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ROME, Jeudi 26 mai 2011 (ZENIT.org) – « Valoriser les figures traditionnelles anciennes » desparrains et marraines et envisager d’autres figures comme celle d’un « tuteur » pour un bon accompagnement, sont deux des propositions faites par des groupes d’étude suite à l'intervention du président de la Commission épiscopale italienne pour la doctrine de la foi, l’annonce et la catéchèse de la CEI. La conférence de Mgr Marcello Semeraro, évêque d’Albano (Italie), prononcée le 24 mai dans le cadre de la 63ème assemblée générale des évêques italiens en cours à Rome, était centrée sur le thème : « Introduire et accompagner à la rencontre avec le Christ dans la communauté ecclésiale : Sujets et méthodes d’éducation à la foi ».

« Le processus éducatif, est efficace quand les deux personnes, l’éducateur et son élève, se rencontrent et s’engagent profondément », a-t-il rappelé, en réaffirmant l’importance et la valeur du « témoignage dans la transmission de l’expérience de foi », comme indiqué par Paul VI dans son encyclique Evangelii nuntiandi.

Citant sa célèbre expression « le monde a plus besoin de témoins que de maîtres », Mgr Semeraro a souligné que cela était encore plus important pour ceux qui entament un retour dans l'Église, autrement dit les adultes, qui, pour des raisons les plus diverses, n’ont pas répudié mais ont abandonné la vie de foi. Le cardinal Angelo Bagnasco, président de la CEI, avait déjà évoqué cette question dans son intervention à l’assemblée, rappelant que ces adultes gardent une certaine nostalgie qui les encourage à recommencer à fréquenter la communauté ecclésiale.

« Il est très important pour eux, a dit Mgr Semeraro, qu’ils ne retrouvent pas le même climat qui les a poussés à s’en aller ». Mais à côté d’eux, a poursuivi le prélat, émerge également la réalité des catéchumènes, autrement dit des « adultes qui demandent à devenir chrétiens », et dont les raisons de cette demande sont le plus souvent « la proximité d’un ami, d’une fiancée, d’un camarade de classe ou de bureau, une expérience de volontariat. De nouvelles preuves des chemins imprévisibles de Dieu au-delà de nos efforts ».

Toutes ces personnes, a-t-il estimé, peuvent exercer une activité d’accompagnement dans la foi comme « le font très souvent les grands-parents, qui constituent la courroie d'entrainement à la foi plus que les parents, pris par leurs rythmes de travail ».

« Il faut ensemble se prémunir contre le risque d'une introduction à la foi sans accompagnement », a conclu sur cette question Mgr Semeraro.

Interrogé par des journalistes sur la décision prise par la Congrégation pour le culte divin de suspendre un projet pilote du diocèse de Bolzano-Bressanone visant à faire passer de 12 à 18 ans l’âge pour le sacrement de la communion solennelle-confirmation, le prélat a précisé qu’un débat est en cours, chaque diocèse ayant une réalité différente, liée à son histoire et à ses traditions, qui doit être examinée avant d’établir quel est le meilleur âge pour accéder au sacrement.

Mgr Semeraro a néanmoins affirmé qu’une révision de la norme n’est pas à exclure, bien que la question de l’âge, effectivement importante, ne soit pas le seul problème lié à ce sacrement.

Chiara Santomiero

Italie : L’introduction à la foi nécessite un accompagnement

Les propositions issues de l’assemblée générale de la CEI

ROME, Jeudi 26 mai 2011 (ZENIT.org) – « Valoriser les figures traditionnelles anciennes » desparrains et marraines et envisager d’autres figures comme celle d’un « tuteur » pour un bon accompagnement, sont deux des propositions faites par des groupes d’étude suite à l’intervention du président de la Commission épiscopale italienne pour la doctrine de la foi, l’annonce et la catéchèse de la CEI. La conférence de Mgr Marcello Semeraro, évêque d’Albano (Italie), prononcée le 24 mai dans le cadre de la 63ème assemblée générale des évêques italiens en cours à Rome, était centrée sur le thème : « Introduire et accompagner à la rencontre avec le Christ dans la communauté ecclésiale : Sujets et méthodes d’éducation à la foi ».

« Le processus éducatif, est efficace quand les deux personnes, l’éducateur et son élève, se rencontrent et s’engagent profondément », a-t-il rappelé, en réaffirmant l’importance et la valeur du « témoignage dans la transmission de l’expérience de foi », comme indiqué par Paul VI dans son encyclique Evangelii nuntiandi.

Citant sa célèbre expression « le monde a plus besoin de témoins que de maîtres », Mgr Semeraro a souligné que cela était encore plus important pour ceux qui entament un retour dans l’Église, autrement dit les adultes, qui, pour des raisons les plus diverses, n’ont pas répudié mais ont abandonné la vie de foi. Le cardinal Angelo Bagnasco, président de la CEI, avait déjà évoqué cette question dans son intervention à l’assemblée, rappelant que ces adultes gardent une certaine nostalgie qui les encourage à recommencer à fréquenter la communauté ecclésiale.

« Il est très important pour eux, a dit Mgr Semeraro, qu’ils ne retrouvent pas le même climat qui les a poussés à s’en aller ». Mais à côté d’eux, a poursuivi le prélat, émerge également la réalité des catéchumènes, autrement dit des « adultes qui demandent à devenir chrétiens », et dont les raisons de cette demande sont le plus souvent « la proximité d’un ami, d’une fiancée, d’un camarade de classe ou de bureau, une expérience de volontariat. De nouvelles preuves des chemins imprévisibles de Dieu au-delà de nos efforts ».

Toutes ces personnes, a-t-il estimé, peuvent exercer une activité d’accompagnement dans la foi comme « le font très souvent les grands-parents, qui constituent la courroie d’entrainement à la foi plus que les parents, pris par leurs rythmes de travail ».

« Il faut ensemble se prémunir contre le risque d’une introduction à la foi sans accompagnement », a conclu sur cette question Mgr Semeraro.

Interrogé par des journalistes sur la décision prise par la Congrégation pour le culte divin de suspendre un projet pilote du diocèse de Bolzano-Bressanone visant à faire passer de 12 à 18 ans l’âge pour le sacrement de la communion solennelle-confirmation, le prélat a précisé qu’un débat est en cours, chaque diocèse ayant une réalité différente, liée à son histoire et à ses traditions, qui doit être examinée avant d’établir quel est le meilleur âge pour accéder au sacrement.

Mgr Semeraro a néanmoins affirmé qu’une révision de la norme n’est pas à exclure, bien que la question de l’âge, effectivement importante, ne soit pas le seul problème lié à ce sacrement.

Chiara Santomiero

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