France: Le « mariage pour tous », une loi contre tous à changer

Manifestation pour la famille, dimanche 5 octobre 2014

Un nombre considérable de manifestants se sont déployés dans Paris ce dimanche 5 octobre 2014 révélant ainsi la révolte qui gronde des citoyens qui ne supportent plus d’être trompés par des décisions politiques qui s’attaquent et malmènent la famille. Monseigneur Tony Anatrella répond aux questions de Zenit pour analyser ce phénomène.

Monseigneur Tony Anatrella, psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale, Consulteur du Conseil Pontifical pour la Famille et du Conseil Pontifical pour la Santé, et Expert auprès du Synode sur la Famille, a été parmi les premiers spécialistes au début des années 1990 à alerter l’opinion publique sur les revendications en faveur du «mariage » homosexuel et de l’adoption des enfants, et des dérives suscitées par les concepts du genre. Ces dernières années il a publié de nombreux livres sur le sujet et notamment le plus récent : « Mariage en tous genres » aux Editions l’Echelle de Jacob.

Zenit – La loi française sur le « Mariage pour tous » a été votée et elle est entrée en application : quel sens avait cette nouvelle manifestation ?

Monseigneur Tony Anatrella – D’abord les chiffres : on annonce 500.000 personnes à Paris alors que la police veut en comptabiliser 70.000. Comme nous savons comment s’établit le comptage officiel on peut émettre de sérieux doutes sur ces derniers chiffres.

Les images parlent d’elles-mêmes : les artères parisiennes étaient chargées de manifestants. La manifestation a donc été massive et demeure significative d’une réelle mobilisation qui s’avère être une révolte anthropologique. Elle est incompréhensible pour de nombreux responsables politiques de gauche ou de droite qui restent très maladroits, ambigus et sous-informés sur ces sujets. La famille a tellement été délaissée et méprisée dans la loi ces dernières années que les gens en sont excédés. N’importe quel type d’association affective ne fait pas une famille comme ont voulu l’affirmer des sociologues suivis en cela par des politiques sans réelle pensée sur le sujet, et encore moins de convictions.

Cette loi du mariage pour tous va contre le bien commun, l’intérêt de la société et de ce fait, contre tous. Elle fait du mal à la France et a été une erreur politique qui coûte cher en termes psychologiques et sociaux car elle atteint inconsciemment les structures de la vie psychique des sujets, même s’ils veulent l’ignorer, et déstabilise le cadre porteur de la société qui n’est plus crédible. D’où un sentiment de déprime collective que seule la crise économique, créée par des décisions politiques au cours de ces quarante dernières années et constamment amplifiées, ne peut expliquer. En niant la différence sexuelle qui fonde une partie du cadre porteur, il n’est pas étonnant que des gens deviennent agressifs et violents, et se comportent en se situant dans un deçà du langage verbal rationnel et de la symbolique sexuelle qui deviennent de moins en moins opérants pour développer un self authentique.

Une violence qui se développe jusque dans les écoles maternelles puisque la culture n’incite pas à élaborer les pulsions et les identifications premières. La vie affective est confortée à rester immature : le concubinage, l’infidélité, la duplicité relationnelle, la bigamie, la répudiation et l’indistinction sexuelle s’expriment et s’installent sur le modèle de l’adolescence. Autant de conduites qui n’ont plus rien à voir avec le sens de l’amour, mais concernent surtout une impulsivité affective et sexuelle qui imprègnent les modèles contemporains. Bref cette loi du mariage pour tous est une aberration anthropologique et révèle un projet délirant fondé sur des intrigues subjectives en dehors des nécessités de la réalité et de la vérité relationnelle entre les adultes, et avec les enfants.

Pourtant juste avant le vote de cette loi, l’opinion publique y devenait de moins en moins favorable ?

Mgr T. A. – En effet, avant le vote de cette loi en 2013, on observait que progressivement les citoyens commençaient à prendre conscience de son inadaptation à la réalité puisque des personnes homosexuelles ne forment ni un couple ni une famille, même si la loi civile l’affirme à tort aujourd’hui. C’est pourquoi, à l’époque, pour éviter un retournement de l’opinion on a voté et appliqué cette loi dans la précipitation comme s’il y avait une urgence vitale à résoudre alors qu’on n’assiste pas au même acharnement pour régler la question du chômage et l’allégement des charges publiques et de la dette. Une loi foncièrement inutile et injuste.

