célébration de la Résurrection du Christ, selon cet aphorisme du cardinal Faulhaber, son prédécesseur au siège épiscopal de Munich et Freising : « Donne à l’âme son dimanche, et donne au dimanche son âme ».

Faisant observer que l’Occident a perdu le concept chrétien du dimanche, qui avait orienté ses habitudes pendant des siècles, le pape soulignait qu’aujourd’hui « dimanche » signifie « temps libre », c’est-à-dire une chose « belle et nécessaire », mais sans son « centre intérieur », le temps « libre » devient un temps « vide ».

Benoît XVI a rappelé la phrase des martyrs d’Abitène, qui a été le thème du congrès eucharsitique italien de Bari, en 2005: « Nous ne pouvons pas vivre sans le dimanche » (cf. Zenit du 29 mai 2005).

Le temps libre a besoin, insistait le pape, d’un centre : la « rencontre avec celui qui est notre origine et notre destination ».

Le repos dominical est particulièrement important pour un pays comme l’Autriche où, comme l’a souligné le cardinal archevêque de Vienne, Christoph Schönborn, est né un « large mouvement » pour défendre le dimanche contre « les tendances à vider ce jour-là de sa signification ».

Or, rappelait le pape, dès les premiers siècles, les chrétiens ont eu ce « besoin » de manifester leur contact avec le Ressuscité en « un jour défini » et de façon communautaire. Ce besoin de la célébration eucharistique dominicale n’a pas été perçu alors comme « un précepte », faisait remarquer le pape, mais comme une « nécessité intérieure ».

Et pour les chrétiens d’aujourd’hui ?, demandait le pape, avant de répondre : « Oui, cela vaut aussi pour nous : nous avons besoin d’une relation qui nous soutienne et donne à notre vie une direction et un contenu. Nous avons besoin du contact avec le Ressuscité, qui nous soutient jusqu’à la mort. Nous avons besoin de cette rencontre qui nous réunit, qui nous donne un espace de liberté. Qui nous fait regarder au-delà de l’activisme de la vie quotidienne, vers l’amour créateur de Dieu, d’où nous venons et vers lequel nous sommes en marche ».

« C’est justement parce que, dans le dimanche, il s’agit, en profondeur, de la rencontre, dans la parole et dans le sacrement, avec le Christ ressuscité, que le rayonnement d’un tel jour embrasse toute la réalité ».

Le pape faisait observer le lien entre la Résurrection du Christ et la Création en ces termes : « Les premiers chrétiens ont célébré le premier jour de la semaine comme le Jour du Seigneur, parce qu’il était le jour de la résurrection. Mais très tôt, l’Eglise a pris conscience aussi du fait que le premier jour de la semaine est le jour du matin de la création ».

« C’est pourquoi, ajoutait Benoît XVI, le dimanche est dans l’Eglise la fête hebdomadaire de la création, la fête de la gratitude et de la joie pour la création de Dieu. A une époque où, à cause de nos interventions humaines, la création semble exposée à de multiples dangers, nous devrions accueillir consciemment également cette dimension du dimanche ».

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