L’éducation à la paix fait partie de la mission évangélisatrice de l’Eglise

Mgr Martino à Medellin

CITE DU VATICAN, Mercredi 7 mai 2003 (ZENIT.org) – L’éducation à la paix fait partie de la mission évangélisatrice de l’Eglise, affirme Mgr Martino.

« Justice, développement, solidarité », tels sont les « nouveaux noms de la paix » rappelle Mgr Renato Martino, président du conseil pontifical Justice et Paix, dans un discours prononcé à Medellin, nouvelle étape de son voyage pastoral en Colombie, après l’ouverture du IIe congrès de Réconciliation nationale, lundi dernier, à Bogota, à l’initiative de l’épiscopat local.

L’éducation à la paix, expliquait en substance Mgr Martino, selon un communiqué du dicastère, n’est pas un élément extrinsèque ou accidentel, mais intimement uni à la mission évangélisatrice de l’Eglise en tant que maîtresse des peuples et experte en humanité.

Le discours de Mgr Martino avait pour thème: « la pastorale sociale et la réconciliation en temps de conflit ».

Selon l’enseignement de Paul VI et Jean-Paul II, les « nouveaux noms de la paix » sont « justice, développement, solidarité », rappelait Mgr Martino. Pour le prélat, la pauvreté et la marginalisation représentent en effet les plus grands ennemis de la paix. Le « non » à la guerre doit être accompagné, dit-il, de l’engagement à la justice sociale, et pour la défense de la dignité et de la liberté humaines.

Eduquer à la paix présuppose donc, la reconnaissance de l’unité de la famille humaine et du bien commun planétaire. Cela signifie aussi éduquer à la justice distributive et sociale et au respect effectif des droits de tout homme et de tous les peuples. C’est encore former au dialogue, à l’acceptation et à la compréhension du point de vue des autres. Enfin, cela veut dire s’engager à l’éducation à la non-violence, une tâche ardue à l’intérieur de sociétés conflictuelles.

Le président de Justice et paix souligne que l’éducation à la paix suppose en outre de « redonner une âme éthique à la politique et à l’économie. Les effets pervers d’un fonctionnement de l’économie séparée de la morale et guidé exclusivement par le profit et le gain sont évidents pour tous. L’ouverture à la justice et à la solidarité donneront un nouveau visage à l’économie en la transformant en un grand facteur de paix. Il est aussi, pour Mgr Martino, que chacun se mobilise pour donner sa propre contribution à la cause de la paix, puisque, selon l’affirmation de Jean-Paul II, citée par le prélat, « la guerre peut être décidée par un petit nombre, mais la paix présuppose l’engagement solidaire de tous ».

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