La loi civile, du fait qu’elle soit votée, ne dit pas pour autant la vérité et l’’intérêt général. Dans ce cas, les citoyens doivent exercer leur droit à l’objection de conscience et contester des lois nuisibles. Les exemples ne manquent pas dans l’histoire récente lorsqu’un législateur se distrait à légaliser des mœurs ou des idéologies qui n’ont rien à voir avec la vie conjugale et familiale, et la filiation.

En 2013, des citoyens commençaient donc à se dégager du matraquage idéologique qui s’opérait dans les médias qui donnaient largement la parole aux promoteurs de cette loi injuste tout en ridiculisant les détracteurs ; il est vrai que parmi ces derniers, certains, pleins de « bons sentiments » avaient des arguments parfois puérils. De plus, des journalistes ont l’art de trouver dans les manifs une poignée d’extrémistes ou de témoignages parfois un peu niais pour mieux décrédibiliser le mouvement selon les vieilles méthodes du trotskisme.

Les responsables politiques soutenant le « mariage pour tous » ont avancé à visage masqué, sans dire la vérité et en trichant sur les notions de couple et de famille qui n’ont rien à voir avec l’homosexualité. Pire, on affirmait que la loi excluait la filiation mais comme le mariage implique la filiation, celle-ci est réapparue non seulement sous des formes contestables et interdites, mais aussi sous les aspects des « ventres » de femmes à louer, appelés de façon inauthentique et ridiculeusement précieuse la « GPA » (gestation pour autrui). Les concepteurs de cette nouvelle marchandisation de l’enfant, un nouvel esclavage, veulent nous faire croire qu’il s’agit d’un acte « généreux ». Cette malversation du langage est perverse puisqu’elle viole et détourne le sens des choses en prenant pour de la générosité un vol de filiation. Les vrais problèmes commencent à apparaître et les plus lucides ne peuvent que prévenir les impasses dans lesquelles nous allons avec une PMA tous azimuts et GPA en dehors du territoire national. En ce sens, le discours politique sur la question est hypocrite et inauthentique. La science, instrumentée par des demandes illégitimes, peut devenir folle !

A lire les sondages de ce dimanche 5 octobre 2014, les réponses semblent favorables à cette loi ?

Mgr T. A. – En effet, d’après certains sondages (sont-ils pertinents ?) un pourcentage important de français (Pour le journal Le Parisien – du 5 10 2014- 60% sont pour le mariage pour tous et 40% contre) 57% sont opposés à l’abrogation de la loi pendant que dans Le Figaro à la même date 78% pensent que la Manif pour tous va se poursuivre et 22% qu’elle s’arrêtera. Quant à l’association des familles dites homoparentales un sondage IFOP affirme que 54% pensent qu’un enfant peut s’épanouir avec deux « mères » et 52 % avec deux « pères ». Que signifient de tels sondages lorsque les questions sont déjà orientées et que l’on constate en même temps que de nombreuses personnes ignorent ce que représentent le mariage et la famille dans ses structures.

Le mariage et la famille sont principalement considérés aujourd’hui de façon infantile et uniquement sous un angle sentimental et psychologique au nom du primat subjectif de « l’épanouissement ». Que signifie cette notion utilisée actuellement de façon inflationniste et sans réel contenu rationnel ? L’épanouissement est un mot fétiche et narcissique souvent entendu comme le besoin de se faire plaisir pour soi selon la conscience d’un rôle que l’on veut se donner et ainsi être valorisé par les autres. L’épanouissement n’est plus une conséquence, mais une recherche en lui-même, ce qui fait la fortune des officines du développement personnel. D’ailleurs, on ne voit pas très bien comment, à long terme, un enfant peut, comme on dit, « s’épanouir » dans une relation en miroir où l’altérité sexuelle de père et de mère est totalement absente.

