Islam : agir ensemble, par le card. Mamberti

« La diplomatie doit examiner tous les moyens de faire respecter la dignité de la personne, dans le respect du droit international et toujours avec l’objectif supérieur de sauvegarder la paix… avec la guerre on ne va nulle part », estime-t-il.

Holy See

ZENIT - Photo HSM

Le cardinal Mamberti plaide pour « un dialogue avec les croyants de l’islam » en développant les « actions communes, en particulier en faveur de la paix, du développement, de l’éducation ».

Le cardinal Dominique Mamberti, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, ancien secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, est intervenu lors de la présentation de la 10e dixième édition du Master universitaire de l’Université Lumsa, « Experts en politique et relations internationales », le 12 mai 2015.

La diplomatie vaticane a comme objectif premier la paix, rappelle le cardinal au micro de Radio Vatican : « [Elle] a une longue histoire au service de la paix et cela est conforme au mandat du Christ : “Bienheureux les artisans de paix”, qui a trouvé diverses formes de réalisations au cours des siècles. »

« La défense de la dignité de la personne humaine est un pivot, pour ne pas dire le pivot de la diplomatie vaticane avec, naturellement, la recherche et la construction du bien commun », ajoute-t-il.

Il évoque les fronts qui préoccupent le plus la diplomatie du Saint-Siège : « Le Moyen-Orient est pour nous une plaie ouverte, en particulier pour la situation des chrétiens et pour les risques que cette situation fait courir à la stabilité non seulement de la région, mais du monde. »

Le cardinal plaide pour « un dialogue avec les représentants de l’islam, les croyants de l’islam » en développant « autant que possible », les « actions communes avec eux, en particulier en faveur de la paix, du développement, de l’éducation ».

Quant à l’hypothèse européenne d’une action militaire en Libye, il rappelle que « la diplomatie doit examiner tous les moyens de faire respecter la dignité de la personne, dans le respect du droit international et toujours avec l’objectif supérieur de sauvegarder la paix. Le Saint-Père l’a redit tant de fois : avec la guerre on ne va nulle part ».

Évoquant l’amélioration des relations entre les États-Unis et Cuba, il souligne que « les représentants diplomatiques du Saint-Siège ont toujours été présents et une relation de confiance a été construite au long des années. Mais je pense, et cela a été souligné, que l’engagement personnel du pape a été très important et nous devons lui en être reconnaissants ».

Le Master de la Lumsa, qui sera inauguré le 19 octobre prochain, traitera de la contribution de la diplomatie dans la sauvegarde de la paix à partir des régions les plus problématiques, comme la Méditerranée.

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