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« Dieu n’est pas un commerçant »

La grâce ne se monnaye pas, homélie du 11 décembre

Le Seigneur n’est pas un commerçant et sa grâce ne se marchande pas : elle est « proximité et tendresse de Dieu », souligne le pape durant l’homélie de ce jeudi matin, 11 décembre 2014, à Sainte-Marthe : « Si, dans ton rapport avec le Seigneur, tu ne sens pas qu’Il t’aime avec tendresse, il te manque encore quelque chose, tu n’as pas encore compris ce qu’est la grâce. »

Le pape a commenté la première lecture où Dieu parle par la bouche du prophète Isaïe (Is 41, 13-20) : « C’est moi, le Seigneur ton Dieu, qui saisis ta main droite, et qui te dis : « Ne crains pas, moi, je viens à ton aide. » »

« Dieu est si proche qu’Il se présente comme une maman, qui dialogue avec son enfant en prenant le ton de l’enfant,… en le caressant : « Ne crains pas, Jacob, pauvre vermisseau, Israël, pauvre mortel »… C’est la tendresse de Dieu. ». Et l’enfant doit « se laisser aimer » en accueillant « la grâce de Dieu ».

Souvent, a fait observer le pape, « pour être sûr, [l’homme] veut contrôler la grâce… il a la tentation de marchander la grâce » dans une attitude « égoïste ». Et « la vérité si belle de la proximité de Dieu » devient « une comptabilité spirituelle » : on « accumule » la grâce en « faisant des choses ».

Mais la grâce n’est pas « une marchandise », elle est « proximité, tendresse » de Dieu. Et Dieu « n’est pas un commerçant… Il aime, Il est proche ». « Cette règle est toujours valable », a insisté le pape : « Si tu ne sens pas dans ton rapport avec le Seigneur qu’Il t’aime avec tendresse, il te manque encore quelque chose, tu n’as pas encore compris ce qu’est la grâce. »

Ainsi l’homme ne devient pas juste en faisant telle ou telle chose mais « parce que Dieu est proche de [lui], parce que Dieu [le] caresse, parce que Dieu [lui] dit ces belles choses avec tendresse… même au risque de sembler ridicule… Dieu est si bon ».

Exhortant à avoir « le courage d’ouvrir son cœur à cette tendresse de Dieu » pour obtenir « la liberté spirituelle », le pape a préconisé pour ce faire de relire la première lecture dans la journée : « si vous avez un peu de temps, chez vous, prenez la Bible : lisez Isaïe, chapitre 41, versets 13 à 20… cette tendresse de Dieu, qui chante à chacun une berceuse, comme une maman. »

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