Certes, il existe des cas particuliers très minoritaires où cela est parfois possible parce que le sujet s’en sort avec ses propres ressources. Il les trouve ailleurs que dans cette pseudo « parenté » qui demeure sans apports psychologiques et symboliques réels. Mais vouloir élargir et généraliser en système social ce stratagème, ne peut que nuire à la vérité de la filiation. Avoir deux « papas » ou deux « mamans » est et reste un mensonge social que j’ai souvent décrit dans mes livres. C’est pourquoi la notion « d’homoparenté » est un abus de langage : deux personnes de même sexe ne peuvent en aucun cas être significatifs de filiation, puisque la vie s’arrête avec soi. On peut se donner l’illusion d’être « parent » au singulier et non plus au pluriel, mais à quel prix et dans quel mensonge alors que l’exercice de la sexualité entre personnes de même sexe n’a aucun lien avec le conjugal et le parental, et donc avec la filiation. On se raconte des histoires comme dans les contes de fées pour enfant.

Vous relevez ces contradictions : comment l’opinion publique peut-elle les ignorer ?

Mgr T. A. – La plupart des médias et des politiques croient qu’il s’agit d’une évolution des mœurs à soutenir. Une sorte d’acquis « culturel » et un « progrès » ! Il faut plutôt y voir une régression et un besoin réactionnel de posséder un enfant comme le font parfois certaines adolescentes en conflit avec le lien objectal aux parents, avec leur identité ou pour se refaire soi-même. Il ne s’agit nullement d’une évolution, mais le fruit d’une mentalité dépressive où la banalisation des divorces, la négation de la différence sexuelle et la valorisation de l’avortement ont fini par nous empêcher de penser le couple, le mariage et la famille. Je l’avais déjà relevé dans le livre Non à la société dépressive (Flammarion) en précisant que cela nous acheminait vers une société suicidaire.

En effet, ce sont des ferments légaux et comportementaux qui ont miné le terrain de la famille dans l’aveuglement et l’inconscience des citoyens à travers des séries télévisés et des discours faussés en matière d’éducation sexuelle qui ont scénarisé des pratiques et des comportements qui se retournent contre les sujets et le lien social. Tout ceci révèle un déficit et un échec de la pensée rationnelle au bénéfice d’une pensée liée aux affects et aux émotions. Cette pensée psychologisante devient de plus en plus perverse dans le sens où la plupart des réalités qui structurent l’existence humaine sont détournées de leur finalité et mal nommées.

C’est pourquoi d’ailleurs la parole publique et la parole politique sont devenues inaudibles parce qu’inintelligibles. J’ai souvent soutenu l’idée que lorsqu’une société perd le sens de la différence sexuelle, elle perd le sens de la vérité objective. La filiation s’enracine dans la cohérence de la vie sexuelle des adultes qui donne toute sa signification à l’être sexué qui naît ainsi de la rencontre des corps entre un homme et une femme. A l’inverse de cette réalité on affirme naïvement : « un enfant comme je veux et avec qui je veux ou moi toute seule ». Seule prime ici le « désir » de la conscience qui se justifie à soi-même sans référence à la réalité ; or tout désir n’est pas légitime. Si je peux faire une incise par un détour philosophique, sans doute trop succincte et trop rapide, cette attitude d’esprit procède de la conséquence, entre autres, des concepts de Ricœur et de Levinas où seul compte la « conscience » que l’on se fait des choses, comme si elles n’existaient pas pour elles-mêmes mais selon la perception que l’on s’en fait.

En ce sens, on assiste progressivement à un effondrement du rapport des personnes aux réalités qui s’aliènent dans l’individualisme et maintenant dans le subjectivisme. Ainsi à titre d’exempte « parler » en politique, c’est agir sur la réalité comme si la parole était magiquement opérante … comme le croient les enfants. On peut donc dire n’importe quoi selon ses pensées émotionnelles du moment, sans avoir à les référer et à les évaluer en fonction des réalités. C’est bien le drame de la vie politique où, faute de savoir agir sur les nécessités et les malheurs du monde, on se réfugie dans la « Com » et le « ministère » de la parole. Pendant ce temps le malaise s’installe, la colère s’amplifie et l’agitation se prépare. Nous ne sommes plus dans le « Malaise dans la civilisation » (Freud) mais nous nous préparons à être dans un en-deçà de la civilisation.

On a pu lire dans certains articles que « la sexualité étant le désir de l’autre », l’homosexualité serait une modalité relationnelle possible et, dans ce contexte, pourquoi ne pas admettre le mariage et la filiation ?

