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OR du 26 juillet 2019

OR du 26 juillet 2019

Climat : L’Osservatore Romano tire la sonnette d’alarme

« Notre monde est vraiment en danger »

« L’avenir de la Terre est entre nos mains… Notre monde est vraiment en danger » : en Une de son numéro du 26 juillet 2019, L’Osservatore Romano relaie deux études de revues scientifiques qui s’inquiètent de l’actuelle augmentation des températures, la plus rapide et la plus globale de ces derniers 2000 ans.

Alors que le mercure atteignait des chiffres record en France ce 25 juillet, les revues «Nature» et «Nature Geoscience» notent que 98% de la planète est concernée par le réchauffement, en s’appuyant sur des données couvrant de l’Empire romain à aujourd’hui. Pour ces études, les scientifiques se sont notamment appuyés sur la croissance des arbres sur les sédiments marins et lacustres.

Le quotidien du Vatican, qui consacre plusieurs pages à ce thème, souligne la portée « extra-ordinaire » de ce réchauffement, contrairement à celui du “Petit âge glacier”, aux XVIe et XIXe siècles, qui avait concerné seulement 12% de la planète : « il est impossible de trouver une situation analogue dans l’histoire, au moins après l’an zéro ».

De l’Islande à l’Amazonie, la Terre « toujours plus meurtrie » émet « un cri silencieux », dénonce encore le journal qui cite deux récents symboles : la plaque en mémoire du glacier islandais Okjökull, premier des 400 glaciers du pays à disparaître alors que tous devraient subir le même sort en 200 ans ; le visage d’un indigène Awá, surpris dans le vert luxuriant de la forêt amazonienne brésilienne où sa tribu a choisi l’isolement volontaire.

Deux images qui appellent « notre responsabilité à l’égard de la création » : « L’avenir de la Terre est entre nos mains », écrivent les chroniqueurs, et la « survie » des indigènes dépend de la défense de l’environnement. « Notre monde est vraiment en danger. L’environnement est à risque, et certains lieux plus que d’autres… de nombreuses populations sont à risque… mais même si les premiers à payer le prix des changements climatiques et de l’exploitation des ressources sans règle sont les plus pauvres, l’on s’aperçoit que la facture est présentée rapidement à tous. »

« La spirale destructrice dans laquelle la Terre a été projetée n’est que le résultat du modèle économique, qui n’est plus durable », peut-on lire encore. « Ces cinquante dernières années, nous avons reçu de multiples signaux d’alarme, mais nous avons commis l’erreur de les sous-évaluer et parfois coupablement choisi de les ignorer. »

L’Osservatore Romano plaide pour « une conversion écologique, pour revoir des pratiques erronées et s’ouvrir à des styles de vie marqués par la sobriété ». Une chose est sûre, assène la conclusion : « Il faut changer et rapidement, sinon nous connaîtrons des catastrophes jamais vues auparavant. Peut-être n’est-il pas trop tard. Peut-être avons-nous encore du temps pour stopper ce processus d’autodestruction insensé. »

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