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L’Evangile transforme les inclinations au mal en bons propos

Paroles du pape à l’angélus (teste intégral)

« L’Évangile change le cœur, il change la vie, il transforme les inclinations au mal en bons propos. L’Évangile est capable de changer les personnes ! », déclare le pape François.

Voici notre traduction intégrale des paroles du Pape François à l’angélus de ce dimanche 5 octobre.

A.B.

Paroles du pape avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

Le passage de l’Évangile de ce dimanche (cf. Mc 1, 21-28) présente Jésus qui, avec sa petite communauté de disciples, entre à Capharnaüm, la ville où vivait Pierre et qui, en ces temps-là, était la plus grande de la Galilée. Et Jésus entre dans cette ville.

L’évangéliste Marc raconte que, comme ce jour là était un sabbat, Jésus se rendit aussitôt à la synagogue et il se mit à enseigner (cf. v. 21). Cela fait penser au primat de la Parole de Dieu, Parole à écouter, Parole à accueillir, Parole à annoncer. En arrivant à Capharnaüm, Jésus ne renvoie pas à plus tard l’annonce de l’Évangile, il ne pense pas d’abord à l’organisation logistique, certainement nécessaire, de sa petite communauté, il ne s’attarde pas avec l’organisation. Sa principale préoccupation, c’est de communiquer la Parole de Dieu par la force de l’Esprit-Saint. Et dans la synagogue, les gens sont frappés parce que Jésus les enseignait « en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes » (v. 22).

Que signifie « qui a autorité » ? Cela veut dire que, dans les paroles humaines de Jésus, on sentait toute la force de la Parole de Dieu, on sentait l’autorité même de Dieu, inspirateur des Saintes Écritures. Et une des caractéristiques de la Parole de Dieu c’est qu’elle réalise ce qu’elle dit, parce que la Parole de Dieu correspond à sa volonté. Nous, au contraire, nous prononçons souvent des paroles vides, sans racines, ou des paroles superflues, des paroles qui ne correspondent pas à la vérité. La Parole de Dieu, au contraire, correspond à la vérité, elle est unie à sa volonté et elle réalise ce qu’elle dit. En effet, après avoir prêché, Jésus démontre aussitôt son autorité en libérant un homme, présent dans la synagogue et quo  était possédé par le démon (cf. Mc 1, 23-26). C’est justement l’autorité divine du Christ qui avait suscité la réaction de Satan, caché dans cet homme ; Jésus, à son tour, reconnut immédiatement la voix du malin et il lui « ordonna vivement : ‘Tais-toi ! Sors de cet homme!’ » (v. 25). Par la seule force de sa parole, Jésus libère la personne du malin. Et encore une fois, les personnes présentes sont frappées de stupeur : « Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent! » (v. 27). La Parole de Dieu crée en nous la stupeur. Elle possède la force de nous faire nous étonner.

L’Évangile est parole de vie ; il n’opprime pas les personnes, au contraire, il libère ceux qui sont esclaves de beaucoup d’esprits mauvais de ce monde : l’esprit de vanité, l’attachement à l’argent, l’orgueil, la sensualité… L’Évangile change le cœur, il change la vie, il transforme les inclinations au mal en bons propos. L’Évangile est capable de changer les personnes ! C’est donc le devoir des chrétiens d’en diffuser partout la force rédemptrice, en devenant des missionnaires et des hérauts de la Parole de Dieu. C’est ce que nous suggère aussi le même passage de ce jour qui se conclut par une ouverture missionnaire qui dit: « Sa renommée – la renommée de Jésus – se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée » (v. 28). La nouvelle doctrine enseignée avec autorité par Jésus c’est celle que l’Église apporte au monde, avec des signes efficaces de sa présence : l’enseignement d’autorité et l’action libératrice du Fils de Dieu deviennent les paroles du salut et les gestes d’amour de l’Église missionnaire. 

Rappelez-vous toujours que l’Évangile a la force de changer la vie ! N’oubliez pas cela ! C’est la Bonne nouvelle qui nous transforme, seulement si nous nous laissons transformer par elle. Voilà pourquoi je vous demande toujours d’avoir un contact quotidien avec l’Évangile, de le lire tous les jours, un passage, un paragraphe, de le méditer et aussi de l’emporter partout avec vous : en poche, dans votre sac… C’est-à-dire de se nourrir tous les jours à cette source intarissable de salut. N’oubliez-pas ! Lisez tous les jours un passage de l’Évangile ! Il est la force qui nous change, qui nous transforme : il change la vie, il change le cœur.

Invoquons la maternelle intercession de la Vierge Marie, Elle qui a accueilli la Parole et l’a enfantée pour le monde, pour tous les hommes. Qu’elle nous enseigne à être des auditeurs assidus et des annonciateurs de l’Évangile de Jésus qui ont autorité.

Après l’Angelus

Chers frères et sœurs,

Je voudrais annoncer que le samedi 6 juin, s’il plaît à Dieu, je me rendrai à Sarajevo, la capitale de la Bosnie-Herzégovine. Je vous demande dès maintenant de prier pour que ma visite à ces chères populations soit un encouragement pour les fidèles catholiques, qu’elle suscite du bien et qu’elle contribue à consolider la fraternité et la paix, le dialogue interreligieux, l’amitié.

Je salue les participants du IVème Congrès mondial organisé par Scholas Occurrentes, qui se tiendra au Vatican du  2 au 5 février sur le thème : « Responsabilité de tous dans l’éducation à une culture de la rencontre ». Je salue les familles, les paroisses, les associations et toutes les personnes venues de l’Italie et de nombreuses parties du monde. En particulier, les pèlerins venus du Liban et d’Égypte, les étudiants de Zafra et de Badajoz (Espagne), les fidèles de Sassari, Salerne, Vérone, Modène, Scano Montiferro et Tarante. 

Aujourd’hui, en Italie, on célèbre la Journée pour la vie, qui a pour thème « Solidaires pour la vie ». J’adresse ma reconnaissance aux associations, aux mouvements et à tous ceux qui défendent la vie humaine. Je me joins aux évêques italiens pour solliciter « une reconnaissance renouvelée de la personne humaine et un soin plus adéquat de la vie, dès la conception et jusqu’à son terme naturel » (Message pour la 37ème Journée nationale pour la vie). Quand on s’ouvre à la vie et que l’on sert la vie, on fait l’expérience d’une force d’amour et de tendresse révolutionnaire (cf. Exhortation apostolique Evangelii gaudium, 288) et on inaugure une nouvel humanisme : l’humanisme de la solidarité, l’humanisme de la vie.

Je salue le cardinal vicaire, les enseignants universitaires de Rome et ceux qui sont engagés dans la promotion de la culture de la vie.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon appétit et au revoir !

Traduction de Zenit, Constance Roques

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