Mgr T. A. – En effet, voilà une formule digne de la psychologie de comptoir ! Cette vision psychologisante et obscure de la notion de désir souvent utilisée, oublie ce que Lacan disait à son sujet. Le désir est sur le versant de l’imaginaire et n’a pas vocation à se réaliser. Il est une source d’inspiration, il implique un travail psychique sur le discernement de l’articulation du fantasme et de la réalité et enfin, seuls les besoins se réalisent. Bien entendu, il ne convient pas d’ignorer la qualité de l’amitié qui peut exister entre deux personnes de même sexe et les bénéfices psychiques qu’ils peuvent obtenir. Mais de là à en tirer des conséquences positives en matière « conjugale » et « familiale », il y a une frontière difficile à franchir au nom des seuls affects qui, en eux-mêmes, ne justifient pas le mariage et la filiation. Autrement dit, le mariage et la filiation dans un contexte d’homosexualité ne sont pas nécessairement légitimes alors que les sujets sont dans une situation contraire pour signifier l’alliance conjugale et la parenté.

Bref nous voyons bien vers quoi on nous oriente au nom d’une vague psychologisation de la notion de désir. Cela veut dire que la filiation et le mariage pour tous reposeraient sur la seule intrigue psychologique de sujets en relation de miroir : au risque d’en faire un jeu de désir qui ne tient pas compte de la nature relationnelle qui existe entre-eux. N’importe qui peut se marier avec n’importe qui, si bien que l’idée du « mariage pour tous » est infantile dans le sens où elle fait l’impasse sur les distinctions nécessaires. Il n’y a plus de différence sexuelle mais des orientations sexuelles à honorer, ce qui est le propre de la sexualité infantile. Il n’y a plus des hommes et des femmes mais des êtres indistincts. Il n’y a plus un père et une mère, mais des duos narcissiques qui marchent par pairs : deux papas, deux mamans, summum de l‘illogisme qui tue les symboliques. Il n’y a plus des adultes et des enfants, mais des infantiles qui jouent les deux rôles, et surtout des enfants qui doivent jouer le rôle de parents.

Si un pourcentage de Français ne veut pas revenir sur la loi est-ce à dire qu’il n’y a plus rien à faire ?

Mgr T. A. – Parfois, une majorité ne fait pas pour autant une vérité. L’histoire contemporaine est là pour nous le rappeler. La psychologie des peuples est souvent en attente de tranquillité et dans ce cas, des citoyens sont prêts à pratiquer la politique de l’autruche ! On les comprend face à tous les problèmes que les responsables politiques mettent sur leurs épaules au point de compliquer leur vie au lieu de la simplifier. Ils ne veulent pas qu’on en rajoute, même s‘ils font l’impasse sur les enjeux anthropologiques sur la filiation qui sont considérables.

Il est vrai aussi que les français sont légalistes et individualistes, et que lorsqu’une loi est votée, ils veulent passer à autre chose et encore davantage lorsqu’elle a donné lieu à des débats stériles manipulés par les médias. Beaucoup n’ont pas envie de revenir sur le sujet qui a paralysé les esprits pendant un an, alors que le pouvoir politique aurait dû faire porter ses efforts sur les vrais problèmes. Il a ainsi témoigné de son impuissance pour agir en se rabattant sur des particularités de désirs sexuels qui ne fondent en rien le lien social. Cette loi est nocive et fausse le sens du mariage et de la filiation. Une loi civile n’est pas un dogme comme dans la religion ou sur le plan moral avec des interdits majeurs. Elle peut donc être abrogée et changée alors qu’elle dessert le sens du bien commun pour des droits individuels plutôt fantasmatiques. Il est vrai qu’on peut violer le réel avec des fantasmes qui n’ont pas, répétons-le, vocation à se réaliser ; dans une société sans limites et perverse tout semble réalisable !

La vie politique se base sur des représentations illusoires ?

Mgr T. A. – Sans aucun doute lorsque le personnel politique n’est plus ancré dans la réalité et se situe dans l’imaginaire affectif et le virtuel intellectuel. Les anciens étudiants de Sciences-po et de l’ENA croient que ce qui semble tenir sur le papier est réalisable alors qu’ils ne font que contribuer aux malheurs du monde. N’est-ce pas ce qui rend la France de plus en plus malade ? La santé d’un pays se mesure à l’aune de la qualité de ses lois civiles. Pour l’instant, elles s’écartent de la réalité et des nécessités en laissant entendre que dans la loi le mariage et la filiation sont possibles entre personnes de même sexe. A-t-on seulement pris conscience de ce que représente ce type de mariage ? Le mariage est l’alliance de l’homme et de la femme puisqu’ils sont les seuls à représenter l’altérité sexuelle. Il n’a rien à voir avec des sentiments que l’autorité publique devrait instituer. Nous sommes ici face à un fantasme de couple qui n’existe pas dans la réalité.

D‘ailleurs parler de « couple » homosexuel ou encore « d’époux » entre deux femmes est une illusion en appliquant à ces situations des catégories qui n’ont aucun sens et qui appartiennent en propre à la relation fondée entre un homme et une femme. Elles sont surtout symptomatiques d’un désert langagier pour nommer ce qui n’est ni semblable, ni analogique au couple uniquement formé par un homme et une femme. Avec le temps ces simulacres de mariage vont se réduire avec l’amenuisement des candidats. Mais entre-temps c’est le sens de la loi et la cohérence de la société qui en auront pâti. Cette loi divise la France et fracture l’unité du pays en faussant le rapport à la réalité.

Vous parlez d’incohérence ?

Mgr T. A. – C’est en ces termes que je l’ai formulé dans mon livre Mariage en tous genres (Editions l’Echelle de Jacob). En plus de cette infraction fantasmatique dans le réel d’un mariage pour tous, on veut donner à deux personnes de même sexe le rôle de jouer au papa et à la maman comme le font les enfants. En réalité le droit à l’enfant est illégitime et encore davantage entre personnes de même sexe. Mais ce droit à l’enfant par tous les moyens est reconnu comme une exigence relevant des droits individuels. A la fois la France interdit les « ventres » porteurs, permet que l’on aille les louer à l’étranger sans reconnaître légalement l’existence de ces enfants, alors que la Cour Européenne des droits de l’homme (CEDH) somme la France de le faire avec la ratification de la Cour de Cassation.

Le gouvernement pourrait contester la décision de la CEDH mais il ne le fait pas, tout en affirmant que les « ventres » à louer sont interdits. Nous sommes dans une totale confusion et incohérence. Où est la logique de ce discours qui ne dit pas vrai ? Les citoyens les plus lucides se mobilisent et vont continuer à réagir et à demander le retrait de cette loi qui est le signe de toutes les contradictions possibles et la plaie des maux actuels quand la famille devient la mal aimée pour la démanteler et l’appauvrir de tous ses moyens. La révolte pour la famille ne fait que commencer.

Vous faites partie des experts auprès du synode des évêques sur la Famille, comment voyez-vous l’avancée des travaux ?

Mgr T. Anatrella – Toutes ces questions, comme d’autres, seront abordées lors du Synode ; ce qui dépasse la question des divorcés remariés et encore davantage celle de l’homosexualité qui sont les thèmes récurrents et préférés des médias qui risquent de faire espérer des idées et des décisions irréalistes. Les experts, selon leur compétence, seront invités à éclairer les pères du Synode. Un travail important a été fait en amont et montre que la Famille est le sujet central du monde contemporain, surtout en Occident où la plupart des politiques ne respectent pas la nature de la Famille. Il n’y a pas des « familles » à géométrie variable selon les univers fantasmatiques, mais la Famille qui repose sur un homme et une femme mariés qui appellent, éduquent et adoptent des enfants.

Le Pape en est très conscient et l’a dit récemment aux représentants des conférences épiscopales européennes pour soutenir et protéger la Famille. Elle est le lieu de l’apprentissage de la vie entre un père et une mère. Elle est le lieu de l’initiation à l’altérité sexuelle. Elle est le lieu de la découverte de Dieu et de la nouvelle évangélisation, et de la sainteté. L’Eglise n’a jamais reconnu des liens stables et durables entre personnes de même sexe et encore moins fait croire que l’amour du semblable est un chemin de sainteté comme certains l’affirment. Nous sommes là aux antipodes de ce que soutient l’Eglise et ce qu’est la vie conjugale et familiale